Taj Tarsha, fondateur de Few and Far, a été inculpé pour avoir détourné 10 millions de dollars levés auprès de 70 investisseurs via des tokens SAFT.
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Fuite des millionnaires français : pourquoi la crypto et les grandes fortunes atterrissent au même endroit
Les rats quittent le navire. Deux rapports, deux publics différents, une même destination. D’un côté, les grandes fortunes françaises que Henley & Partners, cabinet spécialisé dans la résidence et la citoyenneté par investissement, voit filer vers des juridictions plus prévisibles. De l’autre, les entreprises crypto que la régulation européenne MiCA pousse littéralement dehors depuis le 1er juillet. Deux mouvements de capitaux, deux calendriers, deux administrations à l’origine du problème. Et pourtant, sur la carte du monde, les flèches convergent invariablement vers le même point : les Émirats arabes unis. Ce dossier reconstitue le fil complet de cette double fuite, des chiffres qui se contredisent aux quotas d’agréments qui ne mentent pas.
Les Émirats arabes unis ont attiré à la fois les grandes fortunes françaises et les entreprises crypto en quête de stabilité fiscale et réglementaire.
La régulation européenne MiCA a poussé de nombreuses entreprises crypto à quitter l’Europe, renforçant l’attrait des Émirats comme destination privilégiée.
Fuite des millionnaires : Le rapport qui fâche Bercy
Le 16 juin 2026, Henley & Partners publiait la nouvelle édition de son Private Wealth Migration Report, avec une méthodologie repensée : un score de compétitivité de mobilité patrimoniale sur 100, calculé à partir de 38 indicateurs pondérés (fiscalité, État de droit, qualité de vie, stabilité géopolitique). La France y obtient 65,7, la classant parmi les « juridictions compétitives sous pression », aux côtés de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Corée du Sud. Les Émirats arabes unis, eux, culminent à 85,3, l’un des meilleurs scores du classement mondial, devant même Singapour.
Les demandes de résidence ou de citoyenneté déposées par des ressortissants français auprès du cabinet sont passées du top 40 des nationalités clientes en 2024 au top 15 en 2026. De fait, selon Guenther Dobrauz-Saldapenna, responsable Europe chez Henley & Partners :
« La France n’est pas devenue inattractive. Elle est devenue moins compétitive, précisément sur les critères que la fortune internationalement mobile pèse le plus lourdement. »
Une nuance qui change tout : ce n’est pas un exode de panique, c’est un arbitrage patient, mené par des familles qui traitent la résidence fiscale comme une ligne de portefeuille parmi d’autres.
L’édition précédente du rapport, publiée en 2025, donnait un chiffre plus brut : une perte nette d’environ 800 millionnaires français sur l’année, chacun emportant en moyenne plusieurs millions d’euros. La pression fiscale sur les hauts revenus (la contribution différentielle de 20 % qui vise les foyers au-delà de 250 000 euros annuels), l’instabilité gouvernementale chronique et la perspective récurrente d’un impôt sur la fortune façon Zucman expliquent l’essentiel de ce mouvement.
Le turn over des millionnaires
Méfions nous toutefois des chiffres. Deux semaines après Henley, le 30 juin 2026, la banque suisse UBS publiait son propre Global Wealth Report 2026. Et son verdict sur la France est, en apparence, à l’exact opposé : le pays a créé environ 35 000 nouveaux millionnaires en dollars en 2025, la plus forte progression de toute l’Union européenne, portant le total à près de 2,4 millions de résidents fortunés.
Deux rapports sérieux, deux résultats qui semblent se contredire frontalement. Sauf qu’ils ne mesurent pas la même chose. UBS compte la richesse totale détenue par des résidents français, gonflée par la hausse des marchés actions et de l’immobilier : des gens deviennent millionnaires sur le papier sans jamais quitter leur salon. Henley, à l’inverse, traque un flux beaucoup plus étroit : les grandes fortunes internationalement mobiles qui changent activement de résidence fiscale. La France s’enrichit globalement tout en perdant sa frange la plus mobile, celle qui a justement les moyens et les réseaux pour partir. Un pays peut très bien fabriquer des millionnaires par milliers pendant que ses cent ou mille plus grandes fortunes, elles, font leurs valises.
Et les cryptomonnaies dans tout ça ?
Fin octobre 2025, l’Assemblée nationale a voté, à 163 voix contre 150, un amendement transformant l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en un impôt élargi sur la « fortune improductive ». Au menu : Bitcoin, Ethereum, stablecoins et NFT, traités au même titre qu’un yacht ou une toile de maître, avec un taux unique de 1 % au-delà d’un seuil de patrimoine. Le Sénat a ensuite proposé sa propre mouture, avec un seuil relevé à 2,57 millions d’euros.
Aucune des deux versions n’a survécu au passage en force du 49.3. Comme nous l’expliquions en janvier, le gouvernement Lecornu a retiré ces deux dispositions de la version définitive du budget 2026, adoptée le 22 janvier.
La crypto a donc été épargnée, pas exonérée à vie : un sursis d’un exercice budgétaire, obtenu à une poignée de voix près, et que le Sénat a déjà montré qu’il pouvait faire revivre sous une forme concurrente l’année suivante. Pour un détenteur de cryptoactifs qui suit ce dossier de près, la vigilance reste de mise à chaque nouveau budget.
MiCA, le deuxième front de l’exode des millionnaires
Pendant que Paris tergiversait sur la fiscalité des particuliers, un second mouvement, cette fois entièrement réglementaire, redessinait la carte des entreprises crypto européennes. Le 1er juillet 2026 marquait la fin de la période transitoire de MiCA (Markets in Crypto-Assets), le règlement européen qui encadre le secteur. Sur les 117 plateformes françaises enregistrées sous l’ancien statut PSAN, seules 83 ont obtenu leur agrément européen dans les temps, Binance en tête des recalées, contrainte de suspendre ses services aux clients français. À l’échelle du continent, seules 244 licences MiCA avaient été délivrées fin juin, l’Allemagne en tête avec 57 agréments.
Erald Ghoos, le patron d’OKX Europe, avançait début juillet un chiffre qui donne le vertige : 80 % des entreprises crypto ne survivraient pas à MiCA. Résultat immédiat : Coinbase et OKX ont lancé une guerre de bonus, jusqu’à 8 % des dépôts transférés, pour récupérer une partie des 450 millions d’utilisateurs européens laissés en plan par Binance. Mais pour les fondateurs les plus petits, sans les reins financiers pour absorber deux ans de mise en conformité, la sortie reste souvent la seule option.
Irina Heaver, avocate chez NeosLegal à Dubaï, reçoit plus de 120 demandes par semaine de la part d’entrepreneurs voulant s’installer aux Émirats, dont la moitié venue d’Europe. « Les demandes des fondateurs européens ont explosé, confie-t-elle. Ils cherchent à déplacer eux-mêmes, leur fortune et leur potentiel intellectuel vers un pays qui les accueille à bras ouverts. » Sa formule sur l’origine du problème ne manque pas de mordant : « Quand on confie aux renards le soin d’écrire les lois qui protègent les poules, on obtient MiCA. »
Dubaï, guichet unique pour les deux fortunes
Voilà le nœud de ce dossier : les Émirats arabes unis raflent la mise des deux côtés à la fois, pour des raisons qui se recoupent sans être identiques. Côté fortune classique, c’est la destination numéro un mondiale de la migration patrimoniale depuis deux ans, portée par l’absence d’impôt sur le revenu et les gains en capital.
Côté crypto, le Crypto Wealth Report du même cabinet Henley recense 241 700 personnes détenant plus d’un million de dollars en actifs numériques dans le monde, en hausse de 40 % en un an. Zéro impôt sur le trading, le staking ou le minage, une autorité de régulation dédiée (la VARA) depuis 2022, plus de 650 entreprises blockchain installées rien qu’au sein du DMCC Crypto Centre de Dubaï, et un accès direct à un marché de quatre milliards de clients potentiels en Asie et en Afrique du Nord.
Deux flux de capitaux, deux calendriers administratifs, une seule destination qui construit patiemment son guichet unique pour la richesse mobile, qu’elle dorme dans un compte-titres ou dans un cold wallet.
Qu’est-ce qui fait fuir les millionnaires crypto ?
La lecture la plus répandue de cette actualité s’arrête généralement à l’un des deux volets : soit l’angle « riches qui fuient les impôts », soit l’angle « crypto qui fuit la régulation ». Or les deux se nourrissent du même terreau, celui d’un cadre fiscal et réglementaire français et européen jugé imprévisible, révisé à chaque exercice budgétaire au gré des rapports de force parlementaires.
Le sursis accordé à la crypto en janvier n’a rien réglé sur le fond : il a simplement montré qu’une poignée de voix suffit à faire basculer, du jour au lendemain, une classe d’actifs entière dans l’assiette d’un nouvel impôt. Tant que cette incertitude perdurera, MiCA continuera d’alimenter le même courant vers Dubaï que celui qui a déjà emporté 800 grandes fortunes classiques l’an dernier. Deux exodes, un seul port d’arrivée.
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FIFA : 20 milliards de dollars liés à un fonds proche de Trump, l’UEFA se rebiffe
Le football n’est pas une question de vie ou de mort, c’est bien plus important que ça. Bill Shankly plaisantait à moitié. La FIFA, elle, semble prendre la formule au pied de la lettre côté finances. L’instance qui régit le football mondial a dévoilé un projet de privatisation partielle qui ferait pâlir plus d’un fonds d’investissement classique : loger ses droits TV, son sponsoring et ses événements dans une nouvelle entité, FIFA Forward Enterprise, puis en céder jusqu’à 21% pour une valorisation totale de 20 milliards de dollars. Sur le papier, une manœuvre financière comme il en existe des dizaines. Sauf que le nom qui circule pour piloter l’opération a immédiatement transformé un simple montage capitalistique en polémique diplomatique, autour d’une FIFA qui n’en est déjà plus à son premier pari financier atypique.
La FIFA a révélé un projet de privatisation partielle de ses activités commerciales, incluant les droits TV et le sponsoring, dans une nouvelle entité, FIFA Forward Enterprise, valorisée à 20 milliards de dollars.
Ce projet suscite une polémique en raison du rôle pressenti de Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, et de l’absence de transparence dénoncée par l’UEFA, qui menace même d’un boycott historique de la Coupe du Monde.
Fifa : Un montage à 20 milliards de dollars qui fait polémique
Comme le résume Sportico, le projet FIFA Forward Enterprise prévoit de regrouper l’essentiel des activités commerciales de la fédération. Objectif affiché : lever environ 4,2 milliards de dollars en cash immédiat tout en gardant, promet la FIFA, « l’autorité exclusive » sur la gouvernance sportive, le calendrier des compétitions et les décisions réglementaires.
Un découplage classique entre le pouvoir décisionnel et la manne financière. Reste que le nom pressenti pour mener la levée de fonds change complètement la tonalité du dossier : Joshua Kushner, via son fonds Thrive Eternal. Précisons tout de suite, parce que la confusion circule beaucoup : il s’agit du frère de Jared Kushner, gendre de Donald Trump, et non de Jared Kushner lui-même, qui n’apparaît à ce stade dans aucune liste d’investisseurs. Une nuance qui compte, mais qui ne suffit visiblement pas à calmer les esprits.
L’UEFA sort l’artillerie lourde
Et de fait, l’instance européenne n’a pas mâché ses mots. Selon ESPN, l’UEFA juge que « l’âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à négocier, surtout sans la moindre transparence sur qui en tirera les bénéfices ». Des sources internes évoquent même, toujours selon ESPN, la possibilité d’un boycott historique de la Coupe du Monde par les fédérations européennes. Un scénario qui, il y a encore un an, aurait semblé totalement invraisemblable.
Par ailleurs, selon des informations du Times de Londres, relayées par Forbes, Gianni Infantino aurait lui-même consulté l’administration Trump avant la présentation officielle du projet, sans que la FIFA n’en fasse mention publiquement. Voilà qui alimente d’autant plus les soupçons d’un dossier négocié dans les coulisses plutôt que débattu ouvertement devant les instances du football mondial.
Le sport, nouveau terrain de jeu de la finance politique
Le vrai sujet dépasse largement le football. Depuis quelques années, les frontières entre capitaux privés, politique et grand sport s’effacent à vitesse grand V : sponsors crypto sur les maillots, tickets tokenisés, et maintenant des parts d’une fédération entière convoitées par des fonds proches du pouvoir américain. La FIFA n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai côté blockchain, elle qui a déjà lancé sa propre chaîne pour héberger ses NFT après avoir quitté Algorand. Ce nouveau chapitre financier s’inscrit dans une logique déjà entamée : monétiser chaque parcelle de son patrimoine, qu’il s’agisse de collectibles numériques ou, désormais, de ses propres droits commerciaux.
Reste que la différence de nature saute aux yeux. Vendre des jetons numériques et vendre 21% du cœur financier de l’institution, ce n’est pas tout à fait la même partie qui se joue. Et si l’UEFA met sa menace à exécution, la Coupe du Monde 2026, déjà courtisée par les exchanges crypto comme sponsors officiels, pourrait se retrouver au cœur d’un bras de fer bien plus vaste que celui du simple financement du sport.
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212 piratages en 6 mois : Le semestre le plus attaqué de l’histoire crypto
Une chaîne n’est pas plus solide que son maillon le plus faible. Record battu, trophée peu enviable. Blockaid a vérifié 212 incidents de sécurité sur les six premiers mois de 2026, davantage que sur l’ensemble de l’année 2025, pour un butin cumulé supérieur à 1,1 milliard de dollars.
La sécurité crypto vit son semestre le plus attaqué jamais recensé, en nombre d’incidents s’entend, pas en montants dérobés. Car en valeur, la facture recule : 2,58 milliards de dollars s’étaient évaporés en 2025, dont 1,5 milliard sur le seul piratage de Bybit. Les attaquants frappent donc plus souvent, mais repartent avec moins à chaque coup.
Blockaid a vérifié un nombre record de 212 incidents de sécurité au premier semestre 2026, surpassant le total de 2025, mais avec un butin moindre de plus de 1 milliard de dollars.
Environ 55 % des vols ont été attribués à des acteurs nord-coréens, ciblant principalement Drift et KelpDAO, sans exploiter de failles de smart contract.
Plus de piratages, moins de butin
Trois cabinets, trois méthodes de décompte, une même trajectoire. Blockaid recense 3,4 fois plus d’exploits dépassant son seuil de gravité qu’en 2025 tout entier, pour 1,1 milliard de dollars de pertes dans son rapport semestriel.
Immunefi arrive à 972 millions de dollars sur 207 incidents, et QuillAudits à 935,3 millions sur 87 piratages strictement DeFi. La fréquence grimpe, les montants baissent : voilà le seul point sur lequel tout le monde s’accorde.
Le repli n’a rien de cosmétique. Les pertes liées aux exploits purement techniques ont fondu de 74% par rapport au pic de 2022. Audits systématiques, bug bounties à sept chiffres, surveillance des transactions en temps réel : casser du code coûte désormais plus cher que ce qu’il rapporte.
Une partie de la hausse du nombre d’incidents tient d’ailleurs simplement à une observation plus fine qu’il y a deux ans. Le maillon faible, lui, a changé d’adresse. Il se situe désormais du côté des humains qui détiennent les clés, pas du côté du code qui les protège.
Bilan des incidents de sécurité crypto, S1 2026. Source : Blockaid.
Lazarus n’a plus besoin de casser du code
Environ 55% des sommes volées au premier semestre, un peu plus de 600 millions de dollars, sont attribuées à des acteurs liés à la Corée du Nord, via trois dossiers principaux dont deux suffisent à comprendre la méthode. 285 millions de dollars siphonnés chez Drift Protocol, sur Solana. 292 millions chez KelpDAO, via le protocole de messagerie inter-chaînes LayerZero. Aucun des deux ne repose sur une faille de smart contract.
Chez Drift, des mois d’approche, de faux partenaires institutionnels et jusqu’à des rencontres physiques ont amené des signataires du multisig (un portefeuille dont chaque opération exige l’accord de plusieurs détenteurs de clés) à valider des transactions d’apparence anodine. Le vol, lui, a duré douze minutes.
Chez KelpDAO, les assaillants ont compromis des nœuds RPC utilisés par le réseau de vérificateurs de LayerZero, saturé les nœuds sains de requêtes pour forcer le basculement vers les nœuds corrompus, puis fait valider un message inter-chaînes frauduleux par une configuration reposant sur un seul vérificateur. Bilan : 116 500 rsETH émis sans contrepartie. Blockaid ne voit d’ailleurs aucune raison que la recette s’essouffle : l’ingénierie sociale via LinkedIn pour compromettre un signataire de multisig a produit deux des quatre plus gros incidents du semestre, sans qu’aucun obstacle structurel ne s’y oppose.
L’IA s’installe des deux côtés du guichet
Le semestre a aussi produit son inédit : 216 000 dollars détournés chez Bankr, premier piratage d’un agent IA jamais recensé. L’attaquant a offert un NFT d’adhésion au portefeuille piloté par le chatbot Grok, ce qui a ouvert des permissions de transfert, avant d’y glisser une instruction malveillante encodée en morse.
Cette technique, l’injection de consigne (prompt injection), consiste à dissimuler un ordre dans une donnée que l’agent traite comme une commande légitime. Blockaid en attend d’autres au second semestre.
Les mêmes modèles travaillent pourtant aussi pour l’autre camp. Anthropic a annoncé que Claude Mythos Preview, une version de recherche non déployée publiquement, a trouvé deux failles inédites dans des algorithmes cryptographiques établis. La première vise HAWK, un schéma de signature post-quantique en lice au troisième tour de la compétition du NIST (l’agence américaine de normalisation). En 60 heures de travail, Mythos a fait chuter le coût théorique de récupération d’une clé de 2 puissance 64 à 2 puissance 38 opérations, soit environ 67 millions de fois moins de calcul.
Le correctif impose de doubler la taille des clés, ce qui efface l’argument commercial du schéma : des signatures compactes, donc moins d’espace de bloc consommé.
La seconde attaque touche une version réduite à 7 tours de l’AES (contre 10 pour l’AES-128 réellement déployé), le chiffrement qui protège le trafic HTTPS et les serveurs des plateformes d’échange. Claude a d’abord refusé de chercher, jugeant qu’il n’y avait « rien de facile à trouver » sur le chiffrement par blocs le plus étudié au monde, avant de produire, après plusieurs relances de ses opérateurs humains, une technique baptisée Möbius Bridge, entre 200 et 800 fois plus rapide que la meilleure attaque connue.
Il a aussi cassé une variante à 13 tours de LEA (un standard coréen pour appareils connectés) en moins d’une heure sur un simple ordinateur de bureau. Vérifier ces résultats a demandé plusieurs centaines d’heures aux chercheurs d’Anthropic, quand la découverte elle-même n’en avait pris qu’une poignée.
Rien de ce qui tourne en production n’est atteint : HAWK n’a jamais été déployé, et Bitcoin repose toujours sur ECDSA, un algorithme distinct.
La préparation avance néanmoins sans attendre l’arrivée d’ordinateurs quantiques, avec le Bitcoin Security Consortium et ses 15 millions de dollars promis sur trois ans par BlackRock, Coinbase et Strategy. Sur les 212 incidents du semestre écoulé, aucun ne vient pourtant d’un algorithme cassé. Les pertes se logent ailleurs : dans des clés mal gardées, des ponts mal configurés, et des signataires trop confiants.
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Hécatombe crypto : 99 projets ont déjà mis la clé sous la porte en 2026
Le cimetière crypto continue de se remplir. Dans sa mise à jour du 26 juillet, RootData recensait 99 projets crypto ayant fermé, déposé le bilan ou présenté un site durablement inaccessible depuis janvier. Exchanges, wallets, protocoles DeFi et outils d’analyse sont concernés. Mais cette liste ne compte pas uniquement des faillites : elle mélange disparitions complètes, arrêts progressifs et services placés en maintenance.
Malgré les disparitions, le capital a continué d’affluer dans le marché crypto, avec 22,73 milliards de dollars levés en 2025, se concentrant sur moins de projets mais mieux financés.
BitMart, BitMEX et Loopring rejoignent le cimetière crypto
La liste de RootData couvre presque tous les segments du marché. Elle mentionne notamment les wallets Family, Ctrl et Leap, les plateformes centralisées BitMart, BitMEX et AscendEX, ainsi que des projets comme Zapper, Stream Finance, Parsec, Loopring et Goldfinch.
Les fermetures les plus récentes frappent particulièrement les exchanges. BitMart a lancé le 26 juillet une cessation progressive de ses activités : inscriptions et dépôts sont suspendus, le trading doit s’arrêter le 26 août et la fermeture complète interviendrait le 31 janvier 2027. BitMEX, pionnier des contrats perpétuels crypto, cessera quant à lui ses opérations le 23 septembre.
AscendEX a fermé le 1ᵉʳ juillet en invoquant notamment les nouvelles contraintes réglementaires européennes et des difficultés financières. La situation est plus préoccupante pour ses clients, puisque les retraits sont soumis à un examen manuel et que la plateforme n’a pas garanti la restitution intégrale des soldes.
Du côté des protocoles, Loopring a arrêté son exchange décentralisé et désactivé son relayer fin juin, après avoir échoué à atteindre une adoption suffisante. Goldfinch suit une trajectoire différente : une proposition de gouvernance prévoit l’arrêt du développement et le passage en maintenance afin de se concentrer sur le recouvrement de prêts existants.
Le média U Today tient la rubrique nécrologique de la crypto à jour – Source : Compte X
99 projets morts, mais 99 situations très différentes
Le chiffre de RootData doit donc être manié avec précaution. La plateforme classe comme « morts » les projets ayant officiellement fermé, déposé le bilan ou laissé leur site inaccessible pendant une longue période. Un exchange insolvable, un protocole arrêté par sa gouvernance et une application abandonnée ne présentent pourtant ni les mêmes causes ni les mêmes risques.
Cette vague traduit néanmoins une consolidation générale. De nombreux projets lancés pendant le cycle haussier de 2024-2025 dépendaient des levées de fonds et de l’appréciation de leur token. Lorsque le capital est devenu plus sélectif, les équipes ont dû démontrer une croissance réelle, conserver leurs utilisateurs et générer des revenus récurrents.
Toutes n’y sont pas parvenues. La fermeture de BitMEX illustre ainsi la difficulté des anciennes plateformes à résister aux géants comme Binance ou Bybit, tandis que l’arrêt de Loopring montre la vitesse à laquelle une technologie autrefois pionnière peut devenir dépassée.
Ces 99 disparitions ne prouvent pas un effondrement général de la crypto. Elles montrent surtout que le marché ne finance plus indéfiniment les projets sans utilisateurs ni modèle économique viable. Le grand ménage peut renforcer les survivants, mais il rappelle aussi une règle élémentaire : dans la crypto, lever des millions ou lancer un token ne garantit jamais de construire une entreprise durable.
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Claynosaurz sur Prime Video : un signal fort pour les NFT Solana
Claynosaurz lance ses micro-épisodes Claynotopia sur Amazon Prime Video après 4 ans de développement, illustrant le potentiel grand public des NFT sur Solana.
Bitcoin : Un ancien ingénieur de Meta vend tous ses BTC et explique pourquoi
Bitcoin en perte de vitesse passagère. Première cryptomonnaie mondiale par sa capitalisation, le BTC traverse régulièrement des phases de doute. Cette fois, c’est Sammy, un ancien ingénieur de Meta connu pour ses prises de position en faveur de Bitcoin, qui annonce avoir vendu l’intégralité de ses avoirs. Après avoir subi de lourdes pertes liées à un effet de levier excessif, il explique pourquoi il estime que le marché manque aujourd’hui d’un ingrédient essentiel : l’attention.
Points clés
Sammy, ancien ingénieur de Meta, affirme avoir vendu l’intégralité de ses bitcoins
Selon lui, « l’attention est la liquidité » et Bitcoin manque aujourd’hui de nouveaux acheteurs
Il estime que l’intelligence artificielle capte désormais l’essentiel de l’attention des investisseurs
Malgré sa vente, il reste optimiste sur le long terme et prévoit de revenir sur Bitcoin à un prix plus bas
Un ancien ingénieur de Meta vend tous ses BTC
Sammy, ancien ingénieur passé par Meta, a publié une vidéo dans laquelle il annonce avoir vendu l’intégralité de ses bitcoins après avoir subi d’importantes pertes financières. Il reconnaît avoir été excessivement exposé au marché grâce à l’effet de levier et explique avoir préféré couper ses positions plutôt que risquer une liquidation complète.
Au-delà de son expérience personnelle, il développe une thèse plus large qu’il résume en une formule : « l’attention est la liquidité ». Selon lui, dans un marché où la valeur dépend de l’arrivée de nouveaux acheteurs, conserver un actif ne suffit pas à soutenir son prix.
Pour illustrer son propos, il prend l’exemple des NFT. Malgré la conviction de nombreux investisseurs pendant le bull run de 2021, la majorité des collections se sont effondrées lorsque l’attention du marché s’est déplacée ailleurs. À ses yeux, Bitcoin pourrait connaître le même phénomène si aucun nouveau flux d’investisseurs ne venait alimenter la demande.
Il estime notamment que les influenceurs crypto sont devenus beaucoup plus discrets, que les particuliers ayant découvert Bitcoin en 2021 sont déjà largement positionnés et que l’intelligence artificielle concentre désormais la quasi-totalité de l’attention médiatique et des investissements technologiques.
Sammy explique pour il a – temporairement – cessé de croire en Bitcoin – Source : Compte X
Un optimisme à long terme sur Bitcoin intact
Malgré cette vente totale, Sammy affirme ne pas avoir perdu confiance dans Bitcoin sur le long terme. Il explique qu’il envisage de revenir sur le marché lorsque les prix lui sembleront plus attractifs.
En revanche, plusieurs éléments continuent d’alimenter ses interrogations à court et moyen terme. Il évoque notamment la concentration du développement autour de Bitcoin Core, les défis que pourraient poser les futurs ordinateurs quantiques ainsi que l’évolution du modèle économique des mineurs lorsque les récompenses de bloc continueront de diminuer.
À cela s’ajoutent, selon lui, les ventes potentielles de grands détenteurs historiques, des créanciers de Mt. Gox ou encore de certaines entreprises fortement exposées au bitcoin, autant de facteurs susceptibles de peser sur la liquidité du marché.
Cette analyse reste toutefois très personnelle et ne fait pas consensus au sein de l’écosystème. De nombreux acteurs continuent au contraire de considérer l’adoption institutionnelle, la rareté programmée du bitcoin et son rôle de réserve de valeur comme des moteurs de croissance à long terme. Sammy lui-même reconnaît d’ailleurs conserver une vision haussière sur plusieurs années, estimant que Bitcoin finit toujours par être « redécouvert » au fil des cycles de marché.
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Bitcoin, XRP, Solana, Chainlink : les 8 grands narratifs selon Grayscale
Le 8 juillet 2026, Grayscale a publié sa vision des 8 narratifs crypto qui structurent aujourd’hui le marché. Le secteur des altcoins saigne, avec des valorisations écrasées jusqu’à 95 % sous leurs sommets historiques. Dans ce champ de ruines, distinguer l’infrastructure vitale du simple effet de mode devient une question de survie financière. Grayscale livre sa grille de lecture pour identifier les réseaux qui ont encore une véritable raison d’exister.
Un filtre institutionnel pour distinguer l’usage réel de la spéculation
Grayscale, le plus grand gestionnaire d’actifs dédié à la crypto, associe un narratif à 8 tokens spécifiques. Un narratif incarne l’usage réel qui justifie la pertinence d’un projet. Ce filtre d’analyse élimine impitoyablement les milliers de jetons sans demande pour ne conserver que les rails fonctionnels de l’économie numérique.
Le gestionnaire dresse un état des lieux brut du marché. La démarche ne contient aucune recommandation d’achat, ni la moindre allocation de portefeuille.
Every asset has its narrative:$BTC → Digital money$ETH → World Computer $XRP → Global payments$SOL → High performance $HYPE → Onchain trading 24/7$LINK → Tokenization & oracles$SUI → Next gen infrastructure$AVAX → Mass customization
— Grayscale (@Grayscale) July 8, 2026
Le paradoxe de l’infrastructure : 7 réseaux essentiels rattrapés par le marché
Bitcoin (BTC) incarne la « monnaie numérique ». L’actif assume un statut de réserve de valeur face à la dévaluation des monnaies fiduciaires. L’offre plafonnée et l’adoption institutionnelle grandissante maintiennent cette thèse intacte. Le marché lui accorde une prime de confiance. Le Bitcoin s’échange autour de 62 500 dollars, accusant un recul de 51 % sous son record historique.
Ethereum (ETH) reste l’« ordinateur mondial programmable ». Le réseau exécute les smart contracts et porte sur ses épaules la finance décentralisée (DeFi), les NFT et les actifs tokenisés. L’utilisation sous-jacente du réseau ne s’est pas effondrée malgré la baisse de son prix. Le cours chute de 65 %, évoluant autour des 1 700 dollars.
XRP défend le titre de « paiements mondiaux ». Le réseau opère les transferts transfrontaliers rapides et peu coûteux pour les institutions financières. On ignore encore si ce récit se traduira par une adoption à grande échelle, mais le flou réglementaire s’est nettement dissipé aux États-Unis. Le token se négocie à 1,09 dollar, en retrait de 72 % depuis son sommet.
Solana (SOL) occupe le créneau de la « haute performance ». Le réseau encaisse des milliers de transactions par seconde pour les applications grand public. Les pannes passées ont marqué les esprits, mais l’activité des développeurs est restée solide. Grayscale compte toujours SOL parmi ses 8 choix. Le prix s’affiche à 77,5 dollars, soit une correction de 74 % depuis son plus haut.
Chainlink (LINK) domine la catégorie « tokenisation et oracles ». L’infrastructure connecte les blockchains aux données du monde réel. Ce rôle d’oracle sécurise les flux d’informations dans de multiples écosystèmes, une condition technique indispensable pour numériser des actifs issus de la finance traditionnelle. Le cours ne reflète pas encore cette utilité vitale, la fonction de l’actif reste néanmoins indéniable malgré une chute de 85 % pour retomber à 7,7 dollars.
Sui (SUI) incarne l’« infrastructure de nouvelle génération ». Ce Layer 1 cible directement les secteurs du jeu vidéo et de la DeFi avec une architecture hautement évolutive. Ce nom n’est pas encore familier pour le grand public, mais la traction des développeurs est bien présente. Le marché sanctionne la jeunesse du projet avec un token à 0,71 dollar, en recul de 87 % depuis son ATH.
Avalanche (AVAX) porte le narratif de la « personnalisation de masse ». Avalanche donne aux entreprises la capacité de créer des subnets : des blockchains sur-mesure et indépendantes connectées au réseau principal. Le succès de ce modèle dépendra de la rapidité d’adoption par les institutions. La chute s’avère d’une violence extrême. Le token s’affiche à 6,42 dollars, pulvérisé de 95 %.
L’exception Hyperliquid : le marché paye pour le cash-flow immédiat
Un seul réseau brise l’hécatombe. Hyperliquid (HYPE) s’impose sur le « trading on-chain 24/7 ». Cette infrastructure déploie une plateforme décentralisée dédiée au trading de produits dérivés.
Le token HYPE se maintient à 67 dollars, limitant sa chute à seulement 13 % de son sommet historique. Ce grand écart avec le reste du marché s’explique par la rentabilité du protocole.
La plateforme a généré autour de 818 millions de dollars de revenus en 2025. Entre 97 et 99 % de ces revenus servent à racheter le token HYPE.
Le marché rémunère un modèle économique implacable. Le protocole encaisse du cash, et cet argent crée une pression acheteuse qui soutient immédiatement le cours de la cryptomonnaie.
Vous en avez assez de courir après le prochain narratif ?
Avoir raison sur la technologie ne prévient pas la destruction d’un portefeuille. Comprendre la puissance des subnets d’Avalanche ou la domination des oracles de Chainlink n’évite pas d’encaisser des pertes de 85 à 95 %. L’utilité réelle d’un protocole ne garantit pas la hausse de son cours. Tout dépend de la manière dont cette valeur se répercute dans le prix du token.
Chaque cycle enfante ses nouvelles révolutions et broie les anciennes. L’investisseur passe ses nuits à chercher la tendance de demain, pour finalement perdre son capital sur une erreur de timing.
C’est précisément cette fatigue de la rotation que le Club 25% adresse. Pas de rotation de tokens, ni de course à la narrative. Pas de Grayscale list à surveiller pour savoir sur quoi se positionner.
La méthode s’écarte totalement du casino des narratifs, et générer du rendement sur des stablecoins via la DeFi, quelle que soit la direction du marché.
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Victoire pour ConsenSys : la SEC abandonne les poursuites
La SEC a son enquête sur ConsenSys concernant les services MetaMask Swaps et MetaMask Staking. Cette décision, qui ne s’accompagne d’aucune amende ni d’aucun aveu de culpabilité, remet directement en cause la théorie réglementaire selon laquelle les interfaces de portefeuilles non-custodiaux constituent des opérations de courtage non enregistrées.
I’m pleased to announce that Consensys and the SEC have agreed in principle that the securities enforcement case concerning MetaMask should be dismissed. Subject to the approval of the Commission, the SEC will file a stipulation with the court that effectively closes the case.…
— Joseph Lubin (@ethereumJoseph) February 27, 2025
Ce classement sans suite écarte la menace d’exécution la plus immédiate pesant sur la principale porte d’entrée des particuliers vers l’écosystème Ethereum. Il offre également aux développeurs de portefeuilles un précédent défendable dans un paysage juridique qui reste encore incertain pour la réglementation de la DeFi.
La SEC avait déposé sa plainte initiale en juin 2024, alléguant que ConsenSys agissait comme courtier pour des transactions sur des titres d’actifs crypto depuis au moins octobre 2020, percevant des commissions via les services intégrés de MetaMask.
La théorie de l’agence concernant le staking allait encore plus loin, ciblant les intégrations de routage de MetaMask avec Lido et Rocket Pool comme des offres de titres non enregistrées. Si elle avait été validée, cette interprétation aurait contraint les développeurs de portefeuilles de tout l’écosystème à amputer les fonctionnalités essentielles des interfaces non-custodiales.
ConsenSys avait anticipé ce procès en lançant sa propre action contre la SEC en avril 2024, contestant l’autorité de l’agence sur les logiciels liés à Ethereum et sa tentative de classifier l’Ethereum comme une valeur mobilière (security).
Parallèlement, la SEC a clos son enquête sur Ethereum 2.0 en juin 2024, et un tribunal fédéral a rejeté la plainte de ConsenSys au Texas en septembre 2024, estimant que l’action coercitive parallèle de la SEC avait déjà réduit toute menace crédible de poursuite. Cet enchaînement a effectivement réduit le litige en cours à la seule affaire MetaMask, désormais résolue.
Joe Lubin salue une victoire pour les développeurs de logiciels blockchain
Le fondateur de ConsenSys, Joe Lubin, a annoncé la résolution de l’affaire, précisant que la société et la SEC s’étaient mises d’accord sur le principe d’un abandon des poursuites concernant MetaMask. Lubin a qualifié ce résultat de « bonne étape pour les développeurs de logiciels blockchain », ajoutant que ConsenSys était « déterminé à combattre cette plainte jusqu’au bout ».
« Je suis heureux d’annoncer que ConsenSys et la SEC ont convenu en principe que l’affaire concernant MetaMask devait être classée. Sous réserve de l’approbation de la Commission, la SEC déposera une stipulation auprès du tribunal qui clôturera effectivement l’affaire. »
Photo : Joe Lubin
Un responsable de ConsenSys a confirmé à Bloomberg que la SEC n’imposerait aucune amende. Cette sortie sans tache est cruciale : l’argument juridique central de ConsenSys — à savoir que les logiciels de portefeuille ne devraient pas être réglementés comme des courtiers traditionnels simplement parce qu’ils orientent les utilisateurs vers des protocoles — a désormais prévalu dans les faits, sans nécessiter une décision de justice qui aurait pu être incertaine.
Pourquoi ce dénouement dépasse le cadre de ConsenSys et MetaMask
MetaMask n’est pas un produit périphérique dans l’architecture Ethereum. C’est l’interface dominante par laquelle les utilisateurs accèdent aux protocoles DeFi, aux marchés NFT, au staking liquide et aux transactions on-chain. La théorie initiale de la SEC sur le courtage représentait donc une menace structurelle pour toute la couche d’accès des utilisateurs d’Ethereum.
Une décision stipulant que le routage de swaps ou les intégrations de staking dans un portefeuille non-custodial déclenchent des obligations d’enregistrement en tant que courtier aurait eu des répercussions en cascade pour chaque développeur proposant des fonctionnalités similaires. Ce scénario est désormais écarté, du moins pour ce cycle d’application.
Cette clôture s’inscrit également dans une tendance plus large de recul de la SEC en matière de sanctions crypto sous la direction post-Gensler, incluant l’abandon ou la suspension d’actions contre Gemini, Uniswap Labs, Robinhood Crypto et OpenSea.
This month, the SEC has dropped its cases against Coinbase, Robinhood, and now ConsenSys company behind Metamask.
Maybe this panic selling won’t last forever?
— dubzy (@dubzyxbt) February 28, 2025
Un effort législatif pour une clarté réglementaire formelle sur les cryptos progresse en parallèle, et le retrait de la SEC face à ConsenSys renforce cette dynamique.
Les développeurs de portefeuilles et les interfaces DeFi bénéficient désormais d’un environnement opérationnel plus sain qu’il y a six mois. Toutefois, l’absence d’un jugement définitif signifie que les questions juridiques de fond sur la classification des courtiers restent ouvertes et pourraient être revisitées par une future administration ou une nouvelle vague de répression.
Pour Ethereum spécifiquement, la clarté réglementaire au niveau des portefeuilles soutient directement la trajectoire de démocratisation de son écosystème. Les flux institutionnels vers le staking Ethereum se sont intensifiés tout au long de l’année 2025, et une défaite judiciaire pour MetaMask aurait introduit des frictions au moment précis où les demandes des particuliers et des institutions convergent. Ce risque particulier est désormais levé.
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