Le SOL, qui profite de l’engouement suscité par les tokens non fongibles (NFTs) et la finance décentralisée (DeFi), poursuit sa hausse. Son cours a ainsi plus que quadruplé en l’espace de 30 jours. Après avoir dépassé le Dogecoin, la blockchain Solana pointe désormais à la 7ᵉ place du classement de CoinMarketCap.
Le SOL – la cryptomonnaie native de la blockchain Solana – ne s’arrête plus.
Le token est désormais septième du classement des cryptomonnaies les plus valorisées établi par le site CoinmarketCap. Solana est ainsi parvenue à dépasser le leader des « meme coins », le DOGE.
Le protocole a connu une croissance exceptionnelle au cours des dernières semaines.
Lors de la rédaction de cet article, le cours du SOL avait ainsi été multiplié par 4,2 sur les 30 derniers jours, passant de 34 à 143 dollars.
Mardi dernier, le coin avait dépassé pour la première fois le seuil des 120 dollars.
De son côté, le Dogecoin affiche des performances plus contrastées. S’il s’était apprécié de plus de 49% sur les 30 derniers jours, il affichait une hausse plus mesurée sur une semaine, à seulement 10%
Au printemps dernier, le DOGE avait surpris les observateurs en enregistrant un record historique à 0,7376 dollar. Il avait ainsi atteint, le 8 mai, une valorisation stratosphérique de plus de 88 milliards de dollars.
L’actif numérique « meme », régulièrement promu par Elon Musk, n’était, lors de la rédaction de cet article, plus valorisé qu’à 40% de ce montant.
Solana, un « Ethereum Killer »
Solana est présenté comme un rival d’Ethereum, la première plateforme de « smart contracts ». Ces contrats se composent de lignes de code destinées à exécuter des instructions prédéfinies. Ils sont à la base d’une myriade d’applications décentralisées (dApps), de protocoles de finance décentralisée et de « crypto-collectibles » NFTs.
Même si Ethereum jouit d’une avance confortable sur ses concurrents, son réseau est souvent congestionné, faisant flamber ses frais de transaction – comme ce fut le cas lors des périodes d’engouement récentes autour des NFTs.
Plusieurs solutions pourraient toutefois lui permettre de surmonter cette crise de croissance. Parmi elles, l’arrivée attendue l’année prochaine d’Ethereum 2.0, qui verra la blockchain passer d’un protocole de validation par preuve de travail, avec des mineurs, à un protocole de validation par preuve d’enjeu.
De son côté, Solana a été imaginée comme une blockchain à preuve d’enjeu plus efficiente. Elle permet de traiter actuellement 1 700 transactions par seconde – une fréquence qui pourrait, selon ses développeurs, atteindre le seuil des 50 000 lors de périodes de forte activité.
Qui plus est, elle offre la possibilité de bénéficier de frais de transaction extrêmement faibles, qui s’élèvent actuellement en moyenne à 0,00025 dollar.
Mais Solana n’est encore qu’un nain face au géant Ethereum. Les données du site Defi Llama nous montrent qu’elle ne revendique une TVL (« Total Value Locked », c’est-à-dire une valeur totale verrouillée) de 3,96 milliards de dollars sur son réseau, contre 127,37 milliards de dollars du côté de celui de Vitalik Buterin.
Ce chiffre connaît toutefois une expansion extrêmement rapide, puisqu’il s’élevait encore à moins de 150 millions de dollars le 18 mars dernier.
Évolution de la valeur « stakée » sur la blockchain Solana
Même si elle ne dispose pour l’instant que d’un catalogue d’applications relativement restreint par rapport à celui de sa grande sœur, Solana – mais aussi d’autres réseaux alternatifs comme Avalanche – compte bien s’attaquer à la suprématie d’Ethereum dans les années à venir.
Référence : Decrypt
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