Premier League : 13,5 millions de dollars gelés dans une enquête visant un partenaire de Sorare

Onze millions de livres à l’arrêt, aucune inculpation. Depuis janvier 2025, une ordonnance prise au titre du Proceeds of Crime Act, la loi britannique sur les produits du crime, bloque 13,5 millions de dollars logés sur des comptes de la Premier League. Les enquêteurs cherchent à établir si cet argent présente un lien avec des faits criminels reprochés à un tiers, gravitant autour de Sorare, la pépite française du fantasy football en NFT.

Selon les éléments connus, l’enquête ne vise ni le championnat anglais ni la société parisienne, mais un partenaire de cette dernière. Le gel porte sur l’argent, pas sur ceux qui le détiennent. Une nuance que le droit britannique assume pleinement, et qui explique qu’une ligue de football pesant plusieurs milliards se retrouve avec une partie de sa trésorerie immobilisée depuis dix-huit mois.

Points clés

Une ordonnance prise au titre du Proceeds of Crime Act bloque 13,5 millions de dollars sur des comptes de la Premier League depuis janvier 2025.

Les enquêteurs cherchent un lien entre ces fonds et des faits criminels reprochés à un tiers lié à Sorare : ni la ligue ni la société française ne sont poursuivies.

Un gel de comptes britannique ne peut excéder deux ans, avec une échéance en janvier 2027 : confiscation civile devant un juge ou restitution des fonds.

Les sommes visées sont des dépôts bancaires classiques, pas des cryptos, alors que Londres dispose depuis 2024 de pouvoirs distincts pour saisir des actifs numériques.

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Un gel de comptes n’est pas une accusation

L’ordonnance de gel de comptes, ou account freezing order, relève de la partie 5 du Proceeds of Crime Act de 2002, complétée par le Criminal Finances Act de 2017. Le mécanisme est d’une efficacité brutale : un officier habilité, police, National Crime Agency ou administration fiscale, saisit une magistrates’ court et obtient le blocage des sommes déposées sur un compte bancaire.

« Des motifs raisonnables de soupçonner que les sommes détenues sur le compte constituent des biens recouvrables ou sont destinées par une personne à être utilisées dans une conduite illicite. »

Proceeds of Crime Act 2002, section 303Z1, telle qu’introduite par le Criminal Finances Act 2017 – Source : Coindesk

Aucune poursuite pénale n’est requise, et le niveau de preuve exigé se situe très en dessous de celui d’un procès. Surtout, le titulaire du compte n’a pas besoin d’être soupçonné : il suffit que l’argent, lui, le soit. La Premier League occupe donc la position inconfortable du réceptacle, pas celle du prévenu.

Le compteur n’est pas infini pour autant. Le gel est prononcé pour six mois, renouvelable, sans jamais pouvoir dépasser deux ans au total. Passé ce délai, les autorités doivent lancer une procédure de confiscation civile devant un juge ou rendre l’argent. L’ordonnance datant de janvier 2025, l’échéance ultime tombe en janvier 2027.

La société française de fantasy football est impliquée de (très) loin dans cette affaire – Source : Compte X

Sorare, de 4,3 milliards de valorisation aux radars réglementaires

Fondée en 2018 par Nicolas Julia et Adrien Montfort, Sorare a bâti un jeu de fantasy football où chaque carte de joueur est un NFT échangeable, hébergé sur StarkEx, une solution de seconde couche d’Ethereum. En septembre 2021, la startup encaisse 680 millions de dollars menés par SoftBank Vision Fund 2, pour une valorisation avoisinant 4,3 milliards de dollars, l’un des plus gros tours de table jamais bouclés par une jeune pousse française.

Suivent les licences : plus de 300 clubs sous contrat, une extension vers la MLB puis la NBA, et un accord pluriannuel avec la Premier League en 2023, qui ouvre l’accès aux images des joueurs du championnat le plus riche de la planète. La suite a été moins flatteuse. L’effondrement du marché NFT à partir de 2022 a laminé les volumes d’échange, imposé des réductions d’effectifs, et laissé le statut juridique du produit en suspens.

En France, l’Autorité nationale des jeux a longtemps hésité entre jeu d’argent et collection numérique, jusqu’à la création par la loi SREN d’un régime expérimental dédié, les JONUM (jeux à objets numériques monétisables), limité à trois ans et taillé pour ce type d’usage. L’affaire britannique se joue sur un autre terrain : non plus la nature du produit, mais l’origine des fonds issus du partenariat commercial.

Des comptes bancaires gelés, pas des wallets

Détail qui a son poids : les 13,5 millions de dollars sous scellés ne dorment pas dans un wallet, mais sur des comptes bancaires classiques. La suspicion est née des circuits bancaires traditionnels, ceux qui réclament des mois d’enquête, une ordonnance judiciaire et des réquisitions pour reconstituer un cheminement que n’importe quel explorateur de blocs affiche gratuitement en quelques clics.

Le Royaume-Uni s’est d’ailleurs doté d’outils symétriques pour les actifs numériques. Depuis avril 2024, les dispositions de l’Economic Crime and Corporate Transparency Act permettent à la police et à la National Crime Agency de geler et de saisir des cryptomonnaies, y compris détenues chez un exchange, sans arrestation ni condamnation préalable. Ces pouvoirs n’ont pas été mobilisés ici : l’argent visé est du dépôt bancaire, en livres sterling.

Pour la Premier League, la facture n’est pas comptable. Onze millions de livres représentent moins de 0,5 % des quelque 3 milliards redistribués chaque saison à ses vingt clubs. L’enjeu est contractuel : la vérification des partenaires commerciaux, la traçabilité des redevances de licence, l’exposition à des flux dont l’origine n’avait pas été passée au crible. D’ici janvier 2027, les enquêteurs devront trancher entre une action en confiscation devant le juge civil et un simple virement de retour.

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Crypto : OpenSea intègre les NFT Solana plus de quatre ans après sa bêta

OpenSea remet les NFT Solana au centre de sa stratégie crypto plus de quatre ans après une première tentative ratée. La marketplace permettra de nouveau d’acheter, vendre et échanger des collections Solana. Le lancement n’était pas encore actif lors de l’annonce du 31 août, mais OpenSea prévoit son ouverture cette semaine. Mad Lads, Claynosaurz et plusieurs autres collections doivent être disponibles dès le départ.

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Crypto : Trump encaisse 1,4 milliard, les investisseurs perdent 4,7 milliards

En 2019, Donald Trump affirmait que les cryptos reposaient sur « du vent ». Sept ans plus tard, le président américain est associé à des NFT, un memecoin, un jeton de gouvernance, un stablecoin et une société cotée transformée en trésorerie crypto. Selon un rapport de l’organisation de défense des consommateurs Public Citizen, ces activités lui auraient rapporté au moins 1,4 milliard de dollars en 2025, tandis que leurs acheteurs ou les sociétés concernées afficheraient environ 4,7 milliards de dollars de pertes.

La comparaison est donc spectaculaire, mais mérite une autre précision essentielle : ces pertes sont majoritairement latentes. Elles reposent sur la différence entre le prix d’achat et la valeur des actifs au moment de l’étude, et non sur 4,7 milliards de dollars définitivement perdus lors de ventes. Enfin, notons que Public Citizen étant ouvertement critique envers Donald Trump et à l’origine d’un Trump Accountability Project, ces chiffres doivent être considérés comme l’analyse d’une organisation engagée, et non comme les conclusions d’un audit indépendant. Ces précautions faites, plongeons dans les chiffres.

Points clés

Public Citizen estime à au moins 4,7 milliards de dollars les pertes, largement latentes, des acheteurs des produits crypto de la famille Trump

Donald Trump a déclaré plus de 1,4 milliard de dollars de revenus crypto pour 2025, sans avoir engagé son propre capital

Le meme coin $TRUMP pèse environ 3,2 milliards de pertes, le $WLFI au moins 1 milliard, dont 1,04 milliard pour la seule AI Financial Corp

Le CLARITY Act, attendu par les entreprises américaines, exempterait les NFT du droit des valeurs mobilières et placerait les governance tokens sous la CFTC

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1,4 milliard de revenus pour Donald Trump selon Public Citizen

Pour arriver à leurs fins, Public Citizen s’appuie notamment sur la déclaration financière annuelle de Donald Trump, publiée en juin 2026. L’organisation additionne plusieurs sources de revenus liées aux activités crypto de la famille présidentielle.

Le memecoin $TRUMP aurait généré 635 millions de dollars de droits de licence en 2025. La part attribuée à Donald Trump dans les ventes du jeton $WLFI de World Liberty Financial aurait atteint 527 millions, auxquels s’ajoutent 65,6 millions provenant de la vente d’une participation dans l’entreprise.

Donald Trump a également déclaré 197 millions de dollars issus d’apports de nouveaux partenaires dans World Liberty Financial. Environ 2,2 millions de dollars de résultat opérationnel lié au stablecoin USD1 lui auraient été attribués.

Le rapport affirme n’avoir identifié aucun investissement personnel significatif de Donald Trump dans ces projets. Ses revenus proviennent essentiellement de licences accordées sur son nom, de participations attribuées aux entités familiales et d’accords prévoyant une part des ventes ou des revenus.

Ces chiffres correspondent toutefois à des revenus déclarés ou attribués, et non nécessairement à un bénéfice net disponible après impôts, frais et engagements contractuels.

Les projets crypto lancés par le famille Trump auraient surtout permis d’enrichir….la famille Trump selon ce rapport – Source : Compte X

$TRUMP et $WLFI concentrent les pertes

Le memecoin $TRUMP représente la majeure partie des pertes calculées par Public Citizen. Lancé le 17 janvier 2025, trois jours avant l’investiture, le jeton avait atteint 73,43 dollars deux jours plus tard. Il s’échangeait autour de 2,22 dollars lors de l’étude, soit une baisse d’environ 97 % depuis son sommet.

Les sociétés CIC Digital et Fight Fight Fight, associées au projet, ont conservé 80 % du milliard de jetons créés, avec un déblocage progressif sur trois ans. Elles perçoivent également des revenus liés aux échanges du token.

À la demande de Public Citizen, Nansen a analysé environ 1,6 million de portefeuilles considérés comme appartenant à des particuliers ayant acheté du $TRUMP sur les plateformes décentralisées de Solana. Environ un million d’entre eux, soit 65 %, étaient en moins-value pour un total estimé à 3,2 milliards de dollars.

Seuls 400 millions de dollars environ correspondent à des pertes réalisées. Le reste pourrait diminuer ou augmenter avec le cours. Nansen estime également que le premier centile des portefeuilles gagnants a capté près de 80 % des profits.

La situation du $WLFI est plus complexe. World Liberty Financial présente ce jeton comme un outil de gouvernance, mais ses détenteurs ne contrôlent pas l’entreprise. Celle-ci filtre les propositions, choisit les modalités des votes et conserve la maîtrise opérationnelle du protocole.

Le token s’échangeait autour de 0,057 dollar lors de l’étude, contre un sommet à 0,331 dollar. Sur les seules plateformes décentralisées d’Ethereum, Nansen estime que 82 % des 31 000 portefeuilles particuliers analysés étaient en perte. Cette étude n’inclut pas les transactions réalisées sur les plateformes centralisées, où se concentre une grande partie du volume.

L’essentiel du milliard de dollars de pertes attribué au $WLFI provient cependant d’AI Financial Corp. L’entreprise avait acheté 7,28 milliards de tokens pour environ 1,46 milliard de dollars. Fin juin 2026, cette position ne valait plus que 421 millions, soit une moins-value latente de 1,04 milliard.

Memecoin, NFT, stablecoin jeton de gouvernance, le panel de produits crypto est très large autour de la famille Trump – Source : Compte X

NFT, stablecoin et trésorerie Bitcoin

Les cartes numériques de Donald Trump représentent une perte estimée plus modeste. Environ 175 000 NFT ont été commercialisés à 99 dollars à travers quatre séries. Public Citizen estime que les cartes des séries 1, 2 et 4, initialement vendues 12,3 millions de dollars, ne valaient plus qu’environ 3 millions au moment de l’étude. Donald Trump aurait perçu au moins 7,2 millions de dollars en licences et royalties. Tous les acheteurs ne les avaient toutefois pas nécessairement acquises dans un objectif d’investissement.

Le stablecoin USD1 constitue la principale exception. Adossé à des liquidités et à des titres du Trésor, il a conservé sa parité avec le dollar et le rapport ne lui attribue aucune perte pour ses utilisateurs. Sa capitalisation atteignait environ 4,1 milliards de dollars fin août.

Le rapport ajoute enfin 450 millions de dollars de moins-value sur les bitcoins détenus par Trump Media. Au 30 juin, l’entreprise possédait 9 477 BTC acquis pour environ 1 milliard de dollars et alors valorisés 557 millions. Cette perte est liée à une photographie comptable précise et évolue mécaniquement avec le prix du bitcoin.

Au total, Public Citizen aboutit à 4,7 milliards de dollars de pertes estimées : 3,2 milliards sur le $TRUMP, au moins 1 milliard sur le $WLFI, 450 millions sur la trésorerie de Trump Media et 9,3 millions sur les NFT.

La Maison-Blanche affirme que « ni le président ni sa famille ne se sont jamais engagés, et ne s’engageront jamais, dans des conflits d’intérêts ». L’association souligne néanmoins que les participations concernées restent logées dans un trust révocable dont Donald Trump est l’unique bénéficiaire, tandis que son fils Donald Trump Jr. en est l’administrateur.

L’organisation demande donc l’adoption de règles empêchant le président et les hauts responsables de tirer des revenus des actifs numériques qu’ils contribuent à réglementer. Le débat dépasse les performances du $TRUMP ou du $WLFI : il porte désormais sur la possibilité, pour un président en exercice, de profiter personnellement d’un marché dont son administration redéfinit simultanément les règles. Et pour la population américaine, la réponse semble claire.

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Solana : OpenGacha veut relancer les NFT

Inspiré des distributeurs japonais où chaque tirage réserve une surprise, OpenGacha transpose le concept du gacha sur Solana. Le nouveau protocole permet de gagner des NFT et des objets de collection tokenisés lors de tirages aléatoires, avec l’ambition de donner un nouvel usage à un marché NFT en quête de relance.

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Stripe rachète OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, et le fondateur vient d’OpenSea

Cinq fois la mise en trois mois. Stripe a finalisé le rachat d’OpenRouter, la start-up new-yorkaise qui sert de guichet unique pour accéder à plus de 400 modèles d’intelligence artificielle, pour plus de 7 milliards de dollars. Le Wall Street Journal évoquait encore le mois dernier des discussions autour de 10 milliards. La dernière levée de fonds d’OpenRouter, en mai, valorisait pourtant la société à 1,3 milliard de dollars à peine.

Les points clés de cet article :
Stripe a finalisé le rachat de la start-up OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, une valorisation qui a choqué le marché.
OpenRouter, fondé par Alex Atallah, offre un accès unifié à plus de 400 modèles d’intelligence artificielle et revendique 8 millions de développeurs utilisateurs.
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Stripe et OpenRouter : la facture d’un rachat à 7 milliards

L’accord a été révélé le 16 août par Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier. Ni Stripe ni OpenRouter n’ont voulu commenter. Le montant final pourrait encore bouger, les discussions restant confidentielles à ce stade.

Fondé en 2023, OpenRouter revendique 8 millions de développeurs et un accès unifié à plus de 400 modèles, de GPT à Claude en passant par Llama. Les développeurs qui construisent des applications à base d’agents IA en sont les premiers utilisateurs : ils changent de modèle selon le prix ou la performance, sans réécrire leur code à chaque fois.

OpenRouter, ou la deuxième vie d’Alex Atallah après OpenSea

Le nom du fondateur parlera aux habitués de la crypto. Alex Atallah a cofondé OpenSea, la place de marché NFT qui a levé plus de 400 millions de dollars avant de voir ses volumes s’effondrer avec le marché. Il en est parti en juillet 2022.

Moins d’un an plus tard, il lance OpenRouter avec Louis Vichy. En mai, la société bouclait un tour de table de 113 millions de dollars, mené par CapitalG, le fonds de croissance d’Alphabet. Sequoia, Andreessen Horowitz, Menlo Ventures et NVentures, le bras armé de Nvidia, complétaient le tour de table. Atallah décrivait alors OpenRouter comme l’équivalent de Stripe pour l’IA, un point de passage unique qui évite à ses clients de rester prisonniers d’un seul fournisseur de modèles.

Stripe mise sur les agents IA plutôt que sur les paiements classiques

Le calcul est simple. Stripe cherche depuis plusieurs mois à devenir l’infrastructure de paiement des agents IA, ces logiciels capables d’acheter et de vendre sans intervention humaine, et racheter l’entreprise qui porte le nom de son propre métier n’a rien d’un hasard. OpenRouter lui apporte une base de développeurs déjà habitués à faire transiter leurs requêtes, et donc potentiellement leurs paiements, par une couche d’intermédiation unique. Le pari est cohérent avec un secteur des paiements qui investit massivement cette année sur ce terrain.

Stripe ne rachète pas qu’un routeur de modèles. L’opération le place aux côtés de Visa et Mastercard, tous deux engagés cet été dans la course aux rails de paiement pour les IA autonomes. Sur le réseau Base, les transactions initiées par des agents ont déjà dépassé les 100 millions en neuf mois, un aperçu de cette économie agentique où OpenRouter fournira désormais une bonne partie de la matière première : le choix du modèle.

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Qu’est-ce que Sorare ?

Sorare, licorne française du fantasy football en NFT, a levé 680 M$ en 2021. Fonctionnement des cartes, licences, procès UKGC et cap 2026.

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Quatre ans après son éviction, l’ancien dirigeant de Pudgy Penguins revient dans les NFT

Cole Villemain, ancien cofondateur de Pudgy Penguins, a écoulé les 44 444 NFT de sa nouvelle collection Spritehood Wisps sur Robinhood Chain ce lundi 11 août, pour 1 282 852 dollars selon le décompte on-chain de Lookonchain. La vente affiche complet en quelques heures. Un sold out suffit-il à effacer le passif de Pudgy Penguins ?

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Crypto : Plus de 100 projets ont fermé en 2026, y compris des acteurs historiques

En 2026, plus de 100 projets ont fermé, déposé le bilan ou cessé leurs activités, selon RootData. Cette vague touche les échanges, les portefeuilles, la DeFi, les NFT et certaines blockchains. Fin juillet, BitMEX, BitMart, Movement Labs et Storj Labs ont annoncé leur fermeture ou leur dépôt de bilan en une seule semaine. Dans le même temps, Moonbeam a cessé de produire des blocs le 31 juillet. Le secteur entre ainsi dans une phase de consolidation large et visible.

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Mario, Pikachu et Naruto au service de la Maison-Blanche : Tokyo dit stop

Pikachu et Mario dans les clips. Depuis septembre 2025, plusieurs comptes officiels américains utilisent des personnages et des images issus de licences japonaises dans des contenus politiques. Tokyo a fini par réagir : le ministère des Affaires étrangères a transmis ses préoccupations à Washington en avril puis en juin, selon le quotidien Mainichi.

Points clés

Le ministère japonais des Affaires étrangères a porté ses préoccupations à l’ambassade américaine de Tokyo en avril puis en juin

Les comptes officiels américains utilisent Pokémon, Wii Sports, Halo, Yu-Gi-Oh! et Naruto sans autorisation depuis septembre 2025

Ni Nintendo ni The Pokémon Company n’ont déposé plainte, et les vidéos restent en ligne

Le Japon vise 20 000 milliards de yens de revenus de contenus à l’étranger d’ici 2033 et mise sur la tokenisation de ses licences

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Tokyo rappelle Washington au droit d’auteur

Interrogé devant la Diète sur une vidéo utilisant des images de Wii Sports, le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a rappelé qu’une institution publique ne pouvait pas reproduire librement une œuvre protégée sans l’autorisation de son propriétaire.

Kimi Onoda, ministre chargée de la Sécurité économique, a ensuite précisé que cette position avait été transmise aux États-Unis à plusieurs reprises. Selon le Mainichi, le gouvernement japonais a contacté l’ambassade américaine à Tokyo en avril puis en juin. Il lui a notamment demandé d’évaluer les conséquences de l’utilisation de licences japonaises dans des vidéos politiques ou militaires.

La séquence avait commencé en septembre 2025. Le Department of Homeland Security avait publié un montage associant Sacha, héros de Pokémon, à des opérations de l’ICE, accompagné du générique de la série. The Pokémon Company avait alors indiqué qu’aucune autorisation n’avait été demandée.

D’autres contenus ont suivi. La Maison-Blanche a utilisé des séquences de Wii Sports avec des images de frappes sur l’Iran, ainsi que des extraits ou références à Halo, Yu-Gi-Oh!, Dragon Ball et plusieurs productions hollywoodiennes. Steve Downes, voix du personnage Master Chief, et le compte officiel de Yu-Gi-Oh! ont pris leurs distances avec ces montages.

En juin, Donald Trump a également partagé sur Truth Social une vidéo générée par intelligence artificielle le représentant sous les traits de Naruto. Quelques jours plus tard, Kimi Onoda confirmait publiquement les démarches diplomatiques japonaises.

LK

Le Japon protège un patrimoine devenu stratégique

Tokyo n’a annoncé ni plainte ni mesure de rétorsion. Cette retenue intervient alors que le Japon négocie avec les États-Unis sur les droits de douane et la sécurité régionale. Nintendo et The Pokémon Company n’ont pas davantage engagé de procédure, et les principales vidéos restent accessibles.

L’enjeu dépasse cependant la protection symbolique de personnages populaires. La stratégie Cool Japan fixe un objectif de 20 000 milliards de yens de revenus issus des contenus japonais à l’étranger d’ici 2033, soit environ quatre fois le niveau de 2022. Manga, anime et jeux vidéo constituent donc des actifs économiques majeurs dont les propriétaires cherchent à contrôler l’image et les usages politiques.

Le Japon souhaite également développer la gestion numérique de ces licences. Depuis 2022, plusieurs documents du Parti libéral-démocrate présentent les mangas et les jeux vidéo comme des actifs susceptibles d’être associés à des NFT, des communautés tokenisées ou des systèmes de gestion des droits sur blockchain.

Pour Tokyo, l’enjeu consiste donc à empêcher que ses personnages les plus populaires deviennent des instruments de communication politique ou militaire sans l’accord de leurs propriétaires. En privilégiant la voie diplomatique, le Japon protège ses intérêts culturels et commerciaux sans ouvrir un nouveau conflit avec Washington.

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71,9 % des tokens du Top 100 sont morts : combien de temps survit une cryptomonnaie ? 

CryptoRank a passé au crible, mardi 4 août, les 1 539 tokens ayant intégré le Top 100 des cryptomonnaies. 71,9 % ne s’échangent plus. Une seconde étude revient sur le Top 100 des crypto en juillet 2021, 5 ans plus tard. Le constat est sans appel pour ceux qui attendent encore le retour de leurs anciens altcoins.

Les anciens champions du marché disparaissent les uns après les autres

Le Top 100 crypto de juillet 2021 comptait 100 projets. 5 ans plus tard, 41 y figurent encore, 46 sont sortis du classement, et 13 ont disparu.

Les 46 déclassés affichent une baisse médiane de 93 % de leur capitalisation. Theta Network est tombé de 6,35 milliards à 136 millions de dollars. EOS, devenu Vaulta, de 3,88 milliards à 108 millions. Tezos, de 2,59 milliards à 239 millions.

Les blockchains Layer 1 et Layer 2 pèsent 65 % de ces sorties. Tezos, EOS, Neo, Zilliqa, Harmony, Fantom. Chacune promettait de détrôner Ethereum.

Une nouvelle génération de Layer 1 est arrivée entre-temps. Sui, Aptos, TON. Les candidats de 2021 n’ont pas suivi.

EOS illustre jusqu’où va ce déclassement. Le projet avait levé plus de 4 milliards de dollars lors de son ICO, un record à l’époque. En novembre 2021, 4 mois après le classement, Yves La Rose, à la tête de l’EOS Network Foundation, s’adresse à la communauté : « EOS, tel qu’il existe, est un échec ». Il parle d’un investissement désastreux et met en cause Block.one, le financeur historique du projet.

Au moment de cette déclaration, EOS pesait encore près de 4 milliards de dollars. Le token a continué de s’échanger pendant 5 ans, malgré cet aveu public d’échec.

Le Top 100 crypto se renouvelle plus vite qu’on ne le croit

CryptoRank considère un token mort quand les grands exchanges l’ont retiré et que son volume quotidien reste sous 10 000 dollars pendant plus de 90 jours. Sur 1 539 tokens analysés, 71,9 % remplissent ces conditions.

62 % disparaissent en moins de 5 ans. 84,7 % en moins de 10 ans. Et la durée de vie médiane d’un token s’établit à 2 ans et 4 mois.

CoinGecko a de son côté compté 11,6 millions de tokens devenus inactifs sur la seule année 2025. 

Le graphique publié par CoinGecko raconte la même histoire : 53,2 % des cryptomonnaies listées depuis 2021 sont désormais inactives. À lui seul, l’exercice 2025 concentre 11,6 millions de disparitions. 

Le chiffre suit la courbe des lancements : 428 383 projets recensés en 2021, près de 20,2 millions en 2025. Les launchpads comme Pump.fun ont ouvert les vannes, les memecoins ont fait le reste.

Ces statistiques concernent l’ensemble du marché. Les tokens du Top 100 évoluaient pourtant dans un univers très différent : forte liquidité, présence sur les principaux exchanges et couverture médiatique importante. Malgré cela, leur durée de vie médiane reste limitée à 2 ans et 4 mois. 

Pourquoi un token continue de s’échanger après la fin du projet 

L’échec d’un projet ne fait pas disparaître son token du jour au lendemain. Les échanges continuent, mais avec une demande qui s’étiole progressivement. 

Les market makers suivent le mouvement. Ces sociétés cotent en permanence un prix d’achat et un prix de vente, ce qui immobilise du capital des deux côtés du marché. Sur une paire qui ne s’échange plus, le coût dépasse les frais captés, et ils retirent leurs ordres.

Le carnet s’amincit. Chaque vente déplace alors davantage le prix, ce qui décourage les acheteurs suivants, ce qui amincit encore le carnet. La boucle s’entretient toute seule.

Les exchanges regardent ces chiffres. Binance réévalue régulièrement les actifs qu’elle liste sur le volume, la liquidité, l’activité de développement, l’engagement de l’équipe et la conformité réglementaire. Le 17 août, 6 tokens quittent la plateforme, dont PYR, celui de la plateforme de jeu Vulcan Forged.

Le délisting renvoie les détenteurs vers des places plus petites, avec moins de profondeur. Le volume finit sous 10 000 dollars par jour, et 90 jours plus tard, le token entre dans les statistiques de mortalité.

Entre-temps, son prix reste affiché partout. Sur un carnet devenu très peu liquide, ce prix reflète surtout la dernière transaction réalisée. 

Les usages finissent par remplacer les promesses

Ethereum, Solana et TRON sont toujours là. Les stablecoins, les tokens d’exchange, Uniswap, Aave et Maker également. 

Ces actifs restent utilisés au quotidien. Ils servent à régler des transactions, fournir des garanties, payer des frais ou faire fonctionner des applications déjà largement adoptées. Chacun répond encore à un usage ou à une demande bien identifiée. 

Dogecoin et Shiba Inu suivent une logique différente. Leur longévité repose avant tout sur une communauté très active, une liquidité abondante et une notoriété qui entretiennent encore leur activité. 

Le métavers, la GameFi, les NFT et les blockchains concurrentes d’Ethereum dominaient les discussions en 2021. 5 ans plus tard, la plupart des projets qui incarnaient ces narratifs ont quitté le Top 100. 

Le nombre de stablecoins présents dans le Top 100 est passé de 8 à 16 en 5 ans. CryptoRank attribue cette progression au règlement on-chain, devenu l’un des principaux usages de la blockchain. 

Hyperliquid raconte la même histoire. Le protocole entre directement à la 9ᵉ place grâce à une activité économique qui figure déjà parmi les plus rentables de tout l’écosystème crypto. 

Au fil des cycles, les usages finissent par remplacer les narratifs. 

Quand le rendement ne dépend plus du prochain cycle

Face à cette rotation permanente, de nombreux investisseurs choisissent de conserver une partie de leur portefeuille en stablecoins. 

Leur progression dans le Top 100 reflète leur rôle grandissant dans les paiements et le règlement on-chain. Pour un investisseur, une autre question se pose alors : comment mettre ces liquidités au travail entre deux opportunités d’investissement ?

La DeFi permet de faire travailler des stablecoins. Ils peuvent générer un rendement entre 2 investissements, ou accompagner une stratégie d’investissement destinée à limiter l’exposition à la volatilité des marchés. 

C’est le terrain sur lequel travaille le Club 25%, un club privé de 150 investisseurs qui gèrent leur épargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 à 25 % par an, sans trading, sans volatilité, en y consacrant quelques heures par trimestre.

Comment cela fonctionne concrètement :

Un portefeuille public de 100 000 $ géré en temps réel : toutes les décisions sont documentées et expliquées.

Des opportunités DeFi analysées et auditées : vous suivez des guides vidéo étape par étape pour investir sur des protocoles sélectionnés pour leur robustesse.

Une souveraineté totale sur vos fonds : vous restez maître de votre capital, aucune entité tierce n’a accès à votre wallet.

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Le Top 100 des crypto photographie un instant du marché, pas son avenir. En 5 ans, 59 des 100 projets présents dans le classement de juillet 2021 en sont déjà sortis. 

L’article 71,9 % des tokens du Top 100 sont morts : combien de temps survit une cryptomonnaie ?  est apparu en premier sur Journal du Coin.

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