Crypto : Comment le Web3 révolutionne les programmes de fidélité ?

Le Web3 est connu pour être l’exemple typique d’une communauté forte et engagée. Entre son vocabulaire spécifique, son point d’intérêt basé sur une innovation ou encore sa capacité à réunir les gens de partout autour du globe sans conditions, il faut avouer que la communauté crypto est très particulière. Mais un groupe aussi engagé de personnes, c’est un groupe capable de beaucoup de choses… Et les marques l’ont bien compris. Grâce aux nouvelles possibilités que le monde blockchain apporte, énormément de façons innovantes peuvent être utilisées par les entreprises pour fidéliser leur clientèle. Un exemple de fidélisation serait celui d’un NFT de récompense, qui permettrait d’accéder à des avantages clients. Imaginons que pour une certaine régularité d’achat, vous vous voyez attribuer cette forme de récompense. Vous pourriez alors, grâce à ce NFT, assister gratuitement à un événement que la marque sponsorise par exemple. Ou simplement recevoir un certain cashback sur vos futures dépenses auprès de cette entreprise.

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Ce qu’il faut retenir du rapport de la Cour des comptes sur les cryptos

Plus de moyens pour les régulateurs, déclaration obligatoire de tous les wallets, imposition des transactions de crypto à crypto… La Cour des comptes s’est penchée sur le sujet des cryptomonnaies et a produit six recommandations (dont certaines assez détonantes), dans un rapport publié le 19 décembre 2023.

Elle considère que le régime fiscal français actuel est devenu “inadapté” et appelle à une “montée en compétence des PSAN” sur les sujets de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT).

Cryptomonnaies : un “défi pour les Etats”



Dans ce document de 88 pages, la Cour des comptes revient en profondeur sur l’essor des cryptomonnaies dans le paysage financier. Si elle considère que les crypto-actifs ont encore actuellement un rôle “marginal dans le financement de l’économie”, leur développement constituerait un “défi pour les États en termes de contrôle des flux et des acteurs, d’empreinte environnementale, de stabilité financière, voire de souveraineté monétaire”.

“La valorisation du marché des crypto-actifs avoisinait 1 100 milliards de dollars fin 2023, contre 18 milliards début 2017, note la Cour des comptes. On estime à environ 14 millions de personnes le nombre d’utilisateurs de ces actifs au sein de la zone euro et entre 3 % et 9 % de la population adulte française selon les estimations disponibles, soit à 1,5 à 5 millions de Français.”

Les limites des PSAN en France



Dans ce rapport, validé fin octobre 2023, la Cour des comptes fait l’état des lieux des initiatives de régulation prises en France. De l’enregistrement PSAN simple issu de la loi PACTE en 2019, jusqu’à l’enregistrement “renforcé” en vigueur depuis le 1er juillet 2023, en passant par l’agrément optionnel ou encore l’arrivée du règlement MiCA…

Ces différents dispositifs ont certes permis “d’identifier les acteurs inscrits dans une démarche de conformité réglementaire, d’améliorer l’information offerte aux investisseurs et d’étendre aux PSAN les obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCBFT) applicables aux autres activités financières”, mais ils comportent des “limites” soulignées par la Cour des comptes.

Parmi ces difficultés, l’institution de la rue Cambon note celle à encadrer des plateformes non-enregistrées en France, mais qui opèrent sur le marché français, au nom du principe de “commercialisation passive” (reverse sollicitation), qui leur permet de fournir des services aux clients français lorsqu’ils en font la demande. Autre limite : à ce jour une seule société a obtenu l’agrément (Société Générale -Forge). La Cour des comptes estime par ailleurs “nécessaire” la montée en compétence des PSAN sur la LCB-FT.

“Des évolutions des obligations pesant sur les plateformes d’échange de NFT en matière de LCBFT pourraient être envisagées à l’issue du rapport que la Commission européenne doit produire d’ici la fin de l’année 2024 sur les derniers développements concernant les NFT.”

Taxer les achats et les ventes de crypto à crypto ?



Parmi les recommandations plus controversées de la Cour des comptes, il y a cette proposition de taxer les échanges de crypto à crypto. Jusqu’ici seuls les mouvements de crypto à monnaie “fiat” (vendre du BTC en échange d’euros, par exemple) sont soumis à l’imposition sur les plus-values de valeurs mobilières.

“Ce régime fiscal est inadapté à l’utilisation des crypto-actifs comme moyens de paiement, alors que le règlement MiCA fait des jetons de monnaie électronique une catégorie à part entière des crypto-actifs”, justifie la haute institution.

La Cour des comptes propose enfin d’obliger les usagers à déclarer tous leurs portefeuilles auto-hébergés (un hot-wallet ou un cold-wallet, comme une clé Ledger ou Trezor, par exemple) “à partir d’un seuil défini en valeur”. Quel pourrait-être ce seuil ? Le raport laisse à l’administration le soin d’étudier les “conditions juridiques et pratiques d’une telle obligation déclarative dans le respect des enjeux attachés à la protection de la vie privée”.

Au-delà de la difficulté technique d’une telle mesure, le rapport souligne clairement la “recherche d’un équilibre” entre contraintes et attractivité du marché européen.

“Des normes dont l’application serait trop complexe ou trop coûteuse pour les entreprises comme pour leurs utilisateurs pourraient en effet entraîner un effet d’éviction au profit de plateformes, centralisées ou décentralisées, sur lesquelles les régulateurs et les autorités de contrôles n’ont pas de prise, soit parce qu’elles opèrent depuis un État hors-UE, soit parce qu’elles n’ont pas d’implantation territoriale définie (plateformes décentralisées).”

Pour Pierre Morizot, PDG de Waltio, logiciel de comptabilité crypto, ce rapport “montre qu’il y a un vrai besoin de réagir en 2024 sur le régime fiscal des cryptomonnaies, et d’être proactifs pour correctement anticiper ces évolutions”, explique t-il à Cryptonews.

“Aujourd’hui la France fait figure d’exception en Europe avec son régime fiscal et génère un certain flou juridique. Mais dans le même temps, il faudrait qu’il y ait des mesures qui aillent dans l’autre sens, comme la capacité de report des moins-values. Cela permettrait tout de même de favoriser l’investissement en France.”

Publication aujourd’hui d’un rapport de la Cour des comptes sur la régulation des crypto-actifs

(Pour info, je n’y ai pas contribué car je ne suis pas dans l’équipe sectorielle qui traite de ce sujet) https://t.co/Dljv4Zip3U pic.twitter.com/dy2jveioG9

— Yorick de Mombynes (@ydemombynes) December 19, 2023

De son côté, l’Adan, l’association des acteurs du web3 en France, se réjouit de voir plusieurs de ses préoccupations reprises dans le rapport, notamment “la nécessité de renforcer les équipes des autorités de supervision”, “le besoin d’harmoniser la réglementation à l’international”, “les difficultés persistantes des acteurs du secteur, y compris les PSAN, dans leurs relations avec la majorité des banques”, “l’importance d’avoir, sur notre territoire, des entreprises ou services publics qui développent des infrastructures stratégiques, telles que pour la mise en place de la travel rule”.

• la nécessité de renforcer les équipes des autorités de supervision ;

• le besoin d’harmoniser la réglementation à l’international ;

• les difficultés persistantes des acteurs du secteur, y compris les #PSAN, dans leurs relations avec la majorité des banques ;

• l’importance…

— Adan (@adan_asso) December 20, 2023

Source : Cour des comptes

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Bonne année 2024 ! Les vœux de la rédaction

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Bonne année 2024, bonne santé, et prospérité à tous !

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Ordinals et BRC-20 : Retour sur le phénomène qui a marqué Bitcoin en 2023

Au début de l’année, le réseau Bitcoin a rencontré un regain massif d’intérêt suite à l’émergence du protocole Ordinals. Par la suite, le réseau a été marqué par une nouvelle évolution avec l’apparition des BRC-20. Revenons ensemble sur ce phénomène qui aura marqué 2023.

Introduction aux Ordinals et Inscriptions sur Bitcoin

En début d’année 2023, un nouveau phénomène a vu le jour sur la blockchain Bitcoin. Intitulé Ordinals, ce protocole est arrivé avec une proposition pour le moins surprenante : démocratiser les NFT sur Bitcoin.

Premier Ordinal créé sur Bitcoin.

Toutefois, ces NFT n’ont rien à voir avec les NFT habituels sur des blockchains comme Ethereum. En effet, contrairement aux NFT traditionnels, qui reposent sur des standards tels que ERC-721 et ERC-1155 et qui sont généralement stockés sur des contrats intelligents, les Ordinals inscrivent les NFT directement sur des satoshis. Pour rappel, le satoshi est la plus petite unité comptable du Bitcoin.

Pour ce faire, Ordinals utilise un procédé appelé Inscriptions, qui vise à associer de la donnée à un satoshi.  Chaque inscription est unique et indissociable d’un satoshi spécifique. Cela offre une immutabilité totale, contrairement aux NFT qui peuvent être modifiés avec de nouvelles données ou caractéristiques.

L’année 2023 a marqué une croissance impressionnante pour le protocole des Ordinals. Et ce, en dépit d’un marché baissier dans le secteur des cryptomonnaies. Dans les 200 premiers jours suivant leur lancement, plus de 1,14 million d’Inscriptions ont été créées par les utilisateurs de Bitcoin. Actuellement, le réseau Bitcoin comptabilise près de 50 millions d’Inscriptions.

Évolution vertigineuse des Inscriptions sur Bitcoin — Source : Dune.

Cet engouement massif autour des Ordinals a entraîné une importante hausse de l’activité sur Bitcoin. Sans grande surprise, cette hausse de l’activité a engendré une importante congestion sur le réseau. De ce fait, le réseau a enregistré une importante augmentation des frais de transactions.

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Création et Développement du Standard BRC-20

Alors que les Ordinals régnaient en maître sur Bitcoin, un nouveau type d’actif a vu le jour : les BRC-20.

En pratique, le standard BRC-20, inspiré du standard ERC-20 d’Ethereum, permet la création de jetons sur Bitcoin. La différence fondamentale entre les deux standards réside dans l’utilisation des contrats intelligents : contrairement aux tokens ERC-20 qui dépendent de ces contrats pour leur fonctionnalité, les tokens BRC-20 utilisent les Inscriptions démocratisées par Ordinals pour stocker un script sur le réseau Bitcoin. Cela permet aux utilisateurs de créer des tokens en les liant à des satoshis, de la même manière que les Ordinals. 

Ces différences soulignent que les tokens BRC-20 constituent une implémentation plus simple et plus contrainte comparativement aux tokens ERC-20, en raison de la programmabilité limitée du réseau Bitcoin.

Le processus de création et de déploiement des tokens BRC-20 sur Bitcoin implique plusieurs étapes. Tout d’abord, les développeurs doivent concevoir la structure du token, en définissant des propriétés telles que le nom, le total de l’offre et la quantité maximale à frapper, souvent encapsulés dans un objet JSON. Ensuite, ces données sont inscrites sur le réseau Bitcoin via le protocole Ordinals, créant ainsi le token BRC-20. Une fois inscrits, de nouveaux tokens peuvent être mintés par les utilisateurs, dans la limite de la quantité maximale prédéfinie.

La popularité du standard BRC-20 a connu une importante croissance depuis son introduction. En mai 2023, plus de 15 000 tokens différents avaient été frappés en utilisant le standard BRC-20.

ORDI dépasse le milliard de dollars de capitalisation

Au même moment, la capitalisation boursière de ces tokens avait atteint le milliard de dollars.

Finalement, le 7 décembre, le BRC-20 emblématique ORDI a été le premier jeton de Bitcoin à dépasser le milliard de dollars de capitalisation.

Évolution du marketcap du jeton BRC-20 ORDI – Source : CoinMarketCap.

Alors que les BRC-20 étaient initialement restreints à la création de jetons sur Bitcoin, ces derniers ont rapidement trouvé d’autres domaines d’application.

Par exemple, en mai 2023, Stably, le fournisseur de passerelles fiat a lancé un stablecoin basé sur le nouveau standard Bitcoin, permettant aux détenteurs de BTC de stocker un équivalent du dollar sur Bitcoin et de l’utiliser pour des paiements.

Controverses autour d’Ordinal et des tokens BRC-20

L’adoption des tokens BRC-20 sur le réseau Bitcoin n’a pas été sans controverses. Ainsi, de nombreux défenseurs de Bitcoin ont pointé du doigt les Ordinals et autres BRC-20. Ces derniers leur reprochent d’engendrer de la congestion sur le réseau.

D’autres, tels que le développeur Luke DashJr vont encore plus loin. En effet, le développeur Bitcoin a récemment déclaré que les Ordinals exploitent une vulnérabilité dans le code de Bitcoin pour exister.

« Les “inscriptions” exploitent une vulnérabilité dans Bitcoin Core pour spammer la blockchain. Depuis 2013, Bitcoin Core permet aux utilisateurs de fixer une limite à la taille des données supplémentaires dans les transactions qu’ils relaient ou minent (`-datacarriersize`). En obscurcissant leurs données sous forme de code de programme, les Inscriptions contournent cette limite. »

Ainsi, le développeur a décidé de partir en croisade contre ces nouvelles applications sur Bitcoin. Pour ce faire, il a tout bonnement modifié le code de Bitcoin Knot, le client Bitcoin dont il est à l’origine, pour que celui-ci n’accepte plus les transactions qui comportent des Inscriptions.

De surcroît, son pool de minage Ocean Mining effectue, lui aussi, une censure des transactions qui disposent d’Inscriptions.

Heureusement pour les détenteurs d’Ordinals et BRC-20, Bitcoin Knot et Ocean Mining sont loin d’être les leaders du marché. Ainsi, le client majoritaire du réseau, Bitcoin Core, n’a quant à lui implémenté aucune restriction dans sa dernière mise à jour. De leur côté, les développeurs ne semblent pas voir les Ordinals du même œil que Luke DashJr.

Les Ordinals en dehors de Bitcoin

Alors que le phénomène des Ordinals a longtemps été restreint à Bitcoin, le procédé d’Inscriptions a par la suite été porté sur d’autres blockchains.

Tour à tour, plusieurs blockchains EVM ont été prises d’assaut par les Inscriptions. Ainsi, Avalanche, Polygon ou encore Fantom ont enregistré une activité record suite à l’émergence des Inscriptions sur leurs blockchains.

Cependant, cela ne se passe pas toujours pour le mieux. Ainsi, le Séquenceur du réseau Arbitrum n’a pas été en mesure de gérer l’afflux massif de transactions émanant des Inscriptions réalisées sur le L2. Si bien que celui-ci s’est retrouvé hors-ligne pendant plus d’une heure.

Quoi qu’on en pense, les Inscriptions ont relancé l’activité sur de nombreux réseaux. De surcroît, ils ont permis l’émergence de nouvelles solutions, encore balbutiantes, comme des Rollups sur Bitcoin imaginés par ChainWay.

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Les jeux NFT, crypto et Web3, L’échec de l’année 2023 ?

« And the looser is… » La fin d’année est propice aux bilans et aux rétrospectives et notre secteur préféré n’échappe pas à la règle avec aujourd’hui ce dossier sur un domaine en grande difficulté : le jeu Web3. Sur les six dernières années, le nombre de projets qui se sont arrêtés est vertigineux puisque quasiment 75 % des 2 817 jeux n’existent plus à l’heure actuelle et une grande majorité n’ont même pas passé la première année. Retour en chiffre sur un phénomène qui démontre la fragilité et la jeunesse de cet écosystème aux promesses pourtant très importantes.

75 % des jeux Web3 lancés depuis six ans ont disparu

C’est à CoinGecko que nous devons les chiffres que nous allons citer aujourd’hui et plus particulièrement au travail de Lim Yu Qian qui a compilé six ans de données sur les jeux Web3 auprès de FootPrint Analytics. L’étude précise que l’on considère un jeu comme inactif quand le nombre moyen d’utilisateurs actifs sur 14 jours glissants chute de 99 % (ou plus) par rapport au pic d’utilisation.

Et la première chose qui saute aux yeux, et qu’elle nous livre sans détour, est donc ce pourcentage terrible de jeux qui ont échoué depuis 2018 : 75 %. Trois jeux sur quatre ont ainsi disparu des radars, soit 2 127 projets qui n’existent plus sur les 2 817 qui ont été lancés. Impressionnant.

Voici le principal graphique de cette étude qui montre pour chaque année le nombre de projets lancés (en violet) et le nombre qui se sont arrêtés (rouge).

On observe qu’après une année 2018 prolifique en lancement de jeux Web3, 2019 et 2020 ont été très calmes de ce côté-là. Ces deux années-là d’ailleurs, les chiffres sont quasiment équivalents entre ceux lancés et ceux qui ont échoué.

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La tendance s’améliore légèrement, mais pour combien de temps ?

Enfin, on notera l’explosion de jeux en 2021 lors du bull run qui verra naître des centaines de projets et les données resteront très élevées jusqu’à aujourd’hui. Par contre, au niveau des fermetures, 2022 et 2023 battent des records et resteront dans l’histoire comme un cimetière de jeux Web3. Mais penchons-nous maintenant sur le pourcentage de projets GameFi mort-nés la même année de leur lancement, car les chiffres sont, là aussi, très impressionnants.

En effet, selon l’auteur, la meilleure année restera 2021 avec seulement 45,9 % des jeux lancés qui ont cessé d’attirer des joueurs. À ce petit jeu, la pire est 2022 avec carrément un pourcentage de 107,1 % ! C’est-à-dire qu’il y a eu plus de projets qui ont échoué dans l’année que de projets lancés. Il faut dire qu’entre la chute de FTX et la déroute du marché crypto dans son ensemble, c’était compliqué de trouver des joueurs intéressés. En moyenne, sur les six dernières années, on tourne quand même à 80 % de moyenne d’échec la première année, même si on peut éventuellement subodorer un léger mieux à venir avec seulement 70,7 % d’échec en 2023.

Suffisant pour envisager du mieux dès l’année prochaine ? Rien ne permet de l’affirmer et la seule certitude est qu’il est compliqué d’exister sur ce marché derrière les grosses écuries comme CryptoKitties ou Axie Infinity. Néanmoins, les promesses sont toujours là et on attend toujours la grosse franchise grand public qui viendra définitivement propulser le jeu vidéo dans le Web3.

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Bitcoin en 2023 : Ordinals, BRC-20, frais et censure

« L’année 2023 dans Bitcoin a été marquée par l’émergence et le succès des métaprotocoles Ordinals et BRC-20. Ce ne sont en effet pas les demandes d’ETF qui ont animé le plus les discussions au cours de cette année, mais la création et l’échange de jetons fongibles et non fongibles (NFT) par l’intermédiaire de ces standards. […]

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Bitcoin en 2023 : Ordinals, BRC-20, frais et censure

L’année 2023 dans Bitcoin a été marquée par l’émergence et le succès des métaprotocoles Ordinals et BRC-20. Ce ne sont en effet pas les demandes d’ETF qui ont animé le plus les discussions au cours de cette année, mais la création et l’échange de jetons fongibles et non fongibles (NFT) par l’intermédiaire de ces standards. Cela s’explique par la vague spéculative ayant eu lieu à propos de ces jetons, et par l’encombrement de l’espace de bloc qu’elle a entraîné, menant à une hausse des frais de transaction considérable. Une certaine tension s’est installée et fait ressurgir des questions comme celle de l’utilisation légitime du protocole ou celle de la censure. C’est ce dont nous parlerons ici, en guise de rétrospective.

Ordinals, le protocole d’inscription et de transfert de NFT

Le protocole Ordinals a été conçu par Casey Rodarmor, développeur reconnu dans la communauté de Bitcoin. Ce protocole permet l’émission et le transfert de jetons non fongibles, aussi appelés NFT pour non-fungible tokens. La particularité de ces « artéfacts numériques » est que toutes leurs données sont inscrites sur la chaîne de blocs et qu’ils sont suivis et transférés via une numérotation des satoshis par nombres ordinaux, d’où le nom du protocole. Créer des NFT sur la chaîne de BTC était déjà possible depuis 2014 par le biais du métaprotocole Counterparty, mais le contenu lié n’était pas conservé sur la chaîne.

Cette possibilité d’inscription, même si elle existait antérieurement sous une forme plus indirecte, a été largement facilitée par la mise à niveau Schnorr-Taproot qui s’est produite le 14 novembre 2021. En effet, les inscriptions Ordinals sont réalisées au sein d’un script de déverouillage placé dans le témoin de la transaction et écrit à l’aide de Tapscript. Les inscriptions sont identifiées à l’aide de la structure particulière du script et en particulier par l’indicateur ord.

Elles bénéficient du calcul des frais lié à SegWit qui pondère les données du témoin de façon quatre fois moins importante que les autres données de la transaction. Cette caractéristique donne a cette méthode un avantage par rapport au schéma d’inscription de données NULLDATA, qui utilise l’opérateur OP_RETURN pour stocker des données dans des sorties « classiques » indépensables. De plus, le fait de passer par Tapscript permettent à ces inscriptions de ne pas être limitées en taille par les restrictions des scripts classiques : celle des 3,6 ko standards, dont le respect est nécessaire à la bonne diffusion de la transaction sur le réseau (règle de mempool), et celle des 10 ko obligatoires, qui doit être respectée pour l’inclusion dans un bloc (règle de consensus). La taille d’une inscription Ordinals est donc plafonnée uniquement à la taille limite des blocs.

Le protocole Ordinals a été lancé officiellement le 20 janvier 2023 (UTC). Il a provoqué immédiatement le débat, comme en témoigne l’article de Pourtreaux publié le 25. Le 2 février, une image de près de 4 Mo a été incluse dans le bloc 774 628, suscitant l’émoi dans la communauté. Il s’agissait d’une image des « Taproot Wizards », détournement du mème de la Magic Internet Money contenant notamment les lunettes de soleil usuellement arborées Udi Wertheimer, l’un des instigateurs de cette tendance. Le bloc était le plus gros bloc jamais miné sur BTC et l’est toujours aujourd’hui.

Ordinals a connu un succès fulgurant. Présenté comme une nouveauté, ce modèle a tout de suite plu aux artistes et aux spéculateurs en tous genres. Son succès a été tel que le sujet a été abordé par la presse généraliste, particulièrement friande de ce genre de phénomène. Mais il a vite été remplacé par un protocole autrement plus viral : la norme BRC-20.

BRC-20 : des jetons fongibles basés sur les inscriptions Ordinals

Le succès d’Ordinals a donné des idées aux gens. Ç’a été le cas du développeur et analyste domo qui a dévoilé le standard BRC-20 le 9 mars 2023 (UTC). Les jetons BRC-20, appelés comme tels en référence à la norme ERC-20 présente sur Ethereum, sont des jetons fongibles, c’est-à-dire que chaque unité du jeton est interchangeable avec une autre.

Le principe du BRC-20 est d’inscrire des fichiers JSON sur la chaîne afin d’effectuer des opérations sur les unités de compte. Trois fonctions existent : deploy, qui permet de créer un nouveau jeton sur le réseau, mint, qui permet de forger de nouvelles unités, et transfer, qui permet de transférer les unités en notre possession. Chaque jeton a son sigle boursier, son plafond d’unités en circulation et sa limite d’émission par transaction. À titre d’exemple, voici le fichier de déploiement du jeton ordi (le premier jeton créé par domo lui-même et leader actuel du marché des BRC-20) inscrit le 8 mars dans le bloc 779 832 :

{
« p »: « brc-20 »,
« op »: « deploy »,
« tick »: « ordi »,
« max »: « 21000000 »,
« lim »: « 1000 »
}

Là encore, les jetons fongibles sur Bitcoin ne forment pas quelque chose d’entièrement nouveau. En 2013-2014, on pouvait déjà émettre et utiliser des pièces colorées, qui ont d’ailleurs eu leur petit succès à l’époque, à l’instar des Open Assets de Coinprism, des CoinSpark assets de Coin Sciences, et des Colored Coins de Colu. On peut aussi penser aux user currencies qu’il était possible de créer sur le protocole Mastercoin (aujourd’hui appelé Omni), dont faisait partie notamment le stablecoin Tether USD (émis initialement sous le nom de Realcoin en 2014).

L’avantage de la norme BRC-20 est qu’elle est très simple et qu’elle se fonde sur un protocole existant très à la mode. Cependant, elle constitue aussi une piètre implémentation de jetons, non optimisée. Par exemple, les transferts nécessitent deux transactions : l’une pour autoriser le transfert par le biais d’un nouveau fichier JSON et l’autre pour effectuer le déplacement des satoshis à l’adresse souhaitée. Il est donc nécessaire de réécrire à chaque fois toutes les données liées au jeton (l’indicateur ord, le format du fichier, et le fichier lui-même) sur la chaîne. De plus, des clients d’indexation doivent être déployés pour suivre l’état, ce qui est une charge non négligeable.

Dès le début, domo l’expliquait dans un avertissement précédant la description technique de son protocole :

« Il s’agit uniquement d’une norme expérimentale amusante démontrant qu’il est possible de créer des états de solde en dehors de la chaîne à l’aide d’inscriptions. Elle ne doit en aucun cas être considérée comme LA norme pour la fongibilité sur Bitcoin avec Ordinals, car je pense qu’il est très certainement possible de faire des meilleurs choix de conception et des optimisations. Par conséquent, il s’agit d’une expérience extrêmement évolutive, et je déconseille fortement de prendre des décisions financières à partir de ce modèle. »

domo, brc-20 experiment, 10 mars 2023

La réelle particularité des BRC-20 est leur procédé d’émission. En effet, les jetons sont forgés par des transactions Bitcoin, contenant l’inscription liée à l’instruction mint. Une limite d’émission par transaction est déterminée dès le début (pour l’ordi il s’agit de 1000 unités) ainsi qu’un plafond total (21 millions pour l’ordi). N’importe qui peut donc participer à la création initiale des jetons. Une fois qu’ils ont tous été forgés, il n’est plus possible d’en créer de nouveaux, à moins de modifier la norme BRC-20 elle-même.

Cette particularité donne une certaine rareté aux unités et c’est ce qui semble plaire. À ma connaissance, aucun BRC-20 n’a de cas d’utilisation revendiqué. Il s’agit essentiellement de memecoins servant de support à la spéculation.

L’envolée des frais de transaction

Comme on le sait, la taille des blocs de BTC est limitée par un paramètre appelé la limite de poids. Le poids d’une transaction est défini comme étant une moyenne pondérée de la taille des données de base et de la taille du témoin contenant les signatures, cette dernière impactant quatre fois moins la métrique. Le poids d’un bloc est la somme du poids des transactions qu’il contient. Le total est limité à 4 millions d’unités, ce qui correspond à environ 1,8 Mo pour un bloc contenant des transactions « normales » et qui peut aller jusqu’à 4 Mo pour un bloc incluant des transactions « atypiques ». Même si cette limite est complexe à appréhender, elle rend l’espace de bloc rare, ce qui peut soumettre les utilisateurs à une rude concurrence pour la confirmation de leurs transactions et conduire à une hausse significative des frais.

Le succès des Ordinals, et a fortiori des BRC-20, a eu pour effet de remplir l’espace de bloc disponible. Dès février, les inscriptions ont abreuvé les mempools des nœuds et commencé à prendre la place des transactions financières dans les blocs de la chaîne. Puis les jetons BRC-20 ont progressivement supplanté les artéfacts numériques au sein des blocs, faisant monter les frais en flèche au début du mois de mai.

Cette tendance s’explique par le fonctionnement particulier de ces jetons qu’on a décrit ci-dessus. Ces derniers sont forgés par les utilisateurs qui publient des transactions : quand leur prix monte sur le marché, il est rentable de publier de nouvelles transactions pour s’en procurer, ce qui mène in fine à un encombrement de l’espace de blocs.

Ainsi, c’est la spéculation autour de ces jetons qui est responsable de la montée record des frais qui a suivi. Cette spéculation a été nourrie par le déploiement de places de marché. En avril, des services d’échange ont commencé à émerger, comme Ordswap OTC ou UniSat Marketplace. RelayX, un service de swap fonctionnant sur Bitcoin SV, s’est vite adapté pour prendre en charge les principaux BRC-20. Puis des plateformes de change reconnues sont rentrées dans la dance : Gate.io a commencer à intégrer les BRC-20 à son offre avec l’ordi le 8 mai, BitMart l’a fait le 9 mai, OKX le 20 mai et KuCoin le 1er juin. À l’automne, après quelques mois d’accalmie, la tendance est revenue. C’est alors que Binance a listé l’ordi le 7 novembre 2023 ce qui lancé une nouvelle vague spéculative. Le cours du jeton ordi est passé de 0,10 $ en avril à près de 20 $ en mai, puis est redescendu et est remonté pour atteindre 75 $ le 26 décembre.

Les frais de transaction sont montés en conséquence. Ils ont connu un premier pic en mai, mois durant lequel les frais médians ont pu atteindre 20 $ par transaction au maximum. Puis une nouvelle hausse à eu lieu durant l’automne, bien plus importante et durable que la précédente, et les frais médians ont ainsi effleuré les 25 $ le 16 décembre !

Évolution des frais médias sur BTC en 2023 (cliquer pour agrandir). Source : BitInfoCharts.

Ces épisodes de hausse de frais ont posé des problèmes fondamentaux, non pas en raison de leur niveau mais de leur volatilité. Après tout, les frais médians gravitaient autour des 50 centimes pendant toute l’année, et personne ne s’attendait à ce qu’ils descendent. C’est leur variation brutale qui vient perturber le bon fonctionnement du système : du jour au lendemain, certains cas d’usage sont anéantis et certaines pièces (UTXO) deviennent « indépensables ».

Ces périodes de congestion du réseau ont également montré les limites des solutions de seconde couche ayant pour but de résoudre le problème du passage à l’échelle. En effet, les hausses des frais ont perturbé l’usage du réseau Lightning, en décuplant parfois le coût d’ouverture et de fermeture des canaux. Les soldes trop petits et les canaux à la capacité trop faible perdaient leur caractéristique de minimisation de la confiance, ceux-ci étant à la merci d’une fermeture non coopérative par un tiers.

La tentation de la censure

Le succès des NFT Ordinals et des jetons BRC-20 a déclenché un fort rejet, représenté sous sa forme la plus extrême par le développeur luke-jr, contributeur de longue date à Bitcoin Core et mainteneur de l’implémentation alternative Bitcoin Knots. En effet, en limitant l’espace de blocs et en faisant augmenter les frais, ces épisodes ont réduit l’utilité de Bitcoin en tant que monnaie, ce qui n’a pas manqué d’attiser les tensions. En raison de leur caractère principalement spéculatif, ces jetons ont été qualifiés de « spam », de « déni de service » ou d’« attaque ». La possibilité d’inscription a été elle appelée un « bug » et une « vulnérabilité ».

Ce rejet a fait naître la tentation de procéder à des actions concrètes pour limiter voire supprimer cette activité jugée indésirable. Ces actions préconisées ont été communément appelées de la censure, même si chacune d’entre elles s’appliquait à un niveau différent.

La première action proposée était le non-relai des transactions contenant des inscriptions Ordinals dans les mempools des nœuds. Cette proposition s’est matérialisée par un « correctif » appelé Ordirespector, publié par luke-jr le 1er février pour Bitcoin Core et adapté pour Umbrel et Citadel deux semaines plus tard. Néanmoins, la mesure s’arrêtait au relai de ces transactions : il s’agissait d’une règle de gestion pratique, un filtrage au niveau de la mempool du nœud, et les blocs contenant de telles inscriptions continuaient à être acceptés. Une utilisation généralisée de ce « correctif » aurait permis de gêner la diffusion des inscriptions jusqu’aux mineurs, sans pour autant l’empêcher totalement : on peut parfaitement imaginer que les mineurs, ayant intérêt à miner ces transactions en raison de leurs frais, auraient pu mettre en place un nœud public spécial pour les recevoir.

La deuxième action préconisée et appliquée a été le déploiement de ce rejet au sein d’une coopérative minière, menant à la production de blocs ne contenant pas d’inscriptions Ordinals. Le déploiement a été réalisé au sein de la coopérative Ocean, lancée le 28 novembre 2023 par luke-jr et Jack Dorsey (ancien PDG de Twitter), qui se voulait être l’héritière de l’ancienne coopérative Eligius, gérée par le même luke-jr entre 2011 et 2017. Ocean se basait initialement sur Bitcoin Knots, qui rejetait les inscriptions Ordinals : cela fait que les quelques blocs qu’elle a produit en 2023 ne contenaient pas ces inscriptions mais uniquement des « transactions financières réelles » (ce qui impliquait tout de même les transferts de NFT). De plus, l’implémentation limitait aussi les sorties NULLDATA à 40 octets de données utiles, de sorte qu’elle ignorait aussi d’autres transactions comme les transactions de répartition (« tx0 ») du service de mélange Whirlpool de Samourai Wallet. Il s’agit ici d’une censure passive, qui consiste à confirmer des transactions selon une logique non strictement économique. Depuis le 21 décembre cependant, Ocean est revenu sur cette mesure et les hacheurs de la coopérative peuvent choisir la politique qu’ils appliquent à leurs blocs entre trois possibilités (Knots, Core + Ordisrespector, Core par défaut).

Enfin, la troisième proposition d’action a été celle de procéder à un soft fork pour remédier au problème d’Ordinals, partiellement ou totalement. Ce soft fork aurait été appliqué par les mineurs (vraisemblablement) suite à la demande d’une partie de l’économie. Il s’agissait ni plus ni moins de réaliser une censure active des transactions contenant des inscriptions, en invalidant les blocs incluant de telles transactions. Ce soft fork aurait pu conduire à une scission s’il n’avait pas été appliquée par la puissance de calcul majoritaire.

Heureusement, un tel soft fork n’a pas eu lieu et il est peu probable qu’on en arrive là. Cependant, si cette solution peut paraître drastique et contraire aux principes de Bitcoin, elle n’est pas impossible et il est toujours enrichissant de voir comment elle peut émerger, y compris au sein de la communauté de Bitcoin elle-même. Les gens trouvent toujours des raisons pour vouloir censurer l’autre. À titre d’illustration, en janvier 2012, luke-jr avait réalisé une attaque de censure complète avec sa coopérative Eligius contre le système Coiledcoin, qui était miné en combinaison avec Bitcoin ; il n’est pas exclus qu’il recommence un jour si le besoin s’en fait ressentir.

Désapprouver et décourager, mais ne pas rejeter

Les protocoles Ordinals et BRC-20 ont donc marqué l’année 2023. Ils ont fait augmenter les frais de manière drastique et fait surgir des discussions qui ne manqueront pas de réapparaître dans les années à venir. La censure a probablement été le sujet central, celle-ci trouvant des partisans plus ou moins zélés au sein de la communauté.

Rappelons que l’essence de Bitcoin est la résistance à la censure. Se proposer de juger quelles transactions sont légitimes ou pas en commençant à appliquer des mesures, c’est s’engager sur une pente savonneuse. Même si, l’entrave de la diffusion sur le réseau et le filtrage des transactions au sein des blocs ne forment un problème grave, ces actions préparent le terrain pour une forme de censure autrement plus menaçante : la censure active imposée par le régulateur financier aux différentes coopératives conformistes.

Ne pas prôner la censure des inscriptions ne veut pas dire que rien ne doit être dit à leur encontre. Les jetons BRC-20 par exemple sont des objets spéculatifs illustrant la dégénérescence du monde de la cryptomonnaie, dégénérescence qui a pour effet de perturber l’adoption durable et pérenne des commerçants. Ne pas les empêcher ne signifie pas approuver : tout ce qu’un bitcoineur peut faire (si tant est qu’il doive faire quelque chose), c’est décourager cette tendance, en l’ignorant en premier lieu, puis en expliquant calmement à quel point elle est superficielle et sans fondement, et qu’elle a vocation à tomber dans l’oubli comme tous les autres engouements futiles avant elle. Bitcoin, de son côté, survivra.

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Xangle : un concentré d’infos sur la DeFi et les cryptomonnaies

Investisseurs, traders ou simplement passionnés par les cryptomonnaies et les blockchains, vous n’avez pas forcément la possibilité ou l’envie de consacrer des heures chaque jour à la recherche d’informations sur le marché. Xangle est une plateforme qui est là pour répondre à cette problématique, regroupant, organisant et concentrant une bonne partie des données et des indicateurs clés, pour des prises de décisions rapides. Voyons ensemble ce que propose leur site et comment l’exploiter au mieux. Bonne lecture (et bonne année) !

Temps de lecture estimé : 9 minutes

Les liens contenus dans cet article peuvent être des liens affiliés. Le site est susceptible de percevoir une rémunération lorsqu’une action est effectuée à partir de ces liens. Merci pour votre soutien !

Présentation générale de Xangle

Histoire et chiffres clés

Xangle a été cofondée en novembre 2018 par James Junwoo Kim et Lihan Hyun Woo Lee, deux entrepreneurs sud-coréens qui sont encore aux commandes de l’entreprise et se partagent le rôle de CEO.

Avec un siège social situé à Seoul, Xangle regroupe quelques dizaines d’employés. L’entreprise a levé 21,3 millions de dollars en quatre rounds de financement, dont le dernier en date remonte à mai 2022. On retrouve Shinhan Capital et Premier Partners parmi les huit fonds d’investissement ayant participé.

Selon le site similarweb, la plateforme recevrait environ 100 000 visites mensuelles et générerait entre 1 et 2 millions de revenus annuels. Plus de 90 % de ses utilisateurs sont localisés en Corée du Sud, et la plateforme vise principalement le marché asiatique, même si les États-Unis arrivent en deuxième position parmi leurs visiteurs.

La plateforme a tendance à passer sous le radar du public européen, qui aurait toutefois de bonnes raisons de s’y intéresser aux vues de la qualité des informations fournies.

Services offerts

Tout comme plusieurs plateformes que nous avons le plaisir de vous présenter dans cette série (GlassnodeToken Terminal, etc…), Xangle vient palier la difficulté associée à l’analyse des données brutes provenant des blockchains.

La plateforme fournit des informations variées, extraites directement de la blockchain ou découlant d’analyses effectuées par leurs soins ou par leurs partenaires. Voici une liste non exhaustive de ce que vous trouverez sur le site :

Des informations sur les tokens et les blockchains : Xangle permet d’étudier et de comparer les projets sous toutes leurs coutures : prix, volume d’échange, capitalisation boursière, places d’échange, actualités liées aux projets, équipes, technologies, vesting etc… la plateforme évalue aussi certains tokens (en justifiant les notes qu’elle attribue) pour vous permettre de vous faire votre propre avis.
Un suivi de l’actualité : des articles sortent très régulièrement en fonction des tendances du moment.
Un calendrier des événements passés et à venir : pour anticiper la suite ou revenir sur ce qui s’est passé pour mieux comprendre le marché.

Tour d’horizon de la plateforme

La page d’accueil du site propose un aperçu rapide de ce qui se trouve sur les autres onglets. Vous pourrez prendre la température du marché en un clin d’œil, voir les derniers rapports de recherches publiés et la liste des événements principaux liés à la cryptomonnaie ayant lieu dans la journée.

Vous pouvez cliquer sur ce qui vous intéresse pour obtenir plus d’informations, ou utiliser le menu supérieur pour naviguer sur le site.

Page d’accueil de Xangle

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Lien commercial

Research

L’onglet « Research » (1) permet d’accéder à des articles publiés par Xangle, ou d’autres grands acteurs du marché (2), tels que OKX Venture, Coin98, Li.Fi, et bien d’autres, que la plateforme présente comme étant des partenaires.

La majorité des publications proviennent cependant de l’équipe de Xangle. Ces dernières ont plusieurs fois été reconnues pour leur expertise, allant jusqu’à être présentées par d’autres plateformes de référence telles que Bloomberg Terminal, CoinMarketCap, Yonhap Infomax ou encore FnGuide.

Onglet Research sur Xangle

Vous pouvez les filtrer par catégories (3) afin d’afficher seulement ce qui vous intéresse. De nouveaux articles viennent enrichir la base de données quasiment chaque jour.

Events

En vous rendant sur cet onglet (1), vous trouverez la liste d’une grande partie des événements majeurs liés au monde des cryptomonnaies et des blockchains.

Liste des événements crypto à venir sur Xangle

Grâce au bouton (2), vous pouvez aussi afficher l’ensemble sous forme de calendrier, ce qui permet d’avoir aussi accès aux événements passés.

Il suffit de cliquer sur le nom d’un événement pour obtenir plus d’informations sur ce dernier. Si chaque événement est associé à une catégorie, il n’est cependant pas possible de les classer suivant ce critère.

Market Trends

L’onglet « Market Trends » (1) ou « tendance de marché » en français porte un nom explicite, et permet de suivre l’évolution des prix des jetons et des NFT (2).

Tendance du marché sur Xangle

Xangle a eu l’idée de créer neuf index, c’est-à-dire des ensembles de cryptomonnaies regroupées selon des critères tels que leurs capitalisations boursières, leurs utilités ou leurs origines géographiques (simplement la Corée). Investir sur un index permet aux investisseurs de diversifier leur portefeuille pour réduire le risque tout en suivant les opportunités du marché.

Il n’est cependant pas possible d’acheter l’index directement sur Xangle, et ceux qui voudraient investir dedans devront le « construire » manuellement en achetant chaque token qu’il contient.

Vous obtiendrez la liste des jetons associés à chaque index en cliquant sur celui qui vous intéresse dans la liste (3), ou en vous rendant dans l’onglet « Index » (4).

Index top 30 cryptos sur Xangle

Vous y trouverez une courbe retraçant l’évolution du prix de l’index (5), un « camembert » représentant la proportion de chaque jeton dans l’index (6), un descriptif rapide de l’index et des chiffres clés le concernant. La plateforme fournie aussi une documentation assez longue concernant sa méthode de création des index, mais elle n’est malheureusement disponible qu’en coréen.

Enfin, Xangle évalue une soixantaine de projets en fonctions de six facteurs : technologie, tokenomics, avancée du projet, communauté, viabilité financière et évolution. Elle leur associe une note globale que vous pouvez consulter dans l’onglet « Crypto Rating » (7).

Évaluations des projets sur Xangle

Le détail et la justification de chaque évaluation sont disponibles en cliquant sur le nom du jeton concerné. Les notes doivent être révisées tous les six mois pour rester valables.

Détail d’une évaluation

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Analytics

Cet onglet (1) permet de comparer 9 blockchains (2) en fonctions de 26 métriques. Bien moins complet que ce que propose Defillama, Xangle a néanmoins le mérite d’être synthétique et de ne pas perdre l’utilisateur au milieu d’une masse de données trop conséquente.

Comparatif des blockchains

Circulating Supply

Dans cette partie (1), vous verrez le nombre de jetons totaux prévus par projets, ainsi que le nombre de jetons déjà en circulation. En cliquant sur le nom du jeton qui vous intéresse, vous obtiendrez le détail du vesting, à l’instar de ce que propose VestLab.

Onglet circulating supply sur Xangle

Détails sur un jeton

Pour obtenir plus d’informations sur un jeton, vous pouvez cliquer sur son nom quelle que soit la page sur laquelle vous vous trouviez. Vous serez alors renvoyé sur une page regroupant toutes les informations y ayant trait.

Détails sur un jeton sur Xangle

Vous pouvez naviguer parmi les différents onglets (1) pour avoir accès à l’ensemble des données classées par catégories.

Le mot de la fin

Bien qu’utilisée principalement par un public coréen, Xangle est une plateforme qui a largement sa place dans la boite à outils DeFi des lecteurs du Journal du Coin.
Le site fourni des informations pertinentes, savamment sélectionnées et dosées de manière à ne pas perdre les utilisateurs dans une masse de données trop importante.
Il permet de prendre la température du marché rapidement et de se faire une idée sur les projets du moment. Les index créés sont d’excellents indicateurs et peuvent permettre de mieux suivre les tendances, ou d’investir de manière plus diversifiée et moins risquée.
Pour approfondir vos recherches et croiser vos sources d’informations, Xangle est à utiliser de préférence en parallèle avec d’autres plateformes. Vous en trouverez sûrement plusieurs susceptibles de vous intéresser dans cet article, qui liste 21 outils indispensables pour la DeFi en 2024.

Nous profitions de l’occasion pour vous présenter tous nos vœux pour cette nouvelle année ! Joyeuses fêtes !

Pour vous, c’est décidé, vous dites « oui » aux cryptomonnaies ! Faites le plein de Bitcoin, d’Ether et autres tokens sur Binance, leader des exchanges et bénéficiez de 10 % de remise sur vos frais de trading.




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Rétrospective crypto : retour sur un an d’actualité (Partie 2)

2023, une fin d’année crypto porteuse de nombreux espoirs. L’année 2023 (surtout son second semestre) a été plus beaucoup plus positive que 2022. Alors, que s’est-il passé en 2023 côté crypto ?

Vous avez aimé notre article sur le top 10 évènements crypto du premier semestre 2023 ? Alors, vous reprendrez bien du dessert avec ce top 10 des faits cryptos marquants du deuxième semestre 2023 !

Entrée en vigueur de la régulation européenne crypto MiCA

Si vous pensez aborder ce sujet autour du repas familial de fin d’année, sachez que vos parents pourraient croire que le chanteur Mika a quelque chose à voir avec la crypto. Mais il vaut mieux préciser tout de suite qu’ici, nous parlons de MiCA, l’acronyme anglais de « Markets in Crypto-Assets » (soit “Marchés des actifs cryptos” en français). Pour faire simple, MiCA est un règlement européen portant sur les cryptos

Longtemps discuté, ce cadre régulateur a finalement été voté en juin 2023 par les législateurs européens. Le résultat du vote a été de 517 pour, 30 contre et 18 abstentions. Ce vote a marqué une étape majeure, il a d’ailleurs été qualifié de “première mondiale” dans un tweet par le commissaire européen Mairead McGuinness. L’application de MiCA interviendra dès 2024. Nul doute qu’il sera au cœur de l’actu européenne crypto l’an prochain… 

Blackrock lance sa demande pour la création d’un ETF BTC

Un ETF est un produit financier qui permet d’investir sur un (ou plusieurs) actif(s) sans avoir à en acheter. L’annonce de la soumission d’une demande auprès de la SEC pour la création d’un ETF Bitcoin spot a donc tout de suite retenu l’attention de la cryptosphère. Un ETF Bitcoin va permettre à de nombreux investisseurs de miser sur le Bitcoin sans avoir à en acheter sur les exchanges. L’ETF peut donc être vu comme un point de rencontre entre la finance traditionnelle et la crypto. L’autre aspect marquant en juin 2023 est que cette demande provient d’un géant de la finance traditionnelle à savoir BlackRock

Depuis, d’autres établissements ont soumis une demande similaire. La SEC a freiné des quatre fers l’approbation de ces demandes, conscient que cela allait réaliser un appel d’air vers la crypto. Mais pour beaucoup d’analystes, l’approbation n’est plus qu’une question de temps. Si de nombreuses rumeurs ont circulé en 2023, il semble que l’ETF Bitcoin devienne une réalité en 2024, probablement dès janvier. Lorsqu’on voit l’effet des rumeurs sur le cours du Bitcoin, il y a fort à penser que l’officialisation du premier ETF BTC va booster le cours du Bitcoin et lancer un bull run majeur.

 

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Forge (filiale de Société Générale) obtient son agrément PSAN 

On l’a compris, en 2023, la question des régulations est centrale. En Europe, avec l’avènement acté de MiCA, les acteurs cryptos savent désormais à quoi s’en tenir. Certains ont ainsi décidé de prendre les devants ; c’est le cas de Forge !

Forge est la filiale de la banque française Société Générale en charge des actifs numériques. Plus qu’un simple enregistrement, Forge a obtenu sa licence PSAN (prestataires de services sur actifs numériques) auprès de l’AMF le 19 juillet 2023

Pour rappel, la réglementation MiCA va obliger les fournisseurs de services cryptos à avoir une licence, processus relativement long et compliqué. Forge est devenu le premier acteur crypto français à obtenir ce Graal. Un beau coup réalisé par Forge ! Depuis, d’autres acteurs cryptos ont emboîté le pas à Forge et ont obtenu la licence PSAN.

SEC perd contre Ripple 

Restons dans l’univers juridique avec cette autre crypto. Pendant plusieurs mois, l’entreprise crypto Ripple (XRP) a été en conflit avec la SEC, le gendarme financier américain. L’argument principal de la SEC était de dire que la crypto XRP faisait partie de la catégorie des « securities » et se devait, à ce titre, d’être enregistrée. Cet argument a fait boule de neige et a rapidement amené la SEC à inquiéter d’autres cryptos. C’est dire si l’issue du procès entre Ripple et la SEC était donc attendu !

Le 19 juillet 2023, le juge en charge de l’affaire donnait tort à la SEC et mettait ainsi fin à une affaire qui remontait à décembre 2020 (dépôt de plainte de la SEC).

Lancement de Shibarium

Shibarium a été l’un des serpents de mer de 2023. Longtemps annoncé, il a su se faire attendre… Pour rappel, Shibarium est une solution qui fait partie de l’écosystème Shiba Inu. Plus précisément, Shibarium est une solution de deuxième couche associée avec la blockchain Ethereum. Le marché des layers 2 s’est beaucoup développé en 2023 face aux difficultés rencontrées par Ethereum.

Le 17 août 2023, la solution Shibarium a enfin été lancée ! Ce produit était très attendu par la SHIB army, mobilisée pour envoyer le jeton SHIB sur la lune ! Après un début un peu cata, Shibarium a finalement été remis sur pattes. Shibarium confirme la volonté annoncée des développeurs de sortir le Shiba Inu de sa case réductrice de mème coin en proposant un écosystème blockchain complet.

 

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Visa signe des partenariats pour des paiements cryptos

Face à l’émergence du marché crypto, les grands acteurs du paiement électronique ne sont pas restés de marbre. D’ailleurs, début septembre 2023, Visa a fait un pas significatif vers une adoption crypto. Lequel ? 

Le géant des paiements électroniques a bouclé un partenariat avec Worldplay et Nuvei. Il s’agit de deux réseaux qui regroupent des utilisateurs blockchains comme des plateformes NFT, des fournisseurs d’accès, etc. Ce partenariat va permettre à Visa de gérer des paiements en stablecoin. Pour ce faire, Visa a décidé de miser sur la blockchain Solana, réputée pour sa grande scalabilité.

Ces partenariats viennent confirmer la volonté de Visa de se positionner sur le secteur des cryptos. Dès 2021, Visa avait exploré la piste avec un premier partenariat avec l’exchange Crypto.com.

Début du procès de Sam Bankman-Fried, fondateur de FTX

Il y a des actus dont on se passerait bien. C’est par exemple le cas lorsqu’il s’agit d’un procès d’un acteur crypto majeur et peu scrupuleux comme Sam Bankman-Fried, alias SBF. Pour rappel, SBF est le fondateur de l’exchange FTX qui a fait faillite en novembre 2022.

Arrêté en décembre 2022, il a été placé en détention pour plusieurs chefs d’accusation, dont celui de fraude et de conspiration. Le procès tant attendu a débuté le 3 octobre 2023. Un mois plus tard, le procès a touché à sa fin et pour l’occasion, le JDC vous a d’ailleurs proposé de suivre les événements en direct. Le jeudi 2 novembre, le verdict tombe. Sans surprise, SBF est reconnu coupable pour les 7 chefs d’accusation qui pesaient contre lui.

Démission du PDG de l’exchange Binance

La situation de l’exchange Binance est venue assombrir cette fin d’année 2023 où la confiance avait repris le dessus avec les demandes d’ETF BTC en attente. Après plusieurs mois de conflit ouvert avec les régulateurs américains, une issue a enfin été trouvée.

Le 21 novembre 2023, Binance a ainsi annoncé le règlement d’une somme de 4,3 milliards de dollars, une « sortie complète » du marché américain et… la démission de son PDG, Changpeng Zhao. Un accord payé au prix fort qui va faire plonger Binance et son token natif BNB dans la tourmente pendant des semaines. 

Bitcoin atteint la barre des 44 000 $ 

Le cours du Bitcoin a connu plusieurs soubresauts en 2023, ce qui a conduit beaucoup d’analystes à envisager la fin du bear market. La plus grosse variation du prix du BTC s’est déroulée en fin d’année. 

Surfant sur les rumeurs autour des demandes d’ETF Bitcoin spot, le cours du Bitcoin a fortement augmenté début décembre 2023. Ainsi, le 5 décembre 2023, le prix du BTC a atteint son niveau maximum (sur 2023) avec un cours à 44 000 $. 

Certes, on est encore loin de son record historique (ATH) du 10 novembre 2021 avec un prix de 68 789 $. Pour autant, il s’agit tout de même d’une augmentation de 160 % depuis le début de l’année 2023. Une belle performance pour un actif que l’on disait mort il n’y pas si longtemps ! Au moment de la rédaction de cet article, le prix du Bitcoin est de 43 630 $. 

La filiale crypto de la Société Générale lance son stablecoin sur Bitstamp

On finit cette rétrospective crypto 2023 avec un cocorico ! Cette nouvelle nous vient de Forge, la filiale d’actifs numérique de la Société générale. Plus tôt dans l’année, Forge a obtenu son agrément PSAN auprès de l’AMF.

En cette fin d’année, Forge va plus loin ! La filiale de la Société Générale a annoncé le 6 décembre 2023 le lancement de son propre stablecoin ! Le stablecoin en question est l’EUR CoinVertible ou EURCV. Pour être précis, le stablecoin EURCV a été créé en avril 2023 sur la blockchain Ethereum. En décembre, Forge a annoncé mettre son stablecoin à disposition du public. Le 6 décembre 2023, l’EURCV est ainsi listé sur l’exchange crypto Bitstamp.

Vous l’aurez compris, l’année a été riche en actualité et la suivre pour vous a été un plaisir de la part de toute la rédaction du Journal du Coin. À l’année prochaine donc, pour de nouvelles crypto aventures !

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ADA Cardano : Perspectives et analyse technique – peut-il atteindre 1$ ?

Cardano (ADA), un acteur prometteur du monde des cryptomonnaies, a récemment fait des vagues avec une montée impressionnante, atteignant un sommet annuel de 0,68 $. Cette hausse, qui représente une augmentation de plus de 58 % au cours du dernier mois, reflète un regain d’activité notable sur sa plateforme. Avec sa blockchain robuste et évolutive, Cardano s’est imposé comme une solution de choix pour le développement d’applications décentralisées et de contrats intelligents, contribuant activement à la croissance et à la diversification de l’écosystème crypto​​​​.

Toutefois, ADA subit actuellement une correction, à l’instar de nombreuses autres cryptomonnaies, suite à d’importantes liquidations sur le marché ces dernières 48 heures. Le prix d’ADA, qui avait atteint 0,67 $, a chuté à 0,60 $, marquant une baisse de 1,8 % sur la dernière semaine. Cette volatilité reflète les fluctuations générales du marché des cryptomonnaies, où les mouvements rapides et les corrections sont monnaie courante, influençant ainsi les perspectives à court terme pour Cardano et d’autres actifs numériques.

Graphique hebdomadaire ADA/USDT. Source : TradingView

L’expansion record de Cardano : 79,7 millions de transactions et projets innovants



Depuis novembre 2023, Cardano a connu un développement considérable, comme le montre son dernier rapport de développement hebdomadaire. La blockchain Cardano a facilité 79,7 millions de transactions et soutient désormais 1 307 projets, avec 9,1 millions de jetons natifs en circulation. Ces chiffres témoignent de la croissance dynamique de l’écosystème Cardano, renforcée par des développements clés tels que l’implémentation réussie des tests de conformité Conway et le lancement de nouveaux outils pour le développement de contrats intelligents.

Rapport hebdomadaire des développements de Cardano au 8 décembre 2023 : Principaux points et statistiques. Source : Essential Cardano

Les prévisions optimistes pour ADA: Cap sur 1 $ ?



Cardano a aussi bénéficié de la dynamique générale du marché des cryptomonnaies, notamment grâce à l’influence de Bitcoin. Des analystes suggèrent que si ADA maintient son positionnement actuel, avec un support solide et une faible résistance, il pourrait atteindre de nouveaux ATH. Certains experts anticipent même que le prix d’ADA pourrait potentiellement atteindre 0,7497 $ ou même 1,80 $ en 2024, soulignant la confiance dans le potentiel haussier de Cardano à long terme.

Analyse technique graphique 4H ADA/USDT



L’analyse technique récente de Cardano (ADA) présente un scénario intéressant. Selon les données du 30 décembre 2023, le prix de l’ADA se situait autour de 0,6052 $, avec une baisse de 6,42 % au cours des dernières 24 heures. Malgré cette baisse, la capitalisation boursière d’ADA d’environ 21,42 milliards de dollars indique une position solide sur le marché des cryptomonnaies, se classant au 8ᵉ rang global.

Le point pivot actuel de l’ADA est à 0,60 $, servant de base pour son comportement immédiat sur le marché. Les niveaux de résistance clés sont fixés à 0,6490 $, 0,6800 $ et 0,7190 $, qui sont des seuils cruciaux pour le potentiel de hausse de l’ADA. D’autre part, ADA trouve un support immédiat à 0,5750 $, avec d’autres niveaux de support à 0,5450 $ et 0,5200 $​​.

D’un point de vue technique, l’indice de force relative (RSI) d’ADA est actuellement à 36, indiquant une tendance baissière sur le marché. Cela suggère que l’ADA n’est ni en surachat ni en survente, mais penche vers une tendance bearish.

Un point critique dans le graphique d’ADA est la moyenne mobile exponentielle (EMA en orange) de 50 jours, ce jour à 0,6120 $. Le mouvement du prix d’ADA en dessous de cette ligne suggère une tendance baissière à court terme. Cependant, le support de la ligne de tendance ascendante à 0,5750 $ pourrait offrir une opportunité de rebond, signalant un potentiel de changement vers une tendance haussière si l’ADA parvient à se maintenir au-dessus de ce niveau​​.

En conclusion, malgré les défis actuels, les signaux techniques et la position de l’ADA sur le marché suggèrent un potentiel de rebond et une progression ascendante à venir.

Les perspectives 2024 pour ADA : entre optimisme et prudence



Pour l’année 2024, les prédictions concernant le prix de Cardano (ADA) présentent des scénarios variés, reflétant à la fois des perspectives haussières et baissières.

Scénario Haussier :

Digital Coin Price prévoit un prix moyen haussier pour ADA en 2024, estimé à environ 1,28 $​​.
Selon Analytics Insight, la prédiction du prix de Cardano pour 2024 varie entre un minimum de 0,5726 $ et un maximum de 3,20 $, avec une moyenne de 0,689 $​​.

Scénario Baissier :

Finbold commence ses estimations de prix pour Cardano avec un prix moyen d’approximativement 51 cents en 2024​​.
WalletInvestor, quant à lui, propose une prévision baissière d’un an pour le crypto, avec un objectif de prix de 0,23 cent.

Launchpad XYZ et le Token LPX marquent une révolution dans le trading IA


Launchpad XYZ est une plateforme émergente qui vise à révolutionner le trading dans l’espace Web3. Elle propose des outils alimentés par l’intelligence artificielle pour aider les traders à maximiser leurs profits. Au cœur de son offre se trouve un moteur IA appelé Launchpad Quotient (LPQ) qui analyse des données pour générer des stratégies de trading personnalisées.

Take your analysis to the next level with advanced charting tools from #LaunchpadXYZ.

Chart your path to success. #Crypto #Web3 #Blockchain pic.twitter.com/1dZ02jVmNg

— Launchpad.xyz (@launchpadlpx) December 29, 2023

La prévente de Launchpad XYZ a déjà attiré un intérêt considérable, avec plus de 2,33 millions de dollars collectés auprès d’investisseurs enthousiastes. La phase actuelle de la prévente inclut des passes NFT échelonnés, commençant à 50 $ pour un accès de base.

Le token LPX est actuellement évalué à 0,0445 $, avec un prix de cotation de 0,0565 $. Pour ceux qui souhaitent investir, Launchpad XYZ propose plusieurs options de paiement, y compris les cryptomonnaies comme ETH, USDT mais aussi via cartes de crédit.

Les investisseurs peuvent également bénéficier d’un bonus de token de 2% lors de l’achat de LPX pendant les derniers jours de la prévente. Ce projet attire l’attention non seulement pour son potentiel de croissance, mais aussi pour son approche innovante du trading dans le domaine Web3.

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Cet article ne représente en aucun cas un conseil en investissement. Les informations fournies ici ne doivent pas être utilisées comme base pour prendre des décisions financières. Les investissements en crypto-monnaie comportent des risques et peuvent entraîner des pertes importantes. Il convient d’investir uniquement ce que vous pouvez vous permettre de perdre et d’effectuer vos propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.

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