Bitcoin, XRP, Solana, Chainlink : les 8 grands narratifs selon Grayscale 

Le 8 juillet 2026, Grayscale a publié sa vision des 8 narratifs crypto qui structurent aujourd’hui le marché. Le secteur des altcoins saigne, avec des valorisations écrasées jusqu’à 95 % sous leurs sommets historiques. Dans ce champ de ruines, distinguer l’infrastructure vitale du simple effet de mode devient une question de survie financière. Grayscale livre sa grille de lecture pour identifier les réseaux qui ont encore une véritable raison d’exister.

Un filtre institutionnel pour distinguer l’usage réel de la spéculation

Grayscale, le plus grand gestionnaire d’actifs dédié à la crypto, associe un narratif à 8 tokens spécifiques. Un narratif incarne l’usage réel qui justifie la pertinence d’un projet. Ce filtre d’analyse élimine impitoyablement les milliers de jetons sans demande pour ne conserver que les rails fonctionnels de l’économie numérique.

Le gestionnaire dresse un état des lieux brut du marché. La démarche ne contient aucune recommandation d’achat, ni la moindre allocation de portefeuille.

Every asset has its narrative:$BTC → Digital money$ETH → World Computer $XRP → Global payments$SOL → High performance $HYPE → Onchain trading 24/7$LINK → Tokenization & oracles$SUI → Next gen infrastructure$AVAX → Mass customization

— Grayscale (@Grayscale) July 8, 2026

Le paradoxe de l’infrastructure : 7 réseaux essentiels rattrapés par le marché

Bitcoin (BTC) incarne la « monnaie numérique ». L’actif assume un statut de réserve de valeur face à la dévaluation des monnaies fiduciaires. L’offre plafonnée et l’adoption institutionnelle grandissante maintiennent cette thèse intacte. Le marché lui accorde une prime de confiance. Le Bitcoin s’échange autour de 62 500 dollars, accusant un recul de 51 % sous son record historique.

Ethereum (ETH) reste l’« ordinateur mondial programmable ». Le réseau exécute les smart contracts et porte sur ses épaules la finance décentralisée (DeFi), les NFT et les actifs tokenisés. L’utilisation sous-jacente du réseau ne s’est pas effondrée malgré la baisse de son prix. Le cours chute de 65 %, évoluant autour des 1 700 dollars.

XRP défend le titre de « paiements mondiaux ». Le réseau opère les transferts transfrontaliers rapides et peu coûteux pour les institutions financières. On ignore encore si ce récit se traduira par une adoption à grande échelle, mais le flou réglementaire s’est nettement dissipé aux États-Unis. Le token se négocie à 1,09 dollar, en retrait de 72 % depuis son sommet.

Solana (SOL) occupe le créneau de la « haute performance ». Le réseau encaisse des milliers de transactions par seconde pour les applications grand public. Les pannes passées ont marqué les esprits, mais l’activité des développeurs est restée solide. Grayscale compte toujours SOL parmi ses 8 choix. Le prix s’affiche à 77,5 dollars, soit une correction de 74 % depuis son plus haut.

Chainlink (LINK) domine la catégorie « tokenisation et oracles ». L’infrastructure connecte les blockchains aux données du monde réel. Ce rôle d’oracle sécurise les flux d’informations dans de multiples écosystèmes, une condition technique indispensable pour numériser des actifs issus de la finance traditionnelle. Le cours ne reflète pas encore cette utilité vitale, la fonction de l’actif reste néanmoins indéniable malgré une chute de 85 % pour retomber à 7,7 dollars.

Sui (SUI) incarne l’« infrastructure de nouvelle génération ». Ce Layer 1 cible directement les secteurs du jeu vidéo et de la DeFi avec une architecture hautement évolutive. Ce nom n’est pas encore familier pour le grand public, mais la traction des développeurs est bien présente. Le marché sanctionne la jeunesse du projet avec un token à 0,71 dollar, en recul de 87 % depuis son ATH. 

Avalanche (AVAX) porte le narratif de la « personnalisation de masse ». Avalanche donne aux entreprises la capacité de créer des subnets : des blockchains sur-mesure et indépendantes connectées au réseau principal. Le succès de ce modèle dépendra de la rapidité d’adoption par les institutions. La chute s’avère d’une violence extrême. Le token s’affiche à 6,42 dollars, pulvérisé de 95 %

L’exception Hyperliquid : le marché paye pour le cash-flow immédiat

Un seul réseau brise l’hécatombe. Hyperliquid (HYPE) s’impose sur le « trading on-chain 24/7 ». Cette infrastructure déploie une plateforme décentralisée dédiée au trading de produits dérivés. 

Le token HYPE se maintient à 67 dollars, limitant sa chute à seulement 13 % de son sommet historique. Ce grand écart avec le reste du marché s’explique par la rentabilité du protocole. 

La plateforme a généré autour de 818 millions de dollars de revenus en 2025. Entre 97 et 99 % de ces revenus servent à racheter le token HYPE. 

Le marché rémunère un modèle économique implacable. Le protocole encaisse du cash, et cet argent crée une pression acheteuse qui soutient immédiatement le cours de la cryptomonnaie.

Vous en avez assez de courir après le prochain narratif ?

Avoir raison sur la technologie ne prévient pas la destruction d’un portefeuille. Comprendre la puissance des subnets d’Avalanche ou la domination des oracles de Chainlink n’évite pas d’encaisser des pertes de 85 à 95 %. L’utilité réelle d’un protocole ne garantit pas la hausse de son cours. Tout dépend de la manière dont cette valeur se répercute dans le prix du token. 

Chaque cycle enfante ses nouvelles révolutions et broie les anciennes. L’investisseur passe ses nuits à chercher la tendance de demain, pour finalement perdre son capital sur une erreur de timing.

C’est précisément cette fatigue de la rotation que le Club 25% adresse. Pas de rotation de tokens, ni de course à la narrative. Pas de Grayscale list à surveiller pour savoir sur quoi se positionner.

La méthode s’écarte totalement du casino des narratifs, et générer du rendement sur des stablecoins via la DeFi, quelle que soit la direction du marché.

Le Club 25%, c’est un club privé de 150 investisseurs qui gèrent leur épargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 à 25 % par an, sans trading, sans volatilité, en y consacrant quelques heures par trimestre.

Ce que vous obtenez concrètement :

Un portefeuille public de 100 000 $ géré en temps réel : toutes les décisions sont documentées et expliquées.

Des opportunités DeFi analysées et auditées : vous suivez des guides vidéo étape par étape pour investir sur des protocoles documentés.

Une souveraineté totale sur vos fonds : vous restez maître de votre capital, aucune entité tierce n’a accès à votre wallet.

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L’exception d’Hyperliquid le prouve : le marché finit toujours par primer la génération de revenus réels. Déployer du capital sur des stablecoins applique cette même logique comptable, loin des promesses technologiques à long terme. 

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Victoire pour ConsenSys : la SEC abandonne les poursuites

La SEC a son enquête sur ConsenSys concernant les services MetaMask Swaps et MetaMask Staking. Cette décision, qui ne s’accompagne d’aucune amende ni d’aucun aveu de culpabilité, remet directement en cause la théorie réglementaire selon laquelle les interfaces de portefeuilles non-custodiaux constituent des opérations de courtage non enregistrées.

I’m pleased to announce that Consensys and the SEC have agreed in principle that the securities enforcement case concerning MetaMask should be dismissed. Subject to the approval of the Commission, the SEC will file a stipulation with the court that effectively closes the case.…

— Joseph Lubin (@ethereumJoseph) February 27, 2025

Ce classement sans suite écarte la menace d’exécution la plus immédiate pesant sur la principale porte d’entrée des particuliers vers l’écosystème Ethereum. Il offre également aux développeurs de portefeuilles un précédent défendable dans un paysage juridique qui reste encore incertain pour la réglementation de la DeFi.

La SEC avait déposé sa plainte initiale en juin 2024, alléguant que ConsenSys agissait comme courtier pour des transactions sur des titres d’actifs crypto depuis au moins octobre 2020, percevant des commissions via les services intégrés de MetaMask.

La théorie de l’agence concernant le staking allait encore plus loin, ciblant les intégrations de routage de MetaMask avec Lido et Rocket Pool comme des offres de titres non enregistrées. Si elle avait été validée, cette interprétation aurait contraint les développeurs de portefeuilles de tout l’écosystème à amputer les fonctionnalités essentielles des interfaces non-custodiales.

ConsenSys avait anticipé ce procès en lançant sa propre action contre la SEC en avril 2024, contestant l’autorité de l’agence sur les logiciels liés à Ethereum et sa tentative de classifier l’Ethereum comme une valeur mobilière (security).

Parallèlement, la SEC a clos son enquête sur Ethereum 2.0 en juin 2024, et un tribunal fédéral a rejeté la plainte de ConsenSys au Texas en septembre 2024, estimant que l’action coercitive parallèle de la SEC avait déjà réduit toute menace crédible de poursuite. Cet enchaînement a effectivement réduit le litige en cours à la seule affaire MetaMask, désormais résolue.

Joe Lubin salue une victoire pour les développeurs de logiciels blockchain

Le fondateur de ConsenSys, Joe Lubin, a annoncé la résolution de l’affaire, précisant que la société et la SEC s’étaient mises d’accord sur le principe d’un abandon des poursuites concernant MetaMask. Lubin a qualifié ce résultat de « bonne étape pour les développeurs de logiciels blockchain », ajoutant que ConsenSys était « déterminé à combattre cette plainte jusqu’au bout ».

« Je suis heureux d’annoncer que ConsenSys et la SEC ont convenu en principe que l’affaire concernant MetaMask devait être classée. Sous réserve de l’approbation de la Commission, la SEC déposera une stipulation auprès du tribunal qui clôturera effectivement l’affaire. »

Photo : Joe Lubin

Un responsable de ConsenSys a confirmé à Bloomberg que la SEC n’imposerait aucune amende. Cette sortie sans tache est cruciale : l’argument juridique central de ConsenSys — à savoir que les logiciels de portefeuille ne devraient pas être réglementés comme des courtiers traditionnels simplement parce qu’ils orientent les utilisateurs vers des protocoles — a désormais prévalu dans les faits, sans nécessiter une décision de justice qui aurait pu être incertaine.

Pourquoi ce dénouement dépasse le cadre de ConsenSys et MetaMask

MetaMask n’est pas un produit périphérique dans l’architecture Ethereum. C’est l’interface dominante par laquelle les utilisateurs accèdent aux protocoles DeFi, aux marchés NFT, au staking liquide et aux transactions on-chain. La théorie initiale de la SEC sur le courtage représentait donc une menace structurelle pour toute la couche d’accès des utilisateurs d’Ethereum.

Une décision stipulant que le routage de swaps ou les intégrations de staking dans un portefeuille non-custodial déclenchent des obligations d’enregistrement en tant que courtier aurait eu des répercussions en cascade pour chaque développeur proposant des fonctionnalités similaires. Ce scénario est désormais écarté, du moins pour ce cycle d’application.

Cette clôture s’inscrit également dans une tendance plus large de recul de la SEC en matière de sanctions crypto sous la direction post-Gensler, incluant l’abandon ou la suspension d’actions contre Gemini, Uniswap Labs, Robinhood Crypto et OpenSea.

This month, the SEC has dropped its cases against Coinbase, Robinhood, and now ConsenSys company behind Metamask.

Maybe this panic selling won’t last forever?

— dubzy (@dubzyxbt) February 28, 2025

Un effort législatif pour une clarté réglementaire formelle sur les cryptos progresse en parallèle, et le retrait de la SEC face à ConsenSys renforce cette dynamique.

Les développeurs de portefeuilles et les interfaces DeFi bénéficient désormais d’un environnement opérationnel plus sain qu’il y a six mois. Toutefois, l’absence d’un jugement définitif signifie que les questions juridiques de fond sur la classification des courtiers restent ouvertes et pourraient être revisitées par une future administration ou une nouvelle vague de répression.

Pour Ethereum spécifiquement, la clarté réglementaire au niveau des portefeuilles soutient directement la trajectoire de démocratisation de son écosystème. Les flux institutionnels vers le staking Ethereum se sont intensifiés tout au long de l’année 2025, et une défaite judiciaire pour MetaMask aurait introduit des frictions au moment précis où les demandes des particuliers et des institutions convergent. Ce risque particulier est désormais levé.

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Bitcoin et XRP séduisent les entreprises japonaises alors que le yen s’affaiblit

Plan B. Le yen japonais subit une dépréciation marquée depuis 2016, passant d’environ 108-110 USD/JPY en moyenne à près de 160 en 2026, soit une perte de valeur d’environ 33-40 %. Face à cette faiblesse structurelle, les entreprises nippones diversifient activement leurs réserves de trésorerie. Bitcoin et XRP émergent comme des outils privilégiés pour protéger le pouvoir d’achat et générer des rendements. Des plateformes comme SBI VC Trade voient les sociétés représenter 30 % de leurs nouveaux comptes, tandis que Bitbank enregistre une hausse de 30 % des demandes corporate.

Points clés

Le yen a perdu près de 33 % face au dollar depuis 2016, poussant les entreprises japonaises à diversifier leur trésorerie
Chez SBI VC Trade, les sociétés représentent 30 % des nouveaux comptes ouverts, et Bitbank enregistre une hausse de 30 % des demandes d’entreprises
Un cadre réglementaire clair et le soutien du gouvernement aux stablecoins adossés au yen facilitent ces investissements

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Bitcoin et XRP : Une diversification accélérée par la faiblesse du yen

Pour préserver la valeur de leur trésorerie, les entreprises locales investissent de plus en plus dans les cryptomonnaies. Selon Bloomberg, Bitcoin et XRP sont en première ligne : le BTC bénéficie d’un effet amplificateur en yen, tandis que le XRP profite des liens historiques avec Ripple et de son usage potentiel en paiements.

Chez SBI VC Trade, les entreprises pèsent désormais 30 % des nouveaux comptes ouverts. Bitbank observe la même tendance avec +30 % de demandes corporate. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large de « Bitcoin treasury » à la japonaise, illustré par des sociétés comme Metaplanet.

La consolidation du secteur (fusion BitPoint, acquisition de Bitbank par SBI) renforce aussi l’offre institutionnelle.

Le yen est au plus bas et les entreprises cherchent un plan B pour leur trésorerie

Le Japon, un pays crypto-friendly

Cette bascule doit beaucoup au cadre réglementaire japonais, clair et exigeant. Le pays a développé une législation solide (Payment Services Act et licences VASP) qui sécurise les investissements des entreprises.

Le gouvernement soutient activement l’innovation : lancement de stablecoins yen (JPYSC), intégration d’USDC et RLUSD, et projets de MNBC pour les aides humanitaires ou paiements transfrontaliers.

Ces mesures réduisent les risques et facilitent l’adoption corporate. Par ailleurs, le Japon concentre 33 % des ventes mondiales de NFT, témoignant d’un écosystème numérique dynamique au-delà des seules trésoreries.

En conclusion, la faiblesse persistante du yen pousse les entreprises japonaises à repenser leurs réserves via Bitcoin, XRP et stablecoins dans un environnement réglementé favorable. Cette stratégie macroéconomique, soutenue par SBI et les autorités, renforce la position du Japon comme acteur mature du Web3.

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Hack sur BONK : 20 millions de dollars s’évaporent après un vote truqué sur Solana

Hack du jour. La gouvernance de BonkDAO, l’organisation chargée d’administrer l’écosystème du memecoin BONK, a été détournée par un attaquant qui est parvenu à faire adopter une proposition malveillante. Résultat : environ 20 millions de dollars de BONK ont été siphonnés de la trésorerie du projet. Les fonds ont déjà commencé à transiter vers plusieurs plateformes d’échange, tandis que l’équipe tente d’en limiter les conséquences.

Points clés

La trésorerie de BONK a été vidée de 20 millions de dollars via une attaque de gouvernance
Le pirate a dépensé 4 millions en jetons pour faire adopter la proposition malveillante
Les jetons volés ont commencé à être transférés vers des plateformes d’échange, faisant chuter le cours du BONK
BonkDAO travaille avec les exchanges, la Solana Foundation et les autorités pour tenter de récupérer les fonds

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Bonk : Un memecoin devenu incontournable sur Solana

Lancé en décembre 2022, BONK est rapidement devenu le principal memecoin de l’écosystème Solana. Distribué à l’origine via un vaste airdrop destiné à relancer l’activité de la blockchain après la faillite de FTX, le projet s’est progressivement imposé comme l’un des jetons communautaires les plus populaires du réseau.

Au fil des mois, BONK a dépassé le simple statut de memecoin. Son écosystème s’est développé autour de plusieurs applications DeFi, NFT et outils destinés aux utilisateurs de Solana. Sa notoriété lui a même permis d’intégrer certains produits d’investissement et ETF spécialisés dans les actifs numériques.

Cette popularité en fait également une cible de choix pour les cybercriminels.

BonkDAO a été victime d’un hack ces dernières heures – Source : Compte X

La trésorerie de BonkDAO vidée par une proposition malveillante

Selon le communiqué officiel ci-dessus publié par BonkDAO, l’attaquant est parvenu à faire adopter une proposition de gouvernance malveillante, permettant le transfert d’environ 20 millions de dollars de BONK hors de la trésorerie de l’organisation.

L’équipe n’a pas détaillé publiquement la méthode exacte employée pour obtenir suffisamment de pouvoir de vote. Plusieurs observateurs évoquent toutefois une accumulation préalable de jetons BONK permettant d’influencer le scrutin, un scénario déjà observé sur d’autres protocoles de gouvernance décentralisée.

Les fonds dérobés ont rapidement commencé à être déplacés vers plusieurs plateformes d’échange, accentuant la pression vendeuse sur le memecoin. Dans les heures ayant suivi l’annonce, le cours de BONK reculait d’environ 9 %.

BonkDAO indique avoir identifié plusieurs portefeuilles ayant acheté des BONK avant le vote contesté. L’organisation affirme collaborer avec plusieurs plateformes d’échange, la Solana Foundation ainsi que les forces de l’ordre afin de tenter de geler les fonds, d’identifier les responsables et, si possible, de récupérer une partie des actifs volés. L’exchange sud-coréen Upbit a d’ailleurs suspendu temporairement les dépôts et retraits de BONK par mesure de précaution.

Cette affaire rappelle qu’au-delà de la sécurité du code, les systèmes de gouvernance décentralisée restent vulnérables lorsque le pouvoir de vote peut être concentré entre les mains d’un seul acteur. Un simple vote suffit parfois à compromettre plusieurs dizaines de millions de dollars d’actifs.

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L’IA, épouvantail des temps modernes ? Les utilisateurs de plus en plus méfiants

Inquiétude Augmentée. L’intelligence artificielle fait de plus en plus figure d’épouvantail, pire, elle pourrait causer des dommages catastrophiques d’après l’ONU. Le 15 mai 2026, Eric Schmidt, ancien PDG de Google, a même été hué à plusieurs reprises lors de son discours de fin d’année à l’Université d’Arizona, chaque mention de l’IA déclenchant une nouvelle bronca. Il n’était pas le seul ce jour-là : un dirigeant de l’immobilier s’est fait siffler pour la même raison en Floride. Emplois menacés, moral en berne, cerveau qui ramollit : les griefs s’accumulent. Les données, elles, racontent une histoire nettement plus nuancée.

Les points clés de cet article :
Eric Schmidt, ancien PDG de Google, a été hué lors d’une remise de diplômes pour ses propos sur l’IA, illustrant la peur ambiante face à cette technologie.
Malgré les craintes généralisées, un rapport du Boston Consulting Group a révélé que l’IA est largement utilisée par les employés de première ligne et améliore leur satisfaction au travail.
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IA : une méfiance bien réelle, mais pas universelle

Selon un sondage relayé par le média américain Semafor le 18 mai 2026, plus de 50 % des Américains ont désormais une opinion négative de l’intelligence artificielle, et 70 % jugent que son développement va trop vite. Seuls 18 % des jeunes se disent optimistes à son sujet.

Ce rejet, particulièrement marqué dans les universités, alimente une question simple : d’où vient cette peur, et tient-elle vraiment debout une fois confrontée aux chiffres du monde du travail ?

Premier grief : un outil réservé à une élite

C’est le reproche le plus répandu. Cependant, dans les faits, le dernier rapport du Boston Consulting Group (BCG), publié en juin 2026, montre l’inverse.

74 % des employés de première ligne, ceux qui n’occupent pas de poste de management, utilisent déjà l’IA régulièrement, au moins plusieurs fois par semaine. Loin d’un gadget de cadre supérieur, l’outil s’est diffusé jusqu’au bas de l’échelle.

Deuxième grief : l’IA nous rendrait dépressifs

Les données prennent, là aussi, le contre-pied. Plus de deux tiers des utilisateurs réguliers se disent plus satisfaits de leur travail depuis qu’ils s’en servent.

Mieux : 42 % d’entre eux économisent l’équivalent d’une journée de travail complète chaque semaine, soit 8 heures rendues à autre chose. Un vrai gain de temps, pas un simple gadget de productivité.

Troisième grief : l’IA nous rendrait bêtes

Troisième idée reçue, tout aussi bousculée par le rapport BCG. Dans les faits, l’outil redistribue les tâches. Les salariés se concentrent sur des missions plus complexes, et prennent même davantage de décisions qu’avant.

Loin d’un déclin cognitif généralisé, le BCG décrit un cercle plutôt vertueux, qui profite aux équipes comme aux entreprises. Une nuance s’impose tout de même : le rapport parle aussi d’un « paradoxe de la joie » (joy paradox), où une partie de ces mêmes utilisateurs, jusqu’à 41 % des répondants, rapporte une charge mentale accrue. L’IA rend le travail meilleur, pas forcément plus reposant.

Le vrai problème : l’accompagnement, pas la machine

Reste alors une question : pourquoi la défiance persiste-t-elle malgré ces chiffres plutôt favorables ? La réponse tient moins à la technologie qu’à ceux censés l’introduire. Le BCG est clair sur ce point : les salariés attendent une direction claire de leurs dirigeants sur les sujets à fort impact, et un vrai effort de formation. Or seul un tiers des employés de première ligne juge la communication de leurs dirigeants claire sur le sujet, et seulement 36 % estiment avoir reçu une formation adéquate à l’IA.

Ce manque de pédagogie ne se limite d’ailleurs pas à la productivité en entreprise. Il a un coût bien plus concret, et particulièrement visible du côté des cryptomonnaies : les arnaques boostées à l’IA explosent. Les escroqueries dites de « pig butchering » (l’« abattage du cochon », qui consiste à engraisser la confiance d’une victime avant de la pousser vers une fausse plateforme d’investissement) ont vu leurs revenus grimper de près de 40 % en un an. Les « wallet drainers », ces scripts qui vident un portefeuille crypto après une fausse connexion à un faux site de DeFi ou de NFT, ont contribué à un vol total de 2,2 milliards de dollars rien qu’en 2024. Des escrocs utilisent même des deepfakes de personnalités reconnaissables pour gonfler artificiellement un jeton avant de le larguer sur des investisseurs mal informés. Autant de pièges qui prospèrent précisément là où la compréhension de l’outil fait défaut, y compris chez les particuliers, bien au-delà du seul cadre professionnel.

Le frein n’est donc pas l’outil, mais l’accompagnement humain qui devrait aller avec. Tant qu’une majorité de salariés devra apprendre l’IA sur le tas, l’écart entre ceux qui gagnent une journée par semaine et ceux qui redoutent de perdre leur poste continuera de se creuser. Combler ce fossé, par la formation et une communication plus limpide des directions, profiterait autant aux entreprises qu’à leurs équipes. Ce constat rejoint d’ailleurs les analyses du Journal du Coin sur l’IA agentique en entreprise, où la valeur créée dépend elle aussi bien plus de la stratégie déployée que de la technologie elle-même.

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Vitalik Buterin dévoile « Lean Ethereum » : la plus grande refonte du protocole depuis The Merge

STARK quantiques, 100 To d’état, finalité en quelques secondes. Pendant que la quasi-totalité des stablecoins mondiaux transitent par ses rails, Ethereum s’apprête à changer presque tout ce qui le fait tourner, sauf, promet-on, ce qui tourne déjà dessus.En effet, Ethereum héberge déjà l’écrasante majorité des stablecoins en circulation dans le monde. C’est dans ce contexte de position dominante que Vitalik Buterin a choisi, les 4 et 5 juillet 2026, de dévoiler « Lean Ethereum » : une feuille de route de trois à quatre ans qui doit toucher la quasi-totalité des composants du protocole. C’est le troisième grand acte de l’histoire d’Ethereum après le lancement en 2015 et The Merge (bascule vers le proof-of-stake) en septembre 2022.

Les points clés de cet article :
Ethereum a dévoilé « Lean Ethereum », une refonte ambitieuse de son protocole visant à transformer presque chaque composant majeur de la blockchain, promettant un impact révolutionnaire sur le réseau.
La feuille de route prévoit une résistance quantique complète d’ici 2029, avec des innovations telles que le consensus rapide, des données plus souples et une exécution allégée, renforçant la position dominante d’Ethereum dans la finance décentralisée.
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Ethereum : pourquoi une refonte de la blockchain maintenant ?

Vitalik Buterin a été clair sur l’ampleur du chantier : « presque chaque pièce majeure du protocole » sera remplacée. Pour un peu de contexte, c’est une annonce qui arrive après un rassemblement de chercheurs à Berlin, et surtout dans la foulée une restructuration inédite de la Fondation Ethereum : coupe budgétaire d’environ 40 %, suppression de 54 postes (20 % des effectifs), et départ de neuf cadres seniors depuis janvier, dont les deux co-directeurs exécutifs.

C’est tout le paradoxe du nom « Lean » (littéralement « dégraissé ») : viser simplicité, résistance quantique et confidentialité pendant que la maison mère se serre elle-même la ceinture.

Les trois piliers techniques : consensus, données, exécution

La feuille de route, conçue avec le chercheur de la Fondation Justin Drake dès 2025, repose sur trois couches repensées.

Le consensus (« lean consensus ») vise une finalité en un ou deux tours de vote, contre le mécanisme actuel réparti sur plusieurs époques : confirmation définitive en quelques secondes au lieu de plusieurs minutes, via une réduction progressive du temps de bloc (12, puis 8, 6, 4, voire 2 secondes), chaque palier conditionné à la confiance acquise sur la sécurité du réseau.

Les données (« lean data ») remplacent les engagements cryptographiques actuels (KZG) par des primitives résistantes au quantique, avec un dimensionnement plus souple des blobs, ces espaces de données dédiés aux rollups de couche 2.

L’exécution (« lean execution ») est la partie la plus spectaculaire : vérifier les transactions par preuves STARK récursives (un seul acteur fait le calcul lourd, tout le monde vérifie une preuve compacte) plutôt que de les faire réexécuter par chaque nœud. À terme, l’EVM actuelle deviendrait une simple cible de compilation, l’exécution réelle migrant vers une architecture plus légère comme RISC-V ou le projet maison « leanISA ».

Feuille de route « Lean Ethereum » (mise à jour juin 2026) – Source

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Objectifs chiffrés et calendrier, 2026-2030

Buterin vise une résistance quantique complète d’ici 2029, via des signatures fondées sur le hachage. Côté stockage, la feuille de route évoque, à l’horizon 2030, environ 2 To d’état « dynamique » classique quasiment inchangé, complétés par jusqu’à 100 To d’un nouveau modèle plus scalable pensé pour les ERC-20, les NFT et les positions DeFi (migration optionnelle).

Par ailleurs, le protocole ajoute aussi une tarification du gas multidimensionnelle, facturant séparément calcul, données et accès à l’état. Les ambitions de débit tournent autour de 10 000 transactions par seconde en couche 1, et bien davantage en cumulant les couches 2.

Ce que ça change pour la DeFi, les stablecoins et l’attractivité d’Ethereum

C’est là que la position dominante d’Ethereum prend tout son sens stratégique. Selon une mise à jour de Cointelegraph relayée début juillet 2026, le réseau concentrerait environ 87 % de l’offre mondiale de stablecoins, même si DefiLlama mesurait plutôt une part unique-chaîne autour de 52 % en mai 2026 (l’écart tenant sans doute aux méthodes de calcul).

Dans les deux cas, le message reste le même : Ethereum est le rail de règlement de référence de la finance tokenisée. Une capacité d’état multipliée et une finalité en quelques secondes renforceraient directement l’expérience des protocoles DeFi et des émetteurs de stablecoins, tout en réduisant l’argument de vente de Layer 1 concurrents comme Solana ou Sui, largement vendus sur leur seul débit brut. Le contexte de marché rappelle toutefois que l’exécution reste à prouver : l’ETH évoluait autour de 1 760 $ au moment de l’annonce, en retrait de plus de 64 % par rapport à son sommet d’août 2025.

Reste un risque central : la migration hors de l’EVM. Chaque smart contract déployé aujourd’hui tourne dessus ; basculer vers RISC-V ou leanISA suppose une couche de rétrocompatibilité ou une migration développeur, les deux générant des frictions. S’ajoute un débat sur le calendrier lui-même : le chercheur Dankrad Feist a jugé le délai de trois à quatre ans trop lent, plaidant pour boucler le chantier en un an. Entre ambition technique et exécution réaliste avec une fondation aux moyens réduits, Lean Ethereum devra, comme The Merge en son temps, prouver en marchant qu’il tient ses promesses.

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1,4 milliard $ en crypto : Donald Trump assure n’avoir « rien fait d’illégal »

Mélania n’est pas en reste. La déclaration de patrimoine annuelle de Donald Trump, publiée le 30 juin 2026 par l’office fédéral de déontologie américain continue de faire couler de l’encre. En effet, elle a mis un chiffre vertigineux sur la table : plus de 1,4 milliard de dollars de revenus liés aux cryptomonnaies pour la seule année 2025. Interrogé sur ce montant deux jours plus tard, le président américain n’a pas cherché à minimiser l’affaire. Il l’a plutôt embrassée, avec la nuance qui le caractérise : rien d’illégal, tout va bien, et au passage, les États-Unis doivent rester numéro un du secteur.

Les points clés de cet article :
La déclaration de patrimoine de Donald Trump a révélé des revenus extraordinaires dépassant 1,4 milliard de dollars en cryptomonnaies pour l’année 2025.
Melania Trump a également profité de l’univers numérique en gagnant environ 17 millions de dollars grâce à des projets liés aux NFT et à un documentaire autobiographique.
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Un magot de 1,4 milliard $, un président qui dit ne pas avoir compté

Le détail du document est éloquent. Selon la déclaration relayée par de nombreux médias américains, le 30 juin 2026, Trump a perçu plus de 580 millions de dollars liés à World Liberty Financial, la société crypto fondée avec ses fils.

Environ 515 millions de dollars sont issus de ventes de jetons et 65 millions de dollars de cessions de participations. A ces jetons s’ajoutent près de 635 millions de dollars tirés des ventes du memecoin TRUMP.

Pour les 197 millions de dollars manquants, la somme correspond à une cession de participation liée à Stablecoin Holdco, selon Bloomberg et CBS News : c’est cette troisième ligne, souvent oubliée dans les résumés, qui permet d’atteindre le total de 1,4 milliard de dollars annoncé.

« Il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien de mal à ça. »

Face à ces chiffres, le président a choisi la carte de la désinvolture assumée. Interrogé sur CNBC le 2 juillet 2026 par le journaliste Joe Kernen, il a lâché :

Poussé sur l’ampleur exacte de ses avoirs numériques, il a botté en touche avec un aplomb certain : « Non, mais ça, c’est quelque chose que je pourrais savoir, non ? » Il a ensuite précisé qu’il ne gère personnellement aucun de ses investissements (« de grandes institutions » s’en chargeraient à sa place), avant de conclure dans une formule devenue virale :

« Je profite parce que la Bourse monte. Tout le monde en profite. »

Il a par ailleurs tenu à rappeler son antériorité sur le sujet, histoire de couper court aux soupçons de conflit d’intérêts : « J’étais là avant. J’y étais avant d’être en fonction », comme le rapportait Benzinga le même jour.

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« Numéro un en crypto » : la fibre patriotique au secours du portefeuille familial

Au-delà de la défense personnelle, Trump a resitué l’affaire dans un cadre plus large : celui d’une course géopolitique où l’Amérique ne peut se permettre de perdre. Toujours dans l’entretien à CNBC, il a affirmé que « la crypto est un sujet majeur », ajoutant :

« Tout ce qu’on fait, je veux qu’on soit numéro un, et on est numéro un en crypto, et on est aussi numéro un en IA. » Une logique qu’il justifie par la menace chinoise, estimant qu’il faut « être au sommet, sinon la Chine va prendre le relais ».

Le procédé n’est pas nouveau chez Trump : transformer un enrichissement personnel spectaculaire en preuve de réussite nationale. Sauf qu’ici, la frontière entre les intérêts de l’État et ceux de la famille présidentielle est particulièrement ténue, puisque c’est la même administration qui, du côté de la SEC, assouplit actuellement les règles encadrant les actifs numériques dont profite directement le clan Trump. Le Journal du Coin détaillait récemment les six priorités de ce virage réglementaire, porté par le président de la SEC Paul Atkins.

Melania aussi a sa part du gâteau numérique

Le président n’est pas le seul de la famille à avoir vu son compte en banque gonfler grâce à l’univers numérique. La même déclaration de patrimoine révèle que Melania Trump a engrangé environ 17 millions de dollars. On ne fera pas le détail de tout son portefeuille, rassurez-vous.

Toutefois, certaines sommes attirent notre regard. 10,7 millions de dollars sont issus d’un accord de licence lié à son documentaire autobiographique Melania. 6 millions de dollars proviennent, quant à eux, d’un contrat de licence portant sur la vente de NFT, d’autres objets de collection numériques, et environ 521 000 dollars sont tirés d’un accord d’édition. Ces revenus transitent par une structure basée à Palm Beach, MKT World LLC, créée selon le document officiel pour percevoir notamment les cachets d’apparitions publiques et les revenus liés à la vente de NFT, comme le révélait Yahoo Finance le 2 juillet 2026.

Melania Trump possède d’ailleurs elle aussi son propre jeton-mème, le MELANIA, lancé sur la blockchain Solana le 19 janvier 2025, deux jours seulement après le TRUMP de son mari. Mais contrairement au TRUMP, ce token n’apparaît pas comme une ligne de revenu direct dans la déclaration de patrimoine 2026 : le MELANIA a perdu près de 99 % de sa valeur entre l’investiture de janvier 2025 et fin novembre 2025, et l’essentiel de l’offre reste détenu par des entités liées au Trump Organization plutôt que par la Première dame en son nom propre. Ce sont donc les NFT, le documentaire et le livre qui ont, cette année, généré l’essentiel de ses gains déclarés, plutôt que le memecoin lui-même.

Reste une question que l’entretien sur CNBC n’a pas vraiment tranchée : à partir de quel montant l’enrichissement personnel d’un chef d’État, dans un secteur qu’il régule lui-même, cesse d’être une simple anecdote patrimoniale pour devenir un problème institutionnel ? Le débat, lui, ne fait que commencer à Washington.

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Le marché NFT continue de sombrer : Magic Eden poursuivi en justice

La magie a disparu. Magic Eden, autrefois le plus grand marché NFT multi-chaînes et leader sur Solana, est aujourd’hui dans la tourmente judiciaire. La plateforme et ses dirigeants font face à un recours collectif fédéral aux États-Unis, accusés d’avoir trompé les investisseurs sur l’utilité réelle du jeton ME. Le token s’est effondré de plus de 99 %, passant d’un sommet autour de 11-18 $ à environ 0,058 $. Dans la foulée, Magic Eden a fermé son marché Ordinals sur Bitcoin pour se recentrer sur Solana et le gambling.

Points clés

Magic Eden et ses principaux dirigeants sont visés par un recours collectif fédéral déposé le 16 juin 2026
Le jeton ME a chuté de plus de 99 % depuis son ATH (environ 11-18 $ fin 2024/début 2025)
Les plaignants accusent l’équipe d’avoir promis une forte utilité au token (gouvernance, frais réduits, intégration multi-chaînes, etc.) qui n’a jamais été concrètement livrée
Magic Eden a fermé son marché Ordinals/Runes (Bitcoin) en mars 2026 dans le cadre d’un pivot stratégique vers le casino en ligne Dicey

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Magic Eden et une partie de son équipe dans la tourmente

Le recours collectif, déposé au U.S. District Court for the Eastern District of New York, vise Magic Eden, la ME Foundation ainsi que le CEO Jack Lu et les cofondateurs Zhuoxun Yin, Sidney Zhang et Zhoujie Zhou.

Les plaignants (Jaime Pagan, Ariel Ruano et Chris Sadowski) accusent la plateforme d’avoir présenté le ME comme un « utility token » offrant des avantages concrets (frais réduits, gouvernance, récompenses, intégration multi-chaînes, etc.), alors que ces promesses n’auraient pas été tenues.

Le dossier reproche également à Magic Eden d’avoir commercialisé le token sans l’avoir enregistré auprès de la SEC, ce qui pourrait le qualifier de valeur mobilière. Parmi les voix critiques les plus visibles figure Ben Gruenbaum (@BenGruenbaum), ancien membre de l’équipe Magic Eden et l’un des plus gros holders/stakers du token.

Longtemps fervent défenseur du projet, il accuse aujourd’hui ouvertement Magic Eden d’avoir « rugpull » sa communauté et affirme disposer de noms et de preuves. Il a d’ailleurs été expulsé du Discord officiel après avoir évoqué le lawsuit. Voici sa publication :

Cet holder de la première heure semble très amer et il est déterminé à faire la lumière sur toute l’affaire – Source : Compte X

Le jeton ME s’effondre à presque zéro

Lancé en décembre 2024 avec une offre totale d’un milliard d’unités, le jeton ME a touché un sommet historique à 11 dollars en janvier 2025. Il s’échange aujourd’hui autour de 0,05 dollar, soit une chute de plus de 99 %.

Les investisseurs entrés près du pic ont vu leur mise réduite à néant. Magic Eden a par ailleurs fermé son marché Ordinals, la fonctionnalité qui permettait de créer et de vendre des NFT directement sur la blockchain Bitcoin.

La plateforme a invoqué une demande trop faible et des coûts de maintenance trop élevés pour justifier l’arrêt.

Le cœur du dossier tient à la classification du jeton ME comme valeur mobilière, une qualification aux conséquences fiscales et juridiques lourdes pour les émetteurs. Si le tribunal suit l’argumentaire d’Andrew Tang, d’autres plateformes de cryptomonnaie ayant distribué des tokens « utilitaires » sans enregistrement pourraient à leur tour se retrouver dans le viseur de la justice américaine. Le secteur des NFT est décidément à l’agonie ces derniers mois…

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