L’IA, épouvantail des temps modernes ? Les utilisateurs de plus en plus méfiants

Inquiétude Augmentée. L’intelligence artificielle fait de plus en plus figure d’épouvantail, pire, elle pourrait causer des dommages catastrophiques d’après l’ONU. Le 15 mai 2026, Eric Schmidt, ancien PDG de Google, a même été hué à plusieurs reprises lors de son discours de fin d’année à l’Université d’Arizona, chaque mention de l’IA déclenchant une nouvelle bronca. Il n’était pas le seul ce jour-là : un dirigeant de l’immobilier s’est fait siffler pour la même raison en Floride. Emplois menacés, moral en berne, cerveau qui ramollit : les griefs s’accumulent. Les données, elles, racontent une histoire nettement plus nuancée.

Les points clés de cet article :
Eric Schmidt, ancien PDG de Google, a été hué lors d’une remise de diplômes pour ses propos sur l’IA, illustrant la peur ambiante face à cette technologie.
Malgré les craintes généralisées, un rapport du Boston Consulting Group a révélé que l’IA est largement utilisée par les employés de première ligne et améliore leur satisfaction au travail.
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IA : une méfiance bien réelle, mais pas universelle

Selon un sondage relayé par le média américain Semafor le 18 mai 2026, plus de 50 % des Américains ont désormais une opinion négative de l’intelligence artificielle, et 70 % jugent que son développement va trop vite. Seuls 18 % des jeunes se disent optimistes à son sujet.

Ce rejet, particulièrement marqué dans les universités, alimente une question simple : d’où vient cette peur, et tient-elle vraiment debout une fois confrontée aux chiffres du monde du travail ?

Premier grief : un outil réservé à une élite

C’est le reproche le plus répandu. Cependant, dans les faits, le dernier rapport du Boston Consulting Group (BCG), publié en juin 2026, montre l’inverse.

74 % des employés de première ligne, ceux qui n’occupent pas de poste de management, utilisent déjà l’IA régulièrement, au moins plusieurs fois par semaine. Loin d’un gadget de cadre supérieur, l’outil s’est diffusé jusqu’au bas de l’échelle.

Deuxième grief : l’IA nous rendrait dépressifs

Les données prennent, là aussi, le contre-pied. Plus de deux tiers des utilisateurs réguliers se disent plus satisfaits de leur travail depuis qu’ils s’en servent.

Mieux : 42 % d’entre eux économisent l’équivalent d’une journée de travail complète chaque semaine, soit 8 heures rendues à autre chose. Un vrai gain de temps, pas un simple gadget de productivité.

Troisième grief : l’IA nous rendrait bêtes

Troisième idée reçue, tout aussi bousculée par le rapport BCG. Dans les faits, l’outil redistribue les tâches. Les salariés se concentrent sur des missions plus complexes, et prennent même davantage de décisions qu’avant.

Loin d’un déclin cognitif généralisé, le BCG décrit un cercle plutôt vertueux, qui profite aux équipes comme aux entreprises. Une nuance s’impose tout de même : le rapport parle aussi d’un « paradoxe de la joie » (joy paradox), où une partie de ces mêmes utilisateurs, jusqu’à 41 % des répondants, rapporte une charge mentale accrue. L’IA rend le travail meilleur, pas forcément plus reposant.

Le vrai problème : l’accompagnement, pas la machine

Reste alors une question : pourquoi la défiance persiste-t-elle malgré ces chiffres plutôt favorables ? La réponse tient moins à la technologie qu’à ceux censés l’introduire. Le BCG est clair sur ce point : les salariés attendent une direction claire de leurs dirigeants sur les sujets à fort impact, et un vrai effort de formation. Or seul un tiers des employés de première ligne juge la communication de leurs dirigeants claire sur le sujet, et seulement 36 % estiment avoir reçu une formation adéquate à l’IA.

Ce manque de pédagogie ne se limite d’ailleurs pas à la productivité en entreprise. Il a un coût bien plus concret, et particulièrement visible du côté des cryptomonnaies : les arnaques boostées à l’IA explosent. Les escroqueries dites de « pig butchering » (l’« abattage du cochon », qui consiste à engraisser la confiance d’une victime avant de la pousser vers une fausse plateforme d’investissement) ont vu leurs revenus grimper de près de 40 % en un an. Les « wallet drainers », ces scripts qui vident un portefeuille crypto après une fausse connexion à un faux site de DeFi ou de NFT, ont contribué à un vol total de 2,2 milliards de dollars rien qu’en 2024. Des escrocs utilisent même des deepfakes de personnalités reconnaissables pour gonfler artificiellement un jeton avant de le larguer sur des investisseurs mal informés. Autant de pièges qui prospèrent précisément là où la compréhension de l’outil fait défaut, y compris chez les particuliers, bien au-delà du seul cadre professionnel.

Le frein n’est donc pas l’outil, mais l’accompagnement humain qui devrait aller avec. Tant qu’une majorité de salariés devra apprendre l’IA sur le tas, l’écart entre ceux qui gagnent une journée par semaine et ceux qui redoutent de perdre leur poste continuera de se creuser. Combler ce fossé, par la formation et une communication plus limpide des directions, profiterait autant aux entreprises qu’à leurs équipes. Ce constat rejoint d’ailleurs les analyses du Journal du Coin sur l’IA agentique en entreprise, où la valeur créée dépend elle aussi bien plus de la stratégie déployée que de la technologie elle-même.

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Vitalik Buterin dévoile « Lean Ethereum » : la plus grande refonte du protocole depuis The Merge

STARK quantiques, 100 To d’état, finalité en quelques secondes. Pendant que la quasi-totalité des stablecoins mondiaux transitent par ses rails, Ethereum s’apprête à changer presque tout ce qui le fait tourner, sauf, promet-on, ce qui tourne déjà dessus.En effet, Ethereum héberge déjà l’écrasante majorité des stablecoins en circulation dans le monde. C’est dans ce contexte de position dominante que Vitalik Buterin a choisi, les 4 et 5 juillet 2026, de dévoiler « Lean Ethereum » : une feuille de route de trois à quatre ans qui doit toucher la quasi-totalité des composants du protocole. C’est le troisième grand acte de l’histoire d’Ethereum après le lancement en 2015 et The Merge (bascule vers le proof-of-stake) en septembre 2022.

Les points clés de cet article :
Ethereum a dévoilé « Lean Ethereum », une refonte ambitieuse de son protocole visant à transformer presque chaque composant majeur de la blockchain, promettant un impact révolutionnaire sur le réseau.
La feuille de route prévoit une résistance quantique complète d’ici 2029, avec des innovations telles que le consensus rapide, des données plus souples et une exécution allégée, renforçant la position dominante d’Ethereum dans la finance décentralisée.
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Ethereum : pourquoi une refonte de la blockchain maintenant ?

Vitalik Buterin a été clair sur l’ampleur du chantier : « presque chaque pièce majeure du protocole » sera remplacée. Pour un peu de contexte, c’est une annonce qui arrive après un rassemblement de chercheurs à Berlin, et surtout dans la foulée une restructuration inédite de la Fondation Ethereum : coupe budgétaire d’environ 40 %, suppression de 54 postes (20 % des effectifs), et départ de neuf cadres seniors depuis janvier, dont les deux co-directeurs exécutifs.

C’est tout le paradoxe du nom « Lean » (littéralement « dégraissé ») : viser simplicité, résistance quantique et confidentialité pendant que la maison mère se serre elle-même la ceinture.

Les trois piliers techniques : consensus, données, exécution

La feuille de route, conçue avec le chercheur de la Fondation Justin Drake dès 2025, repose sur trois couches repensées.

Le consensus (« lean consensus ») vise une finalité en un ou deux tours de vote, contre le mécanisme actuel réparti sur plusieurs époques : confirmation définitive en quelques secondes au lieu de plusieurs minutes, via une réduction progressive du temps de bloc (12, puis 8, 6, 4, voire 2 secondes), chaque palier conditionné à la confiance acquise sur la sécurité du réseau.

Les données (« lean data ») remplacent les engagements cryptographiques actuels (KZG) par des primitives résistantes au quantique, avec un dimensionnement plus souple des blobs, ces espaces de données dédiés aux rollups de couche 2.

L’exécution (« lean execution ») est la partie la plus spectaculaire : vérifier les transactions par preuves STARK récursives (un seul acteur fait le calcul lourd, tout le monde vérifie une preuve compacte) plutôt que de les faire réexécuter par chaque nœud. À terme, l’EVM actuelle deviendrait une simple cible de compilation, l’exécution réelle migrant vers une architecture plus légère comme RISC-V ou le projet maison « leanISA ».

Feuille de route « Lean Ethereum » (mise à jour juin 2026) – Source

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Objectifs chiffrés et calendrier, 2026-2030

Buterin vise une résistance quantique complète d’ici 2029, via des signatures fondées sur le hachage. Côté stockage, la feuille de route évoque, à l’horizon 2030, environ 2 To d’état « dynamique » classique quasiment inchangé, complétés par jusqu’à 100 To d’un nouveau modèle plus scalable pensé pour les ERC-20, les NFT et les positions DeFi (migration optionnelle).

Par ailleurs, le protocole ajoute aussi une tarification du gas multidimensionnelle, facturant séparément calcul, données et accès à l’état. Les ambitions de débit tournent autour de 10 000 transactions par seconde en couche 1, et bien davantage en cumulant les couches 2.

Ce que ça change pour la DeFi, les stablecoins et l’attractivité d’Ethereum

C’est là que la position dominante d’Ethereum prend tout son sens stratégique. Selon une mise à jour de Cointelegraph relayée début juillet 2026, le réseau concentrerait environ 87 % de l’offre mondiale de stablecoins, même si DefiLlama mesurait plutôt une part unique-chaîne autour de 52 % en mai 2026 (l’écart tenant sans doute aux méthodes de calcul).

Dans les deux cas, le message reste le même : Ethereum est le rail de règlement de référence de la finance tokenisée. Une capacité d’état multipliée et une finalité en quelques secondes renforceraient directement l’expérience des protocoles DeFi et des émetteurs de stablecoins, tout en réduisant l’argument de vente de Layer 1 concurrents comme Solana ou Sui, largement vendus sur leur seul débit brut. Le contexte de marché rappelle toutefois que l’exécution reste à prouver : l’ETH évoluait autour de 1 760 $ au moment de l’annonce, en retrait de plus de 64 % par rapport à son sommet d’août 2025.

Reste un risque central : la migration hors de l’EVM. Chaque smart contract déployé aujourd’hui tourne dessus ; basculer vers RISC-V ou leanISA suppose une couche de rétrocompatibilité ou une migration développeur, les deux générant des frictions. S’ajoute un débat sur le calendrier lui-même : le chercheur Dankrad Feist a jugé le délai de trois à quatre ans trop lent, plaidant pour boucler le chantier en un an. Entre ambition technique et exécution réaliste avec une fondation aux moyens réduits, Lean Ethereum devra, comme The Merge en son temps, prouver en marchant qu’il tient ses promesses.

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1,4 milliard $ en crypto : Donald Trump assure n’avoir « rien fait d’illégal »

Mélania n’est pas en reste. La déclaration de patrimoine annuelle de Donald Trump, publiée le 30 juin 2026 par l’office fédéral de déontologie américain continue de faire couler de l’encre. En effet, elle a mis un chiffre vertigineux sur la table : plus de 1,4 milliard de dollars de revenus liés aux cryptomonnaies pour la seule année 2025. Interrogé sur ce montant deux jours plus tard, le président américain n’a pas cherché à minimiser l’affaire. Il l’a plutôt embrassée, avec la nuance qui le caractérise : rien d’illégal, tout va bien, et au passage, les États-Unis doivent rester numéro un du secteur.

Les points clés de cet article :
La déclaration de patrimoine de Donald Trump a révélé des revenus extraordinaires dépassant 1,4 milliard de dollars en cryptomonnaies pour l’année 2025.
Melania Trump a également profité de l’univers numérique en gagnant environ 17 millions de dollars grâce à des projets liés aux NFT et à un documentaire autobiographique.
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Un magot de 1,4 milliard $, un président qui dit ne pas avoir compté

Le détail du document est éloquent. Selon la déclaration relayée par de nombreux médias américains, le 30 juin 2026, Trump a perçu plus de 580 millions de dollars liés à World Liberty Financial, la société crypto fondée avec ses fils.

Environ 515 millions de dollars sont issus de ventes de jetons et 65 millions de dollars de cessions de participations. A ces jetons s’ajoutent près de 635 millions de dollars tirés des ventes du memecoin TRUMP.

Pour les 197 millions de dollars manquants, la somme correspond à une cession de participation liée à Stablecoin Holdco, selon Bloomberg et CBS News : c’est cette troisième ligne, souvent oubliée dans les résumés, qui permet d’atteindre le total de 1,4 milliard de dollars annoncé.

« Il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien de mal à ça. »

Face à ces chiffres, le président a choisi la carte de la désinvolture assumée. Interrogé sur CNBC le 2 juillet 2026 par le journaliste Joe Kernen, il a lâché :

Poussé sur l’ampleur exacte de ses avoirs numériques, il a botté en touche avec un aplomb certain : « Non, mais ça, c’est quelque chose que je pourrais savoir, non ? » Il a ensuite précisé qu’il ne gère personnellement aucun de ses investissements (« de grandes institutions » s’en chargeraient à sa place), avant de conclure dans une formule devenue virale :

« Je profite parce que la Bourse monte. Tout le monde en profite. »

Il a par ailleurs tenu à rappeler son antériorité sur le sujet, histoire de couper court aux soupçons de conflit d’intérêts : « J’étais là avant. J’y étais avant d’être en fonction », comme le rapportait Benzinga le même jour.

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« Numéro un en crypto » : la fibre patriotique au secours du portefeuille familial

Au-delà de la défense personnelle, Trump a resitué l’affaire dans un cadre plus large : celui d’une course géopolitique où l’Amérique ne peut se permettre de perdre. Toujours dans l’entretien à CNBC, il a affirmé que « la crypto est un sujet majeur », ajoutant :

« Tout ce qu’on fait, je veux qu’on soit numéro un, et on est numéro un en crypto, et on est aussi numéro un en IA. » Une logique qu’il justifie par la menace chinoise, estimant qu’il faut « être au sommet, sinon la Chine va prendre le relais ».

Le procédé n’est pas nouveau chez Trump : transformer un enrichissement personnel spectaculaire en preuve de réussite nationale. Sauf qu’ici, la frontière entre les intérêts de l’État et ceux de la famille présidentielle est particulièrement ténue, puisque c’est la même administration qui, du côté de la SEC, assouplit actuellement les règles encadrant les actifs numériques dont profite directement le clan Trump. Le Journal du Coin détaillait récemment les six priorités de ce virage réglementaire, porté par le président de la SEC Paul Atkins.

Melania aussi a sa part du gâteau numérique

Le président n’est pas le seul de la famille à avoir vu son compte en banque gonfler grâce à l’univers numérique. La même déclaration de patrimoine révèle que Melania Trump a engrangé environ 17 millions de dollars. On ne fera pas le détail de tout son portefeuille, rassurez-vous.

Toutefois, certaines sommes attirent notre regard. 10,7 millions de dollars sont issus d’un accord de licence lié à son documentaire autobiographique Melania. 6 millions de dollars proviennent, quant à eux, d’un contrat de licence portant sur la vente de NFT, d’autres objets de collection numériques, et environ 521 000 dollars sont tirés d’un accord d’édition. Ces revenus transitent par une structure basée à Palm Beach, MKT World LLC, créée selon le document officiel pour percevoir notamment les cachets d’apparitions publiques et les revenus liés à la vente de NFT, comme le révélait Yahoo Finance le 2 juillet 2026.

Melania Trump possède d’ailleurs elle aussi son propre jeton-mème, le MELANIA, lancé sur la blockchain Solana le 19 janvier 2025, deux jours seulement après le TRUMP de son mari. Mais contrairement au TRUMP, ce token n’apparaît pas comme une ligne de revenu direct dans la déclaration de patrimoine 2026 : le MELANIA a perdu près de 99 % de sa valeur entre l’investiture de janvier 2025 et fin novembre 2025, et l’essentiel de l’offre reste détenu par des entités liées au Trump Organization plutôt que par la Première dame en son nom propre. Ce sont donc les NFT, le documentaire et le livre qui ont, cette année, généré l’essentiel de ses gains déclarés, plutôt que le memecoin lui-même.

Reste une question que l’entretien sur CNBC n’a pas vraiment tranchée : à partir de quel montant l’enrichissement personnel d’un chef d’État, dans un secteur qu’il régule lui-même, cesse d’être une simple anecdote patrimoniale pour devenir un problème institutionnel ? Le débat, lui, ne fait que commencer à Washington.

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Le marché NFT continue de sombrer : Magic Eden poursuivi en justice

La magie a disparu. Magic Eden, autrefois le plus grand marché NFT multi-chaînes et leader sur Solana, est aujourd’hui dans la tourmente judiciaire. La plateforme et ses dirigeants font face à un recours collectif fédéral aux États-Unis, accusés d’avoir trompé les investisseurs sur l’utilité réelle du jeton ME. Le token s’est effondré de plus de 99 %, passant d’un sommet autour de 11-18 $ à environ 0,058 $. Dans la foulée, Magic Eden a fermé son marché Ordinals sur Bitcoin pour se recentrer sur Solana et le gambling.

Points clés

Magic Eden et ses principaux dirigeants sont visés par un recours collectif fédéral déposé le 16 juin 2026
Le jeton ME a chuté de plus de 99 % depuis son ATH (environ 11-18 $ fin 2024/début 2025)
Les plaignants accusent l’équipe d’avoir promis une forte utilité au token (gouvernance, frais réduits, intégration multi-chaînes, etc.) qui n’a jamais été concrètement livrée
Magic Eden a fermé son marché Ordinals/Runes (Bitcoin) en mars 2026 dans le cadre d’un pivot stratégique vers le casino en ligne Dicey

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Magic Eden et une partie de son équipe dans la tourmente

Le recours collectif, déposé au U.S. District Court for the Eastern District of New York, vise Magic Eden, la ME Foundation ainsi que le CEO Jack Lu et les cofondateurs Zhuoxun Yin, Sidney Zhang et Zhoujie Zhou.

Les plaignants (Jaime Pagan, Ariel Ruano et Chris Sadowski) accusent la plateforme d’avoir présenté le ME comme un « utility token » offrant des avantages concrets (frais réduits, gouvernance, récompenses, intégration multi-chaînes, etc.), alors que ces promesses n’auraient pas été tenues.

Le dossier reproche également à Magic Eden d’avoir commercialisé le token sans l’avoir enregistré auprès de la SEC, ce qui pourrait le qualifier de valeur mobilière. Parmi les voix critiques les plus visibles figure Ben Gruenbaum (@BenGruenbaum), ancien membre de l’équipe Magic Eden et l’un des plus gros holders/stakers du token.

Longtemps fervent défenseur du projet, il accuse aujourd’hui ouvertement Magic Eden d’avoir « rugpull » sa communauté et affirme disposer de noms et de preuves. Il a d’ailleurs été expulsé du Discord officiel après avoir évoqué le lawsuit. Voici sa publication :

Cet holder de la première heure semble très amer et il est déterminé à faire la lumière sur toute l’affaire – Source : Compte X

Le jeton ME s’effondre à presque zéro

Lancé en décembre 2024 avec une offre totale d’un milliard d’unités, le jeton ME a touché un sommet historique à 11 dollars en janvier 2025. Il s’échange aujourd’hui autour de 0,05 dollar, soit une chute de plus de 99 %.

Les investisseurs entrés près du pic ont vu leur mise réduite à néant. Magic Eden a par ailleurs fermé son marché Ordinals, la fonctionnalité qui permettait de créer et de vendre des NFT directement sur la blockchain Bitcoin.

La plateforme a invoqué une demande trop faible et des coûts de maintenance trop élevés pour justifier l’arrêt.

Le cœur du dossier tient à la classification du jeton ME comme valeur mobilière, une qualification aux conséquences fiscales et juridiques lourdes pour les émetteurs. Si le tribunal suit l’argumentaire d’Andrew Tang, d’autres plateformes de cryptomonnaie ayant distribué des tokens « utilitaires » sans enregistrement pourraient à leur tour se retrouver dans le viseur de la justice américaine. Le secteur des NFT est décidément à l’agonie ces derniers mois…

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Crypto : L’UE prépare de nouvelles règles pour la DeFi, le staking et les NFT

L’Union européenne pourrait étendre son cadre crypto à la DeFi, au staking, aux prêts et aux NFT. Les eurodéputés demandent à la Commission d’évaluer les activités encore mal couvertes par MiCA. Le projet ne crée aucune obligation immédiate, mais il dessine déjà la prochaine étape de la réglementation européenne des actifs numériques.

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La Coupe du Monde 2026 va-t-elle devenir le plus grand événement crypto de l’histoire ?

La Coupe du Monde 2026 ne se contente pas de briller sur le terrain. Avec Kraken en sponsor, des fan tokens en feu et des NFT anti-scalping, la FIFA signe-t-elle l’acte de naissance de la crypto dans le sport… ou un pacte avec le diable ?

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