Solana : OpenGacha veut relancer les NFT

Inspiré des distributeurs japonais où chaque tirage réserve une surprise, OpenGacha transpose le concept du gacha sur Solana. Le nouveau protocole permet de gagner des NFT et des objets de collection tokenisés lors de tirages aléatoires, avec l’ambition de donner un nouvel usage à un marché NFT en quête de relance.

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Stripe rachète OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, et le fondateur vient d’OpenSea

Cinq fois la mise en trois mois. Stripe a finalisé le rachat d’OpenRouter, la start-up new-yorkaise qui sert de guichet unique pour accéder à plus de 400 modèles d’intelligence artificielle, pour plus de 7 milliards de dollars. Le Wall Street Journal évoquait encore le mois dernier des discussions autour de 10 milliards. La dernière levée de fonds d’OpenRouter, en mai, valorisait pourtant la société à 1,3 milliard de dollars à peine.

Les points clés de cet article :
Stripe a finalisé le rachat de la start-up OpenRouter pour plus de 7 milliards de dollars, une valorisation qui a choqué le marché.
OpenRouter, fondé par Alex Atallah, offre un accès unifié à plus de 400 modèles d’intelligence artificielle et revendique 8 millions de développeurs utilisateurs.
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Stripe et OpenRouter : la facture d’un rachat à 7 milliards

L’accord a été révélé le 16 août par Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier. Ni Stripe ni OpenRouter n’ont voulu commenter. Le montant final pourrait encore bouger, les discussions restant confidentielles à ce stade.

Fondé en 2023, OpenRouter revendique 8 millions de développeurs et un accès unifié à plus de 400 modèles, de GPT à Claude en passant par Llama. Les développeurs qui construisent des applications à base d’agents IA en sont les premiers utilisateurs : ils changent de modèle selon le prix ou la performance, sans réécrire leur code à chaque fois.

OpenRouter, ou la deuxième vie d’Alex Atallah après OpenSea

Le nom du fondateur parlera aux habitués de la crypto. Alex Atallah a cofondé OpenSea, la place de marché NFT qui a levé plus de 400 millions de dollars avant de voir ses volumes s’effondrer avec le marché. Il en est parti en juillet 2022.

Moins d’un an plus tard, il lance OpenRouter avec Louis Vichy. En mai, la société bouclait un tour de table de 113 millions de dollars, mené par CapitalG, le fonds de croissance d’Alphabet. Sequoia, Andreessen Horowitz, Menlo Ventures et NVentures, le bras armé de Nvidia, complétaient le tour de table. Atallah décrivait alors OpenRouter comme l’équivalent de Stripe pour l’IA, un point de passage unique qui évite à ses clients de rester prisonniers d’un seul fournisseur de modèles.

Stripe mise sur les agents IA plutôt que sur les paiements classiques

Le calcul est simple. Stripe cherche depuis plusieurs mois à devenir l’infrastructure de paiement des agents IA, ces logiciels capables d’acheter et de vendre sans intervention humaine, et racheter l’entreprise qui porte le nom de son propre métier n’a rien d’un hasard. OpenRouter lui apporte une base de développeurs déjà habitués à faire transiter leurs requêtes, et donc potentiellement leurs paiements, par une couche d’intermédiation unique. Le pari est cohérent avec un secteur des paiements qui investit massivement cette année sur ce terrain.

Stripe ne rachète pas qu’un routeur de modèles. L’opération le place aux côtés de Visa et Mastercard, tous deux engagés cet été dans la course aux rails de paiement pour les IA autonomes. Sur le réseau Base, les transactions initiées par des agents ont déjà dépassé les 100 millions en neuf mois, un aperçu de cette économie agentique où OpenRouter fournira désormais une bonne partie de la matière première : le choix du modèle.

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Qu’est-ce que Sorare ?

Sorare, licorne française du fantasy football en NFT, a levé 680 M$ en 2021. Fonctionnement des cartes, licences, procès UKGC et cap 2026.

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Quatre ans après son éviction, l’ancien dirigeant de Pudgy Penguins revient dans les NFT

Cole Villemain, ancien cofondateur de Pudgy Penguins, a écoulé les 44 444 NFT de sa nouvelle collection Spritehood Wisps sur Robinhood Chain ce lundi 11 août, pour 1 282 852 dollars selon le décompte on-chain de Lookonchain. La vente affiche complet en quelques heures. Un sold out suffit-il à effacer le passif de Pudgy Penguins ?

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Crypto : Plus de 100 projets ont fermé en 2026, y compris des acteurs historiques

En 2026, plus de 100 projets ont fermé, déposé le bilan ou cessé leurs activités, selon RootData. Cette vague touche les échanges, les portefeuilles, la DeFi, les NFT et certaines blockchains. Fin juillet, BitMEX, BitMart, Movement Labs et Storj Labs ont annoncé leur fermeture ou leur dépôt de bilan en une seule semaine. Dans le même temps, Moonbeam a cessé de produire des blocs le 31 juillet. Le secteur entre ainsi dans une phase de consolidation large et visible.

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Mario, Pikachu et Naruto au service de la Maison-Blanche : Tokyo dit stop

Pikachu et Mario dans les clips. Depuis septembre 2025, plusieurs comptes officiels américains utilisent des personnages et des images issus de licences japonaises dans des contenus politiques. Tokyo a fini par réagir : le ministère des Affaires étrangères a transmis ses préoccupations à Washington en avril puis en juin, selon le quotidien Mainichi.

Points clés

Le ministère japonais des Affaires étrangères a porté ses préoccupations à l’ambassade américaine de Tokyo en avril puis en juin

Les comptes officiels américains utilisent Pokémon, Wii Sports, Halo, Yu-Gi-Oh! et Naruto sans autorisation depuis septembre 2025

Ni Nintendo ni The Pokémon Company n’ont déposé plainte, et les vidéos restent en ligne

Le Japon vise 20 000 milliards de yens de revenus de contenus à l’étranger d’ici 2033 et mise sur la tokenisation de ses licences

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Tokyo rappelle Washington au droit d’auteur

Interrogé devant la Diète sur une vidéo utilisant des images de Wii Sports, le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a rappelé qu’une institution publique ne pouvait pas reproduire librement une œuvre protégée sans l’autorisation de son propriétaire.

Kimi Onoda, ministre chargée de la Sécurité économique, a ensuite précisé que cette position avait été transmise aux États-Unis à plusieurs reprises. Selon le Mainichi, le gouvernement japonais a contacté l’ambassade américaine à Tokyo en avril puis en juin. Il lui a notamment demandé d’évaluer les conséquences de l’utilisation de licences japonaises dans des vidéos politiques ou militaires.

La séquence avait commencé en septembre 2025. Le Department of Homeland Security avait publié un montage associant Sacha, héros de Pokémon, à des opérations de l’ICE, accompagné du générique de la série. The Pokémon Company avait alors indiqué qu’aucune autorisation n’avait été demandée.

D’autres contenus ont suivi. La Maison-Blanche a utilisé des séquences de Wii Sports avec des images de frappes sur l’Iran, ainsi que des extraits ou références à Halo, Yu-Gi-Oh!, Dragon Ball et plusieurs productions hollywoodiennes. Steve Downes, voix du personnage Master Chief, et le compte officiel de Yu-Gi-Oh! ont pris leurs distances avec ces montages.

En juin, Donald Trump a également partagé sur Truth Social une vidéo générée par intelligence artificielle le représentant sous les traits de Naruto. Quelques jours plus tard, Kimi Onoda confirmait publiquement les démarches diplomatiques japonaises.

LK

Le Japon protège un patrimoine devenu stratégique

Tokyo n’a annoncé ni plainte ni mesure de rétorsion. Cette retenue intervient alors que le Japon négocie avec les États-Unis sur les droits de douane et la sécurité régionale. Nintendo et The Pokémon Company n’ont pas davantage engagé de procédure, et les principales vidéos restent accessibles.

L’enjeu dépasse cependant la protection symbolique de personnages populaires. La stratégie Cool Japan fixe un objectif de 20 000 milliards de yens de revenus issus des contenus japonais à l’étranger d’ici 2033, soit environ quatre fois le niveau de 2022. Manga, anime et jeux vidéo constituent donc des actifs économiques majeurs dont les propriétaires cherchent à contrôler l’image et les usages politiques.

Le Japon souhaite également développer la gestion numérique de ces licences. Depuis 2022, plusieurs documents du Parti libéral-démocrate présentent les mangas et les jeux vidéo comme des actifs susceptibles d’être associés à des NFT, des communautés tokenisées ou des systèmes de gestion des droits sur blockchain.

Pour Tokyo, l’enjeu consiste donc à empêcher que ses personnages les plus populaires deviennent des instruments de communication politique ou militaire sans l’accord de leurs propriétaires. En privilégiant la voie diplomatique, le Japon protège ses intérêts culturels et commerciaux sans ouvrir un nouveau conflit avec Washington.

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71,9 % des tokens du Top 100 sont morts : combien de temps survit une cryptomonnaie ? 

CryptoRank a passé au crible, mardi 4 août, les 1 539 tokens ayant intégré le Top 100 des cryptomonnaies. 71,9 % ne s’échangent plus. Une seconde étude revient sur le Top 100 des crypto en juillet 2021, 5 ans plus tard. Le constat est sans appel pour ceux qui attendent encore le retour de leurs anciens altcoins.

Les anciens champions du marché disparaissent les uns après les autres

Le Top 100 crypto de juillet 2021 comptait 100 projets. 5 ans plus tard, 41 y figurent encore, 46 sont sortis du classement, et 13 ont disparu.

Les 46 déclassés affichent une baisse médiane de 93 % de leur capitalisation. Theta Network est tombé de 6,35 milliards à 136 millions de dollars. EOS, devenu Vaulta, de 3,88 milliards à 108 millions. Tezos, de 2,59 milliards à 239 millions.

Les blockchains Layer 1 et Layer 2 pèsent 65 % de ces sorties. Tezos, EOS, Neo, Zilliqa, Harmony, Fantom. Chacune promettait de détrôner Ethereum.

Une nouvelle génération de Layer 1 est arrivée entre-temps. Sui, Aptos, TON. Les candidats de 2021 n’ont pas suivi.

EOS illustre jusqu’où va ce déclassement. Le projet avait levé plus de 4 milliards de dollars lors de son ICO, un record à l’époque. En novembre 2021, 4 mois après le classement, Yves La Rose, à la tête de l’EOS Network Foundation, s’adresse à la communauté : « EOS, tel qu’il existe, est un échec ». Il parle d’un investissement désastreux et met en cause Block.one, le financeur historique du projet.

Au moment de cette déclaration, EOS pesait encore près de 4 milliards de dollars. Le token a continué de s’échanger pendant 5 ans, malgré cet aveu public d’échec.

Le Top 100 crypto se renouvelle plus vite qu’on ne le croit

CryptoRank considère un token mort quand les grands exchanges l’ont retiré et que son volume quotidien reste sous 10 000 dollars pendant plus de 90 jours. Sur 1 539 tokens analysés, 71,9 % remplissent ces conditions.

62 % disparaissent en moins de 5 ans. 84,7 % en moins de 10 ans. Et la durée de vie médiane d’un token s’établit à 2 ans et 4 mois.

CoinGecko a de son côté compté 11,6 millions de tokens devenus inactifs sur la seule année 2025. 

Le graphique publié par CoinGecko raconte la même histoire : 53,2 % des cryptomonnaies listées depuis 2021 sont désormais inactives. À lui seul, l’exercice 2025 concentre 11,6 millions de disparitions. 

Le chiffre suit la courbe des lancements : 428 383 projets recensés en 2021, près de 20,2 millions en 2025. Les launchpads comme Pump.fun ont ouvert les vannes, les memecoins ont fait le reste.

Ces statistiques concernent l’ensemble du marché. Les tokens du Top 100 évoluaient pourtant dans un univers très différent : forte liquidité, présence sur les principaux exchanges et couverture médiatique importante. Malgré cela, leur durée de vie médiane reste limitée à 2 ans et 4 mois

Pourquoi un token continue de s’échanger après la fin du projet 

L’échec d’un projet ne fait pas disparaître son token du jour au lendemain. Les échanges continuent, mais avec une demande qui s’étiole progressivement. 

Les market makers suivent le mouvement. Ces sociétés cotent en permanence un prix d’achat et un prix de vente, ce qui immobilise du capital des deux côtés du marché. Sur une paire qui ne s’échange plus, le coût dépasse les frais captés, et ils retirent leurs ordres.

Le carnet s’amincit. Chaque vente déplace alors davantage le prix, ce qui décourage les acheteurs suivants, ce qui amincit encore le carnet. La boucle s’entretient toute seule.

Les exchanges regardent ces chiffres. Binance réévalue régulièrement les actifs qu’elle liste sur le volume, la liquidité, l’activité de développement, l’engagement de l’équipe et la conformité réglementaire. Le 17 août, 6 tokens quittent la plateforme, dont PYR, celui de la plateforme de jeu Vulcan Forged.

Le délisting renvoie les détenteurs vers des places plus petites, avec moins de profondeur. Le volume finit sous 10 000 dollars par jour, et 90 jours plus tard, le token entre dans les statistiques de mortalité.

Entre-temps, son prix reste affiché partout. Sur un carnet devenu très peu liquide, ce prix reflète surtout la dernière transaction réalisée

Les usages finissent par remplacer les promesses

Ethereum, Solana et TRON sont toujours là. Les stablecoins, les tokens d’exchange, Uniswap, Aave et Maker également. 

Ces actifs restent utilisés au quotidien. Ils servent à régler des transactions, fournir des garanties, payer des frais ou faire fonctionner des applications déjà largement adoptées. Chacun répond encore à un usage ou à une demande bien identifiée

Dogecoin et Shiba Inu suivent une logique différente. Leur longévité repose avant tout sur une communauté très active, une liquidité abondante et une notoriété qui entretiennent encore leur activité. 

Le métavers, la GameFi, les NFT et les blockchains concurrentes d’Ethereum dominaient les discussions en 2021. 5 ans plus tard, la plupart des projets qui incarnaient ces narratifs ont quitté le Top 100. 

Le nombre de stablecoins présents dans le Top 100 est passé de 8 à 16 en 5 ans. CryptoRank attribue cette progression au règlement on-chain, devenu l’un des principaux usages de la blockchain. 

Hyperliquid raconte la même histoire. Le protocole entre directement à la 9ᵉ place grâce à une activité économique qui figure déjà parmi les plus rentables de tout l’écosystème crypto

Au fil des cycles, les usages finissent par remplacer les narratifs

Quand le rendement ne dépend plus du prochain cycle

Face à cette rotation permanente, de nombreux investisseurs choisissent de conserver une partie de leur portefeuille en stablecoins

Leur progression dans le Top 100 reflète leur rôle grandissant dans les paiements et le règlement on-chain. Pour un investisseur, une autre question se pose alors : comment mettre ces liquidités au travail entre deux opportunités d’investissement ?

La DeFi permet de faire travailler des stablecoins. Ils peuvent générer un rendement entre 2 investissements, ou accompagner une stratégie d’investissement destinée à limiter l’exposition à la volatilité des marchés. 

C’est le terrain sur lequel travaille le Club 25%, un club privé de 150 investisseurs qui gèrent leur épargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 à 25 % par an, sans trading, sans volatilité, en y consacrant quelques heures par trimestre.

Comment cela fonctionne concrètement :

Un portefeuille public de 100 000 $ géré en temps réel : toutes les décisions sont documentées et expliquées.

Des opportunités DeFi analysées et auditées : vous suivez des guides vidéo étape par étape pour investir sur des protocoles sélectionnés pour leur robustesse.

Une souveraineté totale sur vos fonds : vous restez maître de votre capital, aucune entité tierce n’a accès à votre wallet.

Découvrir les opportunités DeFi du Club 25%

Le Top 100 des crypto photographie un instant du marché, pas son avenir. En 5 ans, 59 des 100 projets présents dans le classement de juillet 2021 en sont déjà sortis

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Le SHAKA Festival débarque à Biarritz : IA, Web3 et surf au programme

Du 24 au 26 septembre 2026, la Cité de l’Océan de Biarritz accueille la nouvelle édition du SHAKA Festival, trois jours mêlant conférences tech, ateliers Web3 et sessions de surf face à l’Atlantique. Fondateurs, développeurs et investisseurs s’y retrouvent depuis 2022, quand l’événement s’appelait encore NFT Biarritz.

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Chute des cryptomonnaies : Les blockchains ne captent plus que 25 % des revenus onchain

Vendre des pelles pendant la ruée vers l’or. La sagesse classique du capital-risque a pris un sacré coup de vieux ces cinq dernières années. En 2022, les blockchains elles-mêmes, Ethereum, Solana et consorts, absorbaient plus de 90 % des revenus générés sur la chaîne. Début 2026, ce chiffre est tombé à environ 25 %, selon le tableau de bord de Blockworks qui suit la répartition des revenus par secteur depuis 2021. Les applications financières et grand public, elles, captent désormais près des trois quarts du total. Le rapport de force économique de l’industrie s’est littéralement inversé.

Les points clés de cet article :
La part des blockchains dans les revenus générés a dramatiquement chuté de 90 % à 25 %, au profit des applications financières et grand public.
Malgré une capitalisation boursière modeste, les protocoles de finance décentralisée capturent une grande majorité des frais générés, illustrant une inversion des valeurs économiques.
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Ethereum, premier symbole du décrochage

Le cas Ethereum résume le phénomène à lui seul. Le réseau générait plus de 40 % de tous les frais onchain de l’industrie en 2021. Il en produit aujourd’hui moins de 3 %, selon un rapport du fonds 1kx relayé par Blockworks.

La cause n’est pas un désintérêt pour Ethereum : ce sont ses propres solutions de mise à l’échelle (les « layer 2 », des réseaux secondaires qui traitent les transactions à moindre coût avant de les régler sur la chaîne principale) qui ont fait chuter les frais moyens de transaction de 86 %. Moins cher pour l’utilisateur, moins lucratif pour le protocole sous-jacent : la scalabilité a un prix, et ce prix, c’est la marge de la blockchain elle-même.

es blockchains ne captent plus qu’environ 25 % des revenus onchain, contre plus de 90 % en 2022 – Source

73 % des revenus, moins de 10 % de la capitalisation boursière

Le décalage le plus frappant ne concerne pas les blockchains, mais la Bourse crypto dans son ensemble. Les protocoles de finance décentralisée captent 73 % de l’ensemble des frais générés sur la chaîne, alors que leur poids cumulé dans la capitalisation totale du marché reste inférieur à 10 %, d’après 1kx.

Autrement dit, les applications qui gagnent réellement de l’argent ne sont pas celles que le marché valorise le plus cher. Les vingt premiers protocoles, à peine 2 % de l’échantillon étudié par le fonds, raflent à eux seuls 69 % de tous les frais onchain. Sur plus de 1 000 protocoles analysés, 71 ont dépassé les 100 millions de dollars de revenus annualisés, et 32 y sont parvenus en moins d’un an d’existence, un rythme que 1kx compare à celui des meilleures pépites de l’IA comme Cursor. Meta avait mis trois à quatre ans pour atteindre ce seuil.

Aller vite ne suffit pas : la leçon LooksRare

Toutes les success stories de l’app layer ne se valent pas. LooksRare avait généré 500 millions de dollars de frais dès son premier trimestre d’existence, en pleine folie NFT, mais avait émis exactement la même somme en récompenses pour attirer les utilisateurs. Une fois les incitations coupées, les volumes se sont évaporés presque aussi vite qu’ils étaient apparus.

La leçon vaut pour 2026 : un pic de revenus gonflé par des subventions token n’a rien à voir avec un modèle économique durable, même si les deux ressemblent au même graphique pendant quelques semaines.

Cette migration de la valeur des blockchains vers les applications n’est pas une hypothèse abstraite pour les lecteurs qui suivent l’actualité DeFi : elle explique directement pourquoi dix protocoles ont capté 87 % des revenus distribués aux détenteurs de tokens cette année, ou pourquoi Hyperliquid s’impose comme l’une des plateformes les plus rentables du secteur pendant que tant d’autres jetons stagnent. Le graphique de Blockworks ne fait que mettre un chiffre précis sur une tendance que le marché vit déjà au quotidien, protocole après protocole.

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Step App débranche : Le move-to-earn enterre l’un de ses pionniers

Quatre ans de pas comptabilisés, puis l’arrêt. Step App, l’application qui récompensait l’activité physique en cryptomonnaies, cessera toutes ses opérations le 21 août. L’équipe demande aux utilisateurs de débloquer leurs tokens placés en staking, de gérer leurs positions et de retirer leurs actifs avant la fermeture des services. Le projet appartenait à la vague du « move-to-earn » apparue en 2022. Son modèle associait suivi sportif, récompenses en KCAL, gouvernance avec FITFI et NFT représentant des chaussures virtuelles.

Points clés

Step App cesse toutes ses opérations, avec une extinction complète des services au 21 août

FITFI est passé de 0,0049 dollar à l’IDO à un sommet de 0,73 dollar, soit environ 150x, avant de s’effondrer

Bithumb a délisté FITFI mi-juillet, privant le token de l’essentiel de son volume coréen

Les survivants du move-to-earn, comme STEPN GO ou Sweat Economy, ont découplé les récompenses de l’inflation de leur token

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Step App donne jusqu’au 21 août à ses utilisateurs

L’annonce met fin à quatre années d’activité. Step App avait développé autour de son application principale un portefeuille, un service de staking, un échange décentralisé, un bridge et une place de marché. Les utilisateurs pouvaient obtenir des KCAL en marchant ou en courant, tandis que FITFI servait notamment à la gouvernance et au staking.

L’équipe revendique plus d’un million de téléchargements et des milliards de pas enregistrés. Ces indicateurs d’utilisation n’ont toutefois pas suffi à assurer la continuité du projet. Step App n’a pas détaillé précisément les raisons financières ou opérationnelles de sa fermeture.

Les détenteurs doivent intervenir avant le 21 août pour débloquer leurs tokens et récupérer les actifs encore accessibles depuis l’application. Cette échéance concerne les services de Step App, mais pas nécessairement ceux des plateformes d’échange, qui appliquent leurs propres calendriers de retrait.

L’existence des tokens sur la blockchain après cette date ne garantit ni leur liquidité ni l’accès aux interfaces nécessaires pour les déplacer. Les utilisateurs doivent donc vérifier le réseau employé, les délais de déblocage du staking et les conditions de retrait de chaque plateforme.

L’équipe de Step App annonce la fermeture des services à la fin de l’été – Source : Compte X

FITFI illustre les limites du move-to-earn

La trajectoire de FITFI résume les déséquilibres du modèle. Vendu autour de 0,0049 dollar lors de son IDO, le token avait atteint environ 0,73 dollar à son sommet, soit une multiplication proche de 150. Depuis, il a perdu plus de 99 % de sa valeur.

Le fonctionnement du move-to-earn repose sur une équation difficile à maintenir. Les utilisateurs reçoivent des tokens en échange de leur activité, ce qui crée une émission régulière. Cependant, cette offre supplémentaire doit rencontrer une demande provenant de nouveaux joueurs, du staking, des achats de NFT ou d’autres usages internes. Lorsque les inscriptions et les dépenses ralentissent, les récompenses vendues sur le marché exercent une pression durable sur le cours.

Les retraits décidés par plusieurs plateformes ont encore réduit les débouchés de FITFI. Bybit a supprimé le token de son marché spot en avril. Le 16 juillet, Bithumb a également annoncé la fin de sa prise en charge, avec un arrêt des échanges programmé le 18 août. Ces décisions réduisent la liquidité disponible et compliquent la sortie des derniers détenteurs.

La fermeture de Step App ne signifie pas la disparition complète du move-to-earn. Elle montre néanmoins que l’activité physique ne constitue pas, à elle seule, une source de revenus capable de financer durablement les récompenses distribuées. Pour les détenteurs de FITFI et de KCAL, l’urgence porte désormais sur la récupération des actifs avant l’arrêt des services. Les années fastes du move-to-earn et des NFT semblent bien derrière nous.

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