Les enlèvements crypto se multiplient en France : fuite à venir des entrepreneurs de l’écosystème ?

Depuis un an, la France voit ressurgir une criminalité très spécifique : des enlèvements et agressions visant des détenteurs de cryptoactifs, ou, plus souvent, leurs proches. L’objectif est simple : obtenir un transfert immédiat de fonds, à l’abri des procédures bancaires classiques.

À mesure que ces attaques se répètent, une question gagne du terrain dans la finance numérique : l’Hexagone est-il en train de devenir un terrain trop risqué pour ses entrepreneurs crypto ?

Une violence ciblée et des rançons en millions d’euros

Le scénario se répète : repérage, menace physique, demande de rançon en actifs numériques. En janvier 2025, un cofondateur de Ledger a été enlevé avec sa compagne à leur domicile, séparé d’elle, puis contraint dans un chantage à la rançon, avec des mutilations rapportées par l’enquête. Dix suspects (âgés d’environ 20 à 40 ans) ont été interpellés après une vaste traque, et une partie des fonds exigés aurait été rapidement retracée puis récupérée par les autorités.

Au printemps 2025, la brutalité franchit un cap supplémentaire : le père d’un entrepreneur de l’industrie crypto a été kidnappé en pleine rue à Paris, transféré dans l’Essonne, et retenu plus de deux jours. Les ravisseurs ont exigé une rançon chiffrée entre 5 et 7 millions d’euros, en envoyant à la famille une preuve de vie insoutenable. Il a été libéré lors d’un assaut nocturne, et cinq personnes ont été arrêtées.

La médiatisation de l’écosystème joue aussi contre lui. En mai 2025, une tentative d’enlèvement en plein Paris visant la fille enceinte d’un dirigeant du secteur, son conjoint et leur enfant, a été filmée et largement relayée. Dans la foulée, l’État a réuni le secteur pour évoquer des mesures de protection et des orientations à mettre en place.

2026 : un effet boule de neige avec l’accélération des enlèvements et agressions

Début janvier 2026, de nouveaux faits viennent rappeler que le phénomène ne recule pas. Une agression lors d’une intrusion à domicile en région parisienne a conduit à ligoter et frapper une famille, tandis qu’un autre investisseur fut enlevé près de Cholet, violenté, puis abandonné à 50 km de chez lui.

Ces crimes, parfois qualifiés de « wrench attacks », contournent le cœur de la cybersécurité : inutile de casser une clé privée si l’on peut forcer quelqu’un à la donner. Les profils à risque sont souvent identifiables : entrepreneurs visibles, dirigeants, traders, influenceurs, et surtout leurs proches. Les assaillants exploitent la traçabilité imparfaite des cibles (adresses divulguées, habitudes, sociétés immatriculées) et la rapidité d’exécution d’un transfert en crypto.

Face à cette pression, les stratégies de défense se professionnalisent : recours à des sociétés spécialisées, réduction de l’empreinte numérique, filtrage des informations personnelles, et parfois une sécurisation physique renforcée. Par exemple, lors de l’évènement CryptoXR, un stand dédié à la sécurité privée fut présentes. Avec les tendances actuelles, les besoins évoluent en la matière.

Par ailleurs, une rançon annoncée autour de 10 millions d’euros fut demandée dans un kidnapping proche de La Rochelle, ce qui illustre l’ampleur des montants en jeu, et donc l’attrait criminel. Hélas, avec la multiplication des fuites de données, cette tendance criminelle ne risque pas de ralentir.

CYBERALERT FRANCE | Ledger a notifié des centaines de milliers d’utilisateurs d’une nouvelle fuite de données… venant d’un de ses prestataire de paiement, Global-E….

Il faudra s’attendre à de nouveaux cambriolages… de nouveaux enlèvements…
Et pour cause,… pic.twitter.com/jOBxXFGJbd

— SaxX ¯_(ツ)_/¯ (@_SaxX_) January 5, 2026

Vers une fuite des entrepreneurs ? Plutôt une délocalisation de la visibilité

Parler d’exode massif serait prématuré. En revanche, une tendance semble s’installer : délocaliser la visibilité plutôt que les équipes. Moins d’exposition médiatique, moins de conférences publiques, moins d’affichage sur les réseaux, plus de discrétion sur les adresses et les patrimoines.

C’est aussi un sujet de compétitivité : si l’entrepreneuriat crypto devient synonyme de risque personnel élevé, certains choisiront d’implanter la direction, la trésorerie ou même leur résidence dans des juridictions perçues comme plus protectrices.

Le paradoxe est là : la France a structuré un cadre pour l’innovation financière, mais la sécurité physique devient un facteur de décision aussi important que la fiscalité ou la régulation. NFT Paris fut annulé pour 2026. Serait-ce une raison implicite sous couvert d’un marché peu florissant actuellement ? Un analyse, sur X, a publié les récentes attaques (liste non exhaustive n’incluant par les dernières tentatives).

Pour éviter que la peur ne fasse fuir talents et capitaux, le secteur réclame des réponses concrètes : coordination policière, procédures d’alerte, accompagnement des dirigeants menacés, et lutte contre les réseaux qui industrialisent ces enlèvements.

Pendant ce temps, certains observateurs soulignent aussi l’émergence de projets plus récents comme Bitcoin Hyper, pour gagner gros aujourd’hui et arrêter la crypto, même si le sujet central reste aujourd’hui la sécurisation des détenteurs et la protection des entrepreneurs face à la hausse des agressions.

Les crypto-actifs représentent un investissement risqué.

Les informations présentées dans cet article ne constituent en aucun cas un conseil en investissement. Elles sont fournies à des fins exclusivement informatives. Le marché des crypto-actifs demeure hautement volatil et comporte des risques significatifs de pertes. Il est recommandé aux lecteurs de n’investir que les montants qu’ils peuvent se permettre de perdre, et de procéder à leurs propres recherches avant toute prise de position sur les marchés.

Pour aller plus loin sur le sujet :

Ce memecoin viral à 4,5 millions de dollars bouscule la hiérarchie de l’industrie crypto

Bitcoin à 215 000 $ en avril : comment un environnement d’exécution basé sur la SVM pourrait soutenir ce sommet

Retour du supercycle des memecoins : ce qu’il faut savoir et les opportunités à décrocher

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Russie : Le contrôle bancaire se resserre avant la légalisation de la crypto en 2026

La crypto à la loupe. Le paysage financier russe connaît une mutation historique en ce début d’année 2026. Alors que le pays s’apprête à finaliser son cadre législatif complet d’ici l’été, la Banque centrale de Russie (CBR) intensifie radicalement son contrôle sur les flux numériques. Ce mouvement s’inscrit dans une stratégie à deux détentes : d’un côté, une surveillance drastique des transactions bancaires actuelles, et de l’autre, une intégration formelle de la crypto comme « actif monétaire » au sein de l’économie réelle dès le 1ᵉʳ juillet 2026.

Les points clés de cet article :La Russie a amorcé un tournant historique en intégrant formellement les cryptomonnaies dans son économie, avec un cadre législatif complet attendu d’ici l’été 2026.
La Banque centrale de Russie a instauré un dispositif de reporting bancaire sans précédent, exigeant des banques une transparence totale sur les transactions liées aux cryptomonnaies, notamment pour les transferts transfrontaliers.

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Un reporting bancaire sans précédent pour mettre fin à l’anonymat en Russie

La Banque centrale de Russie a dévoilé en ce mois de janvier 2026 un projet de réglementation qui impose aux banques commerciales des obligations de déclaration d’une précision inédite. Les établissements financiers devront désormais fournir des rapports détaillés sur chaque transfert de fonds lié aux cryptomonnaies, notamment pour toutes les transactions transfrontalières effectuées par les citoyens russes.

Ce dispositif ne laisse aucune zone d’ombre technique ou juridique. Chaque déclaration devra inclure l’identité complète et le statut de résidence des parties, la méthode exacte du transfert — qu’il s’agisse d’un compte bancaire, d’une carte de crédit ou d’espèces — ainsi que les intermédiaires utilisés et les frais prélevés.

Cette offensive vise à refléter les « nouveaux phénomènes économiques » dans la balance des paiements nationale, alors que le pays cherche à comptabiliser chaque mouvement de valeur numérique. Au-delà du Bitcoin, les banques sont désormais tenues d’isoler et de rapporter séparément les transactions impliquant des droits numériques, des actifs tokenisés comme les titres financiers ou les métaux précieux, et même les NFT.

Pour les autorités russes, ce « grand inventaire » est le préalable indispensable à la légalisation, permettant de mesurer avec exactitude l’exposition des institutions régulées avant qu’elles ne soient massivement autorisées à proposer des services de trading et de conservation.

Le changement de paradigme à Moscou est spectaculaire. Longtemps perçue comme une menace, la crypto est aujourd’hui traitée comme un instrument souverain de résilience économique. Le minage, reconnu comme une activité industrielle légitime fin 2024, est désormais officiellement qualifié par le Kremlin « d’exportation cachée ».

La Russie prépare le terrain à une forme de légalisation de la crypto dans les mois qui viennent

Vers une normalisation totale : de l’exportation cachée à l’actif monétaire

Cette industrie génère des flux de capitaux si importants qu’ils contribuent d’ailleurs activement à la stabilité du rouble sur les marchés des changes. Pour encadrer cette puissance financière, le nouveau concept réglementaire prévoit de conférer au Bitcoin et à l’Ethereum le statut juridique « d’actifs monétaires », ouvrant ainsi la voie à une détention généralisée et légale.

D’ici au 1er juillet 2026, la Russie prévoit de mettre en place un système d’accès au marché à deux niveaux pour protéger les épargnants tout en favorisant l’investissement. Les particuliers n’ayant pas le statut d’investisseurs qualifiés seront soumis à un plafond d’achat annuel de 300 000 roubles (environ 3 800 $) via un seul intermédiaire agréé, et devront passer un test de connaissance des risques.

À l’inverse, les investisseurs professionnels bénéficieront d’un accès illimité aux actifs numériques, à l’exception des jetons anonymes qui restent proscrits. En structurant ainsi son marché domestique avec ses propres bourses et courtiers régulés, la Russie espère rapatrier les flux de capitaux vers son système financier national et instaurer un régime de responsabilité stricte, avec des sanctions prévues dès 2027 pour les acteurs non enregistrés.

La Russie ne se contente donc plus de tolérer les actifs numériques : elle les absorbe dans son architecture financière. En imposant des standards de reporting calqués sur le système bancaire traditionnel, la Banque centrale prépare le terrain pour une intégration massive qui culminera à l’été 2026. Ce cadre, bien que restrictif, marque une étape décisive où la crypto devient un rouage officiel et transparent de l’économie russe, capable de soutenir les échanges internationaux tout en restant sous l’œil vigilant du régulateur.

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Le prix de Pepe chute de 9 % alors que les memecoins les plus populaires s’effondrent

Pepe a changé de mains autour de 0,0000058 $, ayant perdu 9 % dans un contexte de fortes baisses pour les memecoins.
Dogecoin et Shiba Inu ont également perdu des gains, tandis que Fartcoin a chuté de 13 %.
Les Memecoins peinent alors que les pièces de confidentialité explosent.

Pepe s’est classé parmi les moins performants des dernières 24 heures, alors que l’élan du segment memecoin du marché des cryptomonnaies s’estompait.

Le recul n’a pas été limité à Pepe. Plusieurs memecoins majeurs ayant enregistré de solides gains plus tôt en janvier 2026 ont également reculé, les investisseurs verrouillant leurs bénéfices dans un contexte de repositionnement plus large du marché.

Un changement de sentiment en faveur des cryptomonnaies axées sur la vie privée coïncide avec des baisses de jetons tels que Dogecoin, Shiba Inu et Bonk.

La pression de vente a été plus marquée chez certains petits noms, avec des memecoins comme Fartcoin enregistrant des pertes à deux chiffres.

Le prix du Pepe chute de 9 %

La memecoin à thème grenouille Pepe a reculé de 9 % lors des premières négociations pendant les heures de jeu aux États-Unis jeudi, alors que la catégorie plus large a enregistré des baisses généralisées.

Le jeton s’est échangé à environ 0,0000059 $, en baisse par rapport aux sommets récents de 0,0000065 $, avec une pression de vente croissante dans un contexte d’activité de vente accrue.

Les données de CoinMarketCap montrent que le volume de transactions journalier a augmenté de 32 % pour dépasser les 795 millions de dollars, indiquant une forte baisse d’intensité.

graphique de prix Pepe par CoinMarketCap

Un retrait pourrait entraîner davantage de pertes, donnant un nouvel élan aux baissiers.

Plus tôt dans l’année, le PEPE a enregistré une forte progression alors que la dynamique haussière a englouti les memecoins.

Des afflux spéculatifs et un enthousiasme plus large pour les memecoins ont catalysé ces mouvements.

Cependant, comme pour la plupart des autres jetons du secteur, la réalisation de bénéfices après les rallyes a permis une nouvelle correction.

Le prix de Pepe a atteint des sommets de 0,0000070 $ le 14 janvier 2025, mais pourrait désormais revenir à des creux de 0,0000055 $.

Dogecoin et Shiba Inu perdent des gains

La vente massive des memecoins a fait chuter la capitalisation boursière totale de la catégorie de près de 4 %, atteignant 44,9 milliards de dollars, tandis que le volume d’échanges journalier a chuté de 19 % pour atteindre environ 5,7 milliards de dollars.

Dogecoin (DOGE) a connu une légère prise de bénéfices, avec une baisse d’environ 5 % à 0,14 $.

Sa capitalisation boursière s’élevait à 23,9 milliards de dollars, ce qui en conserve la plus grande memecoin en termes de valeur, bien que les prix aient désormais abandonné les gains enregistrés lorsque le Bitcoin avait atteint des sommets proches de 97 000 dollars mercredi.

Par ailleurs, Shiba Inu (SHIB), le token basé sur Ethereum qui avait auparavant repris en parallèle avec le marché plus large, se négociait autour de 0,0000085 $, en baisse d’environ 4 % au cours des dernières 24 heures.

Bonk (BONK), basé à Solana, était en dernier temps près de 0,0000105 $, en baisse de 7 % sur la journée, tandis que Official Trump (TRUMP) a chuté d’environ 5 % pour atteindre environ 5,43 $.

Floki (FLOKI) a été parmi les moins performants, ayant chuté d’environ 8 % au cours des dernières 24 heures, son prix tombant à environ 0,000051 $.

SPX6900 (SPX), une memecoin satirique et anti-establishment qui a connu un boom plus tôt dans son histoire de trading, est également restée sous pression, changeant de mains près de 0,57 $, soit plus de 10 % de moins sur la journée.

Gutgy Penguins, une memecoin liée à la populaire collection NFT, se négociait autour de 0,012 $, en baisse d’environ 7 % au cours des dernières 24 heures.

Fartcoin a enregistré des pertes plus marquées, chutant d’environ 13 % alors qu’elle réduisait ses gains à environ 0,37 $.

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NFT en chute libre : Les géants Nike et NFT Paris jettent l’éponge

Chute libre. On ne va pas se mentir. L’ambiance n’est plus aux coupes de champagne tiède et aux soirées jet-set remplie de petits fours healthy pour célébrer des singes pixélisés. En ce début d’année 2026, le secteur des NFT ressemble furieusement à un lendemain de fête difficile où l’on compte les verres brisés et les promesses non tenues. Entre aveux d’échec et sorties par la petite porte, les signaux d’alarme clignotent en rouge écarlate sur les tableaux de bord.

Alors, faut-il ranger les JPEG au rayon des antiquités et préparer l’oraison funèbre de son wallet ? Ou reste-t-il, au milieu des décombres, une petite lueur d’espoir pour sauver le soldat NFT ? Entre réalités économiques, mutations externes et changement de tendance, on fait le point.

L’hécatombe parisienne : Quand le rideau tombe sur NFT Paris

C’est un séisme pour la « Crypto-France ». NFT Paris, le rendez-vous qui se targuait d’être le plus grand événement du genre au monde, a annoncé l’annulation pure et simple de son édition 2026.

Après quatre ans à faire briller le Web3 sous les dorures parisiennes, le manque de liquidités et l’effondrement des volumes ont eu raison des ambitions de l’organisation.

Comprenons bien. On pourrait se dire : « Après tout, ce n’est qu’un salon B2B de plus qui ferme ». Mais ce serait mal comprendre la place de Paris dans cet écosystème. Contrairement à Dubaï ou Singapour, très tournés vers la finance pure et dure, Paris était le cœur battant de la trend Art & Luxe. C’était là que les artistes numériques rencontraient les grandes maisons, là où l’on essayait de prouver que le NFT n’était pas qu’un outil spéculatif, mais un nouveau support culturel.

« L’effondrement du marché nous a durement touchés. Malgré des réductions drastiques des coûts et des mois passés à essayer de faire en sorte que cela fonctionne, nous n’avons pas pu y parvenir cette année.

Tous les billets seront remboursés dans les 15 jours. À ceux d’entre vous qui avaient déjà réservé des vols et des hôtels — nous sommes vraiment désolés. Nous savons à quel point c’est frustrant. »

NFT Paris & RWA Paris 2026 are cancelled.

After four editions bringing together the global Web3 community in Paris, we have to face reality: NFT Paris 2026 will not happen.

The market collapse hit us hard. Despite drastic cost cuts and months of trying to make it work, we…

— NFT Paris (@nft_paris) January 5, 2026

Nike x RTFKT : Chronique d’un divorce en « catimini »

L’annulation de NFT Paris n’est pas la seule ombre au tableau en ce début d’année 2026. Dans la semaine, la série noire a continué. Nike a revendu RTFKT (prononcez « Artifact », soit artefact en français) en décembre dernier, sans tambour ni trompette. On est loin de l’euphorie de 2019 quand John Donahoe, l’ancien CEO, rachetait le studio à prix d’or. Le Journal du Coin titrait alors : NIKE s’offre la pépite RTFKT et rentre dans la méta-course.

RTFKT aura tout de même marqué l’histoire des NFT avec des collections à succès comme CloneX qui a généré plus d’1,5 milliard de dollars de volume d’échange selon The Block Research. Le projet se classe même à la neuvième place des projets NFT par revenus selon DeFiLlama avec près de 50 millions de dollars de revenus totaux. Mais cela n’aura pas suffi à convaincre Nike de poursuivre l’aventure.

Mais, sous la houlette du nouveau patron Elliott Hill, Nike fait le ménage et se recentre sur son cœur de métier : le sport et le physique. Certes, le géant garde un pied dans le virtuel via Fortnite ou EA Sports, mais les NFT de sneakers à 3 ETH, c’est de l’histoire ancienne. Un investisseur a même porté plainte, estimant que Nike a « tiré le tapis » (le fameux rug pull) sous les pieds des collectionneurs.

OpenSea, Ordinals et Bull Run : L’espoir fait vivre ?

Pour nuancer ce tableau un peu sombre, tout n’est pas à jeter aux orties. Si les volumes sur OpenSea ont encore glissé de près de 28 % sur un an, la plateforme prépare sa riposte. Le lancement imminent du token SEA (prévu pour le premier trimestre 2026) pourrait redonner un coup de fouet à la fidélité des utilisateurs.

De son côté, Bitcoin ne se laisse pas abattre. Les « Ordinals » (les NFT sur Bitcoin) continuent de drainer une communauté de puristes, prouvant que les NFT ont peut-être encore un sens quand ils s’appuient sur la blockchain la plus solide au monde. Ce rapport de novembre 2025 de 101 Blockchains intitulé Crypto Bull Run 2026: Major Trends and Insights reste d’ailleurs optimiste : le Bull Run 2026 ne sera pas celui de la spéculation débile, mais celui de l’utilité.

Les RWA, la bouée de sauvetage des NFT ?

Si le secteur des objets de collection pur jus boit la tasse, un autre navire commence à pointer le bout de son nez : celui de l’utilité réelle. C’est le grand enseignement du rapport de 101 Blockchains. On change de paradigme. Fini les promesses de « métavers » flous, technologiquement limités, place à la tokenisation d’actifs tangibles, les RWA.

L’idée ? Utiliser la technologie NFT non plus pour posséder un dessin de chat, mais pour fractionner un immeuble, authentifier une montre de luxe ou gérer des passeports via des jumeaux numériques. En 2026, la tendance est claire : les investisseurs ne veulent plus de vent, ils veulent du béton (au sens propre). Le NFT devient un outil invisible, une infrastructure, et perd son côté « gadget » pour devenir un standard de propriété.

La fin du folklore, le début du sérieux ?

Alors, faut-il enterrer les NFT ? Si l’on parle de l’époque où n’importe quel JPEG s’envolait pour des sommes indécentes, la réponse serait : « peut-être ». L’annulation de NFT Paris et le divorce Nike x RTFKT marquent la fin d’un folklore spéculatif qui a fini par s’essouffler.

Mais au milieu des décombres, une lueur d’espoir persiste. Le marché est en train de s’assainir. Entre l’arrivée imminente du jeton SEA d’OpenSea pour ramener de la liquidité et l’essor des RWA, le secteur reste à surveiller. Les NFT de demain seront peut-être moins « flashy » et moins jet-set, mais ils seront surement plus utiles. Mais pour les JPEG de collection, la gueule de bois risque de durer encore un moment.

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DAC8, crise chez Zcash et adoption institutionnelle – Top 5 actus Bitcoin et cryptomonnaies

Hier, 8 janvier 2026, l’actualité a mêlé régulation, initiatives institutionnelles et tensions au sein de l’écosystème. Au programme : entrée en vigueur de DAC8 dans l’UE, lancement d’un stablecoin par le Wyoming, projets chez Morgan Stanley, remous chez Zcash et un fait divers à Manosque.

Voici les faits marquants de la journée.

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Agression à Manosque visant des cryptomonnaies

Une femme a été violemment agressée et séquestrée à son domicile à Manosque par des individus armés cherchant à lui extorquer ses cryptomonnaies.

Une enquête a été ouverte pour vol en bande organisée. Les détails dans cet article.

L’Union européenne applique DAC8

La directive DAC8 (huitième amendement à la Directive sur la Coopération Administrative en matière fiscale) a été adoptée par l’UE en octobre 2023 et vise à renforcer la transparence fiscale en étendant les échanges automatiques d’informations aux crypto-actifs, alignée sur le cadre CARF de l’OCDE.

Elle impose aux plateformes de services crypto (comme les exchanges, qu’elles soient basées dans l’UE ou non, tant qu’elles servent des clients résidant dans l’UE) de collecter et transmettre aux autorités fiscales des États membres l’identité des utilisateurs (nom, adresse, numéro d’identification fiscale TIN, date de naissance, etc.) ainsi que l’historique détaillé de leurs transactions (achats, ventes, échanges, transferts, etc., y compris les montants en fiat ou crypto).

Les obligations de reporting entrent en vigueur pour les transactions à partir du 1er janvier 2026, avec les premiers rapports à soumettre aux autorités fiscales d’ici juin 2027 pour l’année 2026.

Cela concerne tous les types de crypto-actifs (y compris les stablecoins, NFT, etc., mais pas les CBDC pour l’instant), et les plateformes non conformes risquent des sanctions dissuasives, comme l’interdiction d’opérer dans l’UE.

L’objectif est de lutter contre l’évasion fiscale, mais cela soulève des débats sur la privacy dans la communauté crypto.

Le Wyoming lance le stablecoin FRNT sur Solana

Le Wyoming a lancé le 7 janvier 2026 le Frontier Stable Token (FRNT), devenant ainsi le premier État américain à émettre un stablecoin étatique, initialement déployé sur la blockchain Solana pour une accessibilité rapide et à faible coût.

Ce token est adossé à 100 % à des réserves en dollars américains et en bons du Trésor US, gérées par Franklin Templeton, avec une supervision complète par l’État pour assurer la transparence et la conformité.

Il est disponible au public via des plateformes comme Kraken (sur Solana) et Rain (sur Avalanche), et peut être bridgeé vers d’autres réseaux comme Ethereum, Arbitrum, Polygon, etc.

L’objectif est de générer des revenus pour l’État (par exemple, pour financer les écoles publiques via les intérêts des réserves), tout en promouvant l’innovation crypto dans un cadre réglementé.

Morgan Stanley prépare un portefeuille pour actifs tokenisés

Morgan Stanley a annoncé le 8 janvier 2026 son intention de lancer un wallet au second semestre de cette année, conçu pour prendre en charge les actifs tokenisés, y compris les titres traditionnels, les actions d’entreprises privées et potentiellement d’autres actifs du monde réel comme l’immobilier ou l’art.

Ce wallet, destiné principalement aux clients institutionnels et à haute valeur nette, servira de hub unifié pour gérer ces actifs sur blockchain, dans le cadre d’une stratégie plus large d’expansion dans les actifs numériques.

En parallèle, la banque prévoit d’introduire le trading de Bitcoin, Ethereum et Solana dès le premier semestre 2026, marquant une intégration accrue de la crypto dans la finance traditionnelle.

Départs en chaîne chez Zcash

Les développeurs principaux de Zcash démissionnent collectivement après un conflit interne et créent une nouvelle société dédiée aux technologies de confidentialité. Dans le détail, Josh Swihart, le CEO de l’Electric Coin Company depuis 2023, a annoncé sur X que l’ensemble de l’équipe de développeurs de la société a démissionné collectivement.

Ces (désormais ex-) employés accusent le conseil d’administration de Bootstrap (une organisation à but non lucratif créée en 2020 pour gouverner l’ECC) d’avoir dévié de la mission originelle de Zcash, comme nous l’expliquons en détail dans cet article.

Journée contrastée entre durcissement réglementaire, avancées institutionnelles et tensions techniques : on se retrouve demain sur le Journal du Coin pour la suite.

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LIVE : Le marché crypto stabilise, prédictions Bitcoin et ethereum, analyse XRP, RLUSD et Ripple

En moins de 24 heures, le marché des cryptomonnaies a marqué le pas après un début d’année volatil. Le Bitcoin a glissé autour de 90 300 à 90 900 $, tandis que l’Ethereum évoluait près de 3 120 à 3 150 $, sur fond d’attentisme avant des statistiques américaines et une décision judiciaire très suivie sur les droits de douane. La capitalisation totale des actifs numériques s’est repliée vers les 3 100 milliards de dollars, avec un sentiment oscillant en zone neutre (indice « Fear & Greed » autour de 43 à 49).

ETF et dérivés, les chiffres qui ont pesé

Côté finance traditionnelle, les flux se sont retournés : les ETF spot sur Bitcoin ont enregistré environ 486 M$ de sorties nettes sur une séance, ceux adossés à l’Ether 98 M$, et les produits liés au XRP ont connu leur première journée de retraits (environ 40,8 M$) sur 2026, malgré plus de 1,5 milliards de dollars d’actifs encore sous gestion.

Sur les marchés à effet de levier, la correction a déclenché près de 449,34 M$ de liquidations en 24 h, majoritairement sur des positions longues (environ 362,24 M$). En toile de fond, l’intérêt institutionnel reste vif : une grande banque américaine a déposé des documents visant des ETF indexés sur le Bitcoin et Solana, signe d’une normalisation progressive.

Dans un tel contexte, quelles attentes faut-il avoir sur le marché ? Faisons le point sur la situation, découvrez nos prédictions pour certains actifs et le biais à privilégier on-chain.

Pour aller plus loin sur le sujet :

Strategy restera dans les indices MSCI : un pas supplémentaire pour l’adoption crypto

Encore 48 heures pour s’exposer au meilleur memecoin web : pourquoi PEPENODE va exploser en 2026 ?

Vente secrète de la filiale RTFKT par Nike : les conséquences pour le marché des NFT

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Vente secrète de la filiale RTFKT par Nike : les conséquences pour le marché des NFT

Début janvier, plusieurs informations de presse ont révélé que Nike aurait cédé discrètement sa filiale RTFKT, spécialiste des sneakers virtuels et des NFT. L’opération serait intervenue en décembre 2025, avec une prise d’effet au 16 décembre 2025, sans divulgation du prix ni de l’acquéreur. Au-delà du symbole, ce désengagement soulève une question centrale pour la crypto-finance : que devient la marque quand un géant du sport coupe le lien avec une collection NFT ?

Un retrait (presque) silencieux, après une stratégie Web3 très ambitieuse

RTFKT avait été racheté en décembre 2021 pour accélérer la transformation numérique de Nike et développer des objets de collection à l’intersection du sport, du jeu vidéo et de la culture. À l’époque, l’écosystème carburait : une collaboration de RTFKT sur des sneakers virtuels avait généré 3,1 millions de dollars en quelques minutes, preuve qu’un marché secondaire « à la manière du resale » pouvait exister aussi sur Ethereum.

According to OregonLive, Nike quietly sold its digital products subsidiary RTFKT in December 2025, which it had acquired in 2021. RTFKT previously announced it would end its Web3 services in January 2025. Nike’s Converse brand reported a 30% drop in quarterly sales in December…

— Wu Blockchain (@WuBlockchain) January 7, 2026

Mais la trajectoire s’est inversée. Fin 2024, RTFKT annonce une extinction progressive de ses activités, avec une fin de service prévue fin janvier 2025. Dans l’intervalle, Nike indique qu’il met en pause la production de NFT tout en conservant des partenariats « plus légers » avec des acteurs du jeu vidéo, une façon de rester présent dans le virtuel sans porter seul le risque opérationnel.

Selon les informations publiées début janvier, la cession intervenue en décembre 2025 acterait donc la fin d’un cycle : Nike ne cherche plus à posséder un studio Web3, mais à redevenir un partenaire, éventuellement, parmi d’autres.

Effet immédiat : un choc de confiance et une prime de liquidité qui s’évapore

Pour le marché des NFT, l’enjeu dépasse le cas RTFKT. Les collections adossées à une marque grand public bénéficient d’un mécanisme bien connu en finance : une prime de confiance, qui soutient la liquidité, donc les prix. Quand l’émetteur se retire, cette prime se contracte, et le marché reprice brutalement le risque (maintenance, utilité future, propriété intellectuelle, feuilles de route).

Cette recomposition intervient dans un contexte déjà fragile. En novembre 2025, les ventes mensuelles de NFT sont tombées autour de 320 millions de dollars, contre 629 millions en octobre, et environ 303 millions en décembre 2025 selon les agrégats on-chain. La capitalisation du marché NFT est, elle, retombée vers 2,7–2,8 milliards de dollars début janvier, très loin des niveaux observés lors des pics précédents.

Dans ce décor, la sortie d’un acteur comme Nike peut produire un effet de contagion : d’autres marques pourraient privilégier des dispositifs hors-bilan, licences, drops ponctuels, programmes de fidélité tokenisés, plutôt que des filiales dédiées. Autrement dit, moins de travaux sur le marketing, plus d’opérations courtes et mesurables, ce qui réduit la visibilité des cash-flows futurs (royalties, ventes primaires), donc la valorisation des collections.

Enfin, RTFKT illustre un paradoxe : même quand le business fonctionne, la dépendance au marché secondaire est risquée. Le studio aurait cumulé 49,82 millions de dollars de revenus, dont plus de 45 millions en royalties, un modèle performant tant que la rotation reste élevée.

Un précédent juridique qui pèse sur toute la crypto-économie

Le dossier est aussi devenu juridique. En avril 2025, Nike a été visé par une action collective réclamant plus de 5 millions de dollars, les plaignants estimant que l’arrêt de l’activité a fait chuter la demande et la valeur de leurs actifs, avec en toile de fond la question des NFT comme « titres » potentiels.

Même sans trancher le fond, ce type de procédure change déjà les pratiques : clauses de continuité, promesses de service limitées, transparence accrue sur l’utilité réelle, et une séparation plus nette entre des objets de collection et produits financiers.

Pour le marché, la conséquence est claire : en 2026, les projets NFT qui survivront seront ceux capables de prouver une utilité durable (accès, contenu, avantages, interopérabilité), et de résister à la sortie d’un sponsor. La « marque » reste un accélérateur, mais elle ne suffit plus à garantir la liquidité.

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